16 octobre 2016

Collection de Monsieur X, Italie

Un ensemble unique (1930-1935) constitué de huit photographies

Estimation : 250,000 - 350,000 €




56. TATO 1896-1974 Ritratto di Marinetti, 1930.
Tirage argentique d’époque.
Annotée, titrée et signée au dos.
Trois épreuves existantes : collection Musée MART, Museo di Arte Moderna e contemporanea, Trento e Rovereto Italie, Christies, collection Monsieur X, Italie.
18 x 15 cm
Bibliographie :
- Angelini, M. : Ritratto di Marinetti: parole in liberta, a Marinetti, l’uomo rosso, Edition mudima.
- Futurismo 1909-2009, Velocita + Arte+Azione, a cura di Giovanni LISTA e Ada MASOERO, palazzo Reale, Editions Skira, p.332.
- F.T. MARINETTI=FUTURISMO, Federico Motta Editore, p. 215.
- Sarino, Gian Paolo. La Repubblica, 15 février 2008, le magnifiche sorti della fotografia, tra dinamismo e futurismo.


57. TATO 1896-1974 Pastore, 1931.
Tirage argentique d’époque.
Annotée, titrée et signée au dos.
Deux épreuves existantes : Musée Mart, Museo di Arte Moderna e contemporanea, Trento e Rovereto; I; collection monsieur X, Italie.
13,7 x 21,3 cm
Bibliographie :
- Giovanni Lista : Cinema e fotografia futurista, Edition Skira, p. 204.
- Futurismo 1909-2009, Velocita + Arte+Azione, a cura di Giovanni Lista e Ada Masoero, palazzo Reale, Editions Skira, p.355.
- F.T. MARINETTI, TATO : N° 22, 11 gennaio 1931, il futurismo, rivista sintetica illustrata, manifesto.


58. TATO 1896-1974 Ballerina, 1931
Tirage argentique d’époque.
Annotée, titrée et signée au dos.
Deux épreuves existantes : Musée Mart, Museo di Arte Moderna e contemporanea, Trento e Rovereto; I; collection monsieur X, Italie.
17,1 x 22 cm
Bibliographie :
- Giovanni LISTA : Cinema e fotografia futurista, Edition Skira, p. 204.
- Futurismo 1909-2009, Velocita + Arte+Azione, a cura di Giovanni Lista e Ada Masoero, Palazzo Reale, Editions Skira, p. 355.


59. TATO 1896-1974
Rittratto poeta Somenzi (aerorittratto), 1930.
Tirage argentique d’époque. Annotée, titrée et signée au dos.
Vintage zilverdruk.
Aantekeningen, titel en signatuur op de achterkant.
22,5 x 16,8 cm
Bibliographie :
- Marietta Angelini : Ritratto di Marinetti: parole in liberta, a Marinetti, l’uomo rosso, Edition mudima.
- Futurismo 1909-2009, Velocita + Arte+Azione, a cura di Giovanni Lista e Ada Masoero, palazzo Reale, Editions Skira, p.353



60. TATO 1896-1974 Dramma di ombre, 1931.
Tirage argentique d’époque. Inédite, pièce unique.
Annotée, titrée et signée au dos.
16,4 x 21 cm
Bibliographie :
- Futurismo 1909-2009, Velocita + Arte+Azione, a cura di Giovanni Lista e Ada Masoero, palazzo Reale, editions Skira, p.353.
- Fumagalli, Fiorella. La Repubblica, février 2008, La segnalazione, la rivista « Free », Satisfaction, Serino rimborsa i lettori, p.57.





61. TATO 1896-1974 Notturna sul lago, 1931
Tirage argentique d’époque.
Annotée, titrée et signée au dos.
Deux épreuves existantes uniques une avec et une sans impresssion de gouache : Musée Mart, Museo di Arte Moderna e contemporanea, Trento e Rovereto; collection monsieur X, Italie.
15 x 21 cm
Bibliographie :
- Giovanni LISTA : Cinema e fotografia futurista, Edition Skira, p. 220. Représentation de l’épreuve de la collection du MART.
- Futurismo 1909-2009, Velocita + Arte+Azione, a cura di Giovanni Lista e Ada Masoero, palazzo Reale, Editions Skira, p.354.


