Fernando Botero

Adjudication : Vendu 319 000 € Département : Vente

HOMME SUR UN BANC, 2011
Huile sur toile
Signée et datée en bas à gauche
97 x 71 cm – 38.18 x 27.95 in.

Oil on canvas
Signed and dated lower left

Provenance
– Art Plural Gallery, Singapour
– Collection particulière, Londres (acquis auprès de la galerie précitée en 2014)
Un certificat de l’artiste sera remis à l’acquéreur

Fernando BOTERO
HOMME SUR UN BANC, 2011

Ses courbes chaudes sont à nulle autre pareilles, car il est le peintre de l’opulence et de la sensualité dont la palette matinale adoucit imperceptiblement les sujets dépeints. Hommes ou femmes, tous paraissent toujours nimbés de légèreté, comme on sort d’une nuit moelleuse et sans rêves. Botero, tel un souffleur de verre, attise les formes voluptueuses dans ses toiles qu’il caresse à l’huile, dont il travaille les couleurs jusqu’à révéler la carnation de la chair toujours généreuse.
Son appétence pour l’art figuratif de même que son goût jubilatoire pour la forme et la dilatation des volumes est un paradigme très audacieux à une époque où l’Abstraction règne. Qu’importe. Le peintre, qui a décidé d’observer le monde par le prisme d’une corne d’abondance, préserve son répertoire intime : la lumière du Quattrocento et l’art populaire.
Si les institutions new-yorkaises, alors royaume de l’Expressionnisme Abstrait, lui réservent un accueil en demi-teinte, la Gres Gallery de Washington lui consacre, dès 1958, une exposition personnelle dont le retentissement sera international (le soir du vernissage, toutes les œuvres exposées sont vendues). Un an plus tard, Botero est choisi pour représenter la Colombie à la Ve Biennale de São Paulo. Quant à l’année 1960, celle-ci sera décisive puisque l’écrivain Gabriel García Márquez demande au peintre d’illustrer son texte « La siesta del Martes », qui paraît en première page d’El Tiempo (Bogota) : sa peinture fait le tour du monde.