Simon Hantaï

Adjudication : Vendu 306 000 € Département : Vente

Huile sur toile marouflée sur toile
Monogrammée et datée en bas à droite
149,5 x 117 cm – 58.85 x 46.06 in.

Oil on canvas laid on canvas
Monogrammed and dated lower right

Provenance
– Galerie Jean Fournier (référence CF.4.0.37)
– Galerie Larock-Granoff, Paris (étiquette au dos)
– Collection particulière, Suisse

Bibliographie:
– Hantaï, Didier Semin, Art Studio n°1, 1986. OEuvre reproduite en page 21 de l’ouvrage
– Fétiches et objets ancestraux, François Neyt, Hughes Dubois, Editions 5 Continents, Milan, 2013. OEuvre reproduite en pages 176 et 177 de l’ouvrage
L’authenticité de cette oeuvre nous a été aimablement confirmée par les Archives Simon Hantaï
Un certificat des Archives Simon Hantaï pourra être obtenu, à la charge de l’acquéreur

D’une beauté fraîche, aléatoire et constellaire, les œuvres d’Hantaï sont une révélation picturale empreinte d’une gestuelle à la maturation lente et d’une imprévisibilité éclatante. Leur imagerie fractale délicieuse désoriente, comme pour intimer un rapprochement à celui qui les observe. Chaque fragment de couleur, autonome et relié, participe d’un ordonnancement qui vient faire danser poétiquement la géométrie ; chaque éclat de couleur procédant d’un petit miracle.
Souvenir proustien assumé, les Tabulas trouvent leurs origines dans le tablier traditionnel hongrois de sa mère mais sans doute aussi de sa découverte à Paris des expressionnistes américains, Jackson Pollock notamment, et du surréalisme (Hantaï fait déposer une petite œuvre devant la porte d’André Breton en 1952, qui le convie à exposer à l’Etoile scellée en 1953). Privilégiant le geste et le hasard plutôt que l’acte créateur et la réflexion, ses œuvres sont ainsi faites : de précision et de magie.