62. FILIPPO TOMMASO MARINETTI 1876 - 1944
Milano e l’avvenire della fotografia.
Manuscrit de quatre pages.
31,3 x 21,4 cm
Bibliographie :
- Angelini, M. : Ritratto di Marinetti: parole in liberta, a Marinetti, l’uomo rosso, Edition mudima.
- F.T. MARINETTI=FUTURISMO, Federico Motta Editore, p. 242.

Milan et l'avenir de la photographie

Dans l’histoire des arts plastiques, la photographie, avec toutes ses possibilités de « capter » le vrai, a eu la fonction de « réacteur chimique » forçant les peintres à abandonner la réalité pour entrer dans l’impressionnisme coloré et formel, puis dans la synthèse et finalement dans la grande peinture futuriste de la sensation, du dynamisme plastique et de l’état d’ âme, l’état d’esprit pictural.

Il arrive maintenant que le développement de la peinture devient plus libéré de la réalité visuelle et oblige la photographie à sortir du désir obsessionnel de créer un beau tableau utilisant une plaque photographique.

En 1912, à la salle Pichetti de Rome, j’ai présenté le «photodynamisme» ou la photographie du mouvement, inventé par Giulio Bragaglia, en collaboration avec son frère Arturo. Ce « photodynamisme » a été, ensuite, envoyé à tous les photographes avant-gardistes du monde.

Suivit rapidement l’initiative importante de la « photographie futuriste » proprement celle de ce manifeste-ci, divulgué dans les plus grands centres artistiques européens et d’Amérique, proposé parmi d’autres courants photographiques : celui de la fusion et des drames plastiques des objets immobiles et mobiles, du contraste ou de l’isolement des ombres de ces mêmes objets et, en particulier, du drame tragicomique (souvent très suggestif) créé photographiquement grâce à des objets humanisés, pétrifiés, cristallisés ou végétalisés par les camouflages des lumières spéciales.

La fusion des perspectives aériennes, marines et terrestres, de haut en bas, et de bas en haut, a donné des résultats incroyables. Le progrès de la cinématographie a poussé de brillants photographes à utiliser des effets de corps incliné, mobiles et immobiles. Le dynamisme plastique, créé par des peintres futuristes, grâce à son concept de perspective subjective, a encouragé de nombreux photographes, à travailler d’impressionnants drames photographiques de disproportion. Cela signe le passage vers la nouvelle grande photographie des intersections et interpénétrations.

Dans les grandes Expositions futuristes de Rome, Turin et Trieste, les photographes italiens (parmi lesquels se distinguent de nombreux professionnels) ne se contentèrent pas d’atteindre la perfection technique des meilleurs photographes européens, mais les surpassèrent en puissance et originalité, par la création de magnifiques compositions mêlant rêves et cauchemars, paysages extraterrestres, astraux ou médiumniques. La science photographique, devient de plus en plus un art pur, elle utilise désormais épaisseur, élasticité, profondeur, effets de transparences, lumières diffuses, typographie, formes géométriques, parties du corps humains « spectralisées », pour créer de merveilleuses œuvres artistiques totalement inventées et libérées de la réalité. Les villes industrielles enrichies par cette grande et géniale esthétique des mobiles nocturnes (électricité et néons), esthétique inventée à Paris par l’Italien Jacopozzi, ont favorisé à promouvoir l’avenir de la photographie.

Parmi toutes, la dynamique Milan avec ses vues et surprenantes perspectives du haut de son Dôme. J’espère que Milan offrira bientôt au monde sa propre grande Exposition de photographies.

F.T.Marinetti

Traduit de l’italien vers le français par Amaranta Pedrani et Letizia Missir di Lusignano.


63. MASOERO XIXE - XXE Scendendo su San Pietro
Tirage argentique d’époque.
Deux épreuves existantes : Touring Club, Milan et Collection Monsieur X, Italie.
23,2 x 31 cm
Bibliographie :
- Futurismo 1909-2009, Velocita + Arte+Azione, a cura di Giovanni Lista e Ada Masoero, palazzo Reale, Editions Skira, p.344.




64. MARIO CASTAGNERI 1892-1940
La vaschetta girante trabocca di desideri, 1934 circa.
Tirage argentique d’époque.
16,8 x 22,3 cm
Bibliographie :
- Futurismo 1909-2009, Velocita + Arte+Azione, a cura di Giovanni Lista e Ada Masoero, palazzo Reale, Editions Skira, p.349.






VENTE

Dimanche 16 octobre à 14h30
Chaussée de Charleroi, 89 1060 Bruxelles




21 juin 2016

Design et Art Contemporain

D’une collection privée lot 406-414


Lot n°406
Pierre Alechinsky (né en 1927)
Sans titre, 1973

“Tout ce que vous peignez sera retenu contre vous”

Rencontre, révélation. Elle a une date: 1965. Et un lieu : Central Park. «Don’t go across Central Park by night», conseillent toujours les New-Yorkais aux touristes. Alechinsky va pourtant le traverser, comme un jardin initiatique, dont il sortira différent. Il en restera une toile, Central Park justement, datée de 1965. Elle marque une sorte de rupture entre ce qui avait précédé et ce qui va suivre. Une évolution décisive.

C’est toujours le même Alechinsky mais plus heureux, plus à l’aise, plus inventif: il découvre la peinture acrylique qui permet une plus grande fluidité des coups de pinceau.Tout d’un coup, la peinture semble couler de source, sans effort apparent. Les premiers signes qu’il trace semblent venir dans un entrelacs de traits, de courbes et de spirales, un magma sauvage. Les idées et les fantasmes se bousculent, ils sont là, en désordre, à la pointe du pinceau à manche de bambou. Alechinsky va devoir les coucher sur le papier, leur trouver un rythme. Surtout ne pas bloquer le flot qui, lorsque tout va bien, se met à déferler sur la feuille vierge.

«La spontanéité ne suffit pas, ni le désordre improvisé. Le dessin doit rester ouvert, qu’on puisse y entrer et en sortir.»

Des animaux étranges, des créatures mi-fantastiques mi-naïves, une flore désinvolte peuplent ses tableaux. Indifférent à toute spéculation esthétique, Alechinsky n’a pour seul guide que les serpentines spirales de son imagination. En regardant cette oeuvre, on apprend avec bonheur que la peinture est parfois faite de magie.

Aquarelle et gouache sur papier.
Signée et datée en bas à droite.
Aquarel en gouache op papier.
Gesigneerd en gedateerd onderaan rechts.
64 x 92 cm


Lot n°407
Robert COMBAS (Né en 1957)
Hell Raiser! La vedette de cinéma pleine de clou!

Robert Combas est un phénomène naturel. Avec une énergie que rien ne peut affaiblir, il peint, dessine, bidouille avec des débris, bricole avec les images. Cela fait plus de trente ans que ce processus s’accomplit. Combas a, à l’évidence, l’horreur du vide, il n’arrête pas de créer, et peuple chaque surface d’une multitude de figures, formes, pictogrammes, signes et inscriptions : proliférations, explosions de couleurs et stylisation en noir et blanc, des fantaisies allégoriques et des notations biographiques, du burlesque et du tendre, des calembours et des aphorismes… Et, dans cette abondance affolante, il est le meilleur inventeur de formes…

«La recherche du feeling. Le feeling, c’est le rythme, c’est le batteur fou dans la jungle et les danses vaudou, c’est les Rolling Stones copiant les vieux morceaux des noirs, des bluesmen, et sans le vouloir, créant une musique nouvelle. Moi, c’est un peu comme ça pour la peinture, avoir le rythme (feeling) des écritures et des peintures publicitaires chinoises, arabes, méditerranéennes. Ma peinture c’est du rock.»

Acrylique, collage et glitter sur toile.
Signée en bas à droite.
Acrylverf, collage en glitter op doek.
Gesigneerd onderaan rechts
61 x 73 cm
Un certificat de l'artiste sera remis à l'acquéreur


Lot n°408
Robert COMBAS (Né en 1957)
Chat remplit de quelque chose et entouré de Hier or life (Hierogliphe)
Acrylique sur papier et sur toile.
Signée au dos.
Acrylverf en papier op doek.
Gesigneerd op de achterkant.
46 x 55 cm
Un certificat de l'artiste sera remis à l'acquereur.


Lot n°409
Robert COMBAS (Né en 1957)
Sans titre.
Acrylique sur papier et sur toile.
Signée au dos.
Acrylverf en papier op doek.
Gesigneerd op de achterkant.
27 x 35 cm
Un certificat de l'artiste sera remis à l'acquéreur


Lot n°410
Damien HIRST (Né en 1965)
A Single Unique Butterfly from The Souls On Jacob's Ladder Take Their Flight, 2008

Hirst décline par séries son obsession de la mort : un veau aux cornes d’or, un zèbre, des requins, une licorne décapitée, un cochon ailé, tous préservés dans un bac de formol. Déclinaison amusante et morbide…

Comme son crâne humain en platine datant du XVIIIe siècle recouverte de 8601 diamants (l’oeuvre la plus chère du monde). Ces Butterfly Painting, toiles parsemées d’ailes de papillons, rappellent, à la manière des vanités, que la beauté et la vie sont éphémères.

Naître avec le printemps,
mourir avec les roses,
Sur l’aile du zéphyr nager dans un ciel pur,
Balancé sur le sein des fleurs à peine écloses,
S’enivrer de parfums, de lumière et d’azur,
Secouant, jeune encore, la poudre de ses ailes,
S’envoler comme un souffle aux voûtes éternelles,
Voilà du papillon le destin enchanté!
Il ressemble au désir, qui jamais ne se pose,
Et sans se satisfaire, effleurant toute chose,
Retourne enfin au ciel chercher la volupté!

Alphonse de Lamartine.

Photogravure sur papier velin Arches 400 g.
Signée, annotée U.P ( Unique Print) et datée en bas au milieu.
Fotogravure op velin Arches 400g papier.
Gesigneerd, met opschrift U.P (unique print) en gedateerd onderaan in het midden.
120 x 108 cm


Lot n°411
Marcel Broodthaers (1924-1976)
Museum-Musee, section Cinéma de 11h à 18 h
Plastique thermoformé dans une boite en plexiglas.
Gethermovormd plastic in een doos in plexiglas.
42 x 103 cm
Bibliographie:
Marcel Broodthaers, Cinéma. Catalogue de l'exposition à la Fondation Antoni Tapies du 17 avril au 29 juin 1997, un autre exemplaire reproduit dans la section cinéma en page 173.


Lot n°412
Yves Klein (1928-1962)
Dimanche, Journal d'un seul jour, (Théâtre du vide), 1960.
Journal daté du 29 novembre 1960 et Photomontage par Harry Shunk.
Krant gedateerd van 29 november 1960 en fotomontage van Harry Shunk.
76 x 56 cm - 27 x 22 cm


Lot n°413
Wim Delvoye (né en 1965)
Daphné & Chloé, (counterclockwise) Scale Model, 2010
Bronze argenté.
Signé et numéroté 2/3 en dessous.
Verzilverd brons.
Gesigneerd en genummerd 2/3 onderaan.
H: 56 cm D: 30 cm
Provenance/Herkomst:
Acquis au prés de l'artiste par l'actuel propriétaire.
Collection privée/Prive collectie.
Un certificat de l'artiste sera remis à l'acquéreur.
Bibliographie:
Wim Delvoye, introspective. Oeuvre reproduite en page 300.
Publié par Mercatorfonds, Bruxelles, 2012.
Exposition:
Wim Delvoye «au Louvre» du 31 mai au 17 septembre 2012.
Musée du Louvre, Paris.
Un autre exemplaire similaire exposé.

Lot n°414
Wim Delvoye (né en 1965)
Daphné & Chloé, (clockwise) Scale model, 2010
Bronze argenté.
Signé et numéroté 3/3 en dessous.
Verzilverd brons.
Gesigneerd en genummerd 3/3 onderaan.
H: 56 cm D: 30 cm
Provenance/Herkomst:
Acquis au prés de l'artiste par l'actuel propriétaire.
Collection privée/Prive collectie.
Un certificat de l'artiste sera remis à l'acquéreur.
Bibliographie:
Wim Delvoye, introspective. Oeuvre reproduite en page
Publié par Mercatorfonds, Bruxelles, 2012.
Exposition:
Wim Delvoye «au Louvre» du 31 mai au 17 septembre 2012.
Musée du Louvre, Paris.
Un autre exemplaire similaire exposé.

Il voit ses yeux étinceler, semblables à des astres,
il voit sa bouche mignonne, mais voir ne lui suffit pas ;
il louange ses doigts, ses mains, ses poignets et ses bras
plus qu’à moitié dénudés ; ce qui est caché, il l’idéalise.
Elle s’enfuit, plus rapide que le vent léger,
et ne s’arrête pas malgré les propos de l’amoureux qui la rappelle :
« Nymphe, fille de Pénée, je t’en prie, reste ;
ce n’est pas un ennemi qui te poursuit.
Nymphe, attends. Ainsi l’agnelle fuit le loup, la biche le lion,
ainsi les colombes, d’une aile tremblante, fuient l’aigle ;
chacune a son ennemi.
Moi, je te suis par amour !

Les métamorphoses d’Ovide.

VENTE

Mardi 21 juin à 19h00
Chaussée de Charleroi, 89 1060 Bruxelles




7 juin 2016

Paul Delvaux : l'œuvre gravé par Mira Jacob

La collection du Docteur Robert




Les années 60 et 70 apparaissent à bien des égards comme une époque bénie pour les collectionneurs. Après avoir été séduits par les derniers soubresauts du modernisme, ceux-ci se plongent en effet avec délectation dans l’art contemporain naissant. Bruxelles offre pour ces esprits curieux un terreau fertile, avec ses nombreuses galeries avant-gardistes vers lesquelles convergent, dans une ambiance festive, artistes, collectionneurs et acteurs du monde de l’art.

Le Docteur John Robert est un habitué du petit monde des galeries d’art. Il n’est pas rare de le croiser chez Stéphane Janssen, Isy Brachot, Veranneman ou encore à la Galerie Carrefour, tenue par Marcel Stal. Ami d’Hergé, de Betty Barman, de … Ochinsky, de Karel Geirlandt, il fait partie de ce cercle restreint de collectionneurs extrêmement actifs qui soutiennent la création contemporaine et n’hésitent pas, le cas échéant, à endosser les habits de mécènes, s’il faut venir en aide aux artistes nécessiteux.

John Robert est né en 1915 à Buxton en Angleterre. Il est fils unique. De retour en Belgique après la guerre, il entame des études de médecine à l’ULB dans les années trente. Il travaille à l’Institut Pasteur avant de fonder son propre laboratoire dans les années 1950. Rien ne le prédestine à collectionner. C’est à la Galerie « Nos peintres » chez Jean Govaerts à Ostende, qu’il découvre la peinture. Il achète à cette époque des œuvres de l’Ecole de Laethem-Saint-Martin qu’il revendra dans les années 60 pour se concentrer sur les artistes de son époque : Alechinsky, Berrocal, Arman, César, Adami, Bram Van Velde, Appel, Poliakoff… Il constitue dans la discrétion une magnifique collection.

C’est en 1967 qu’il fait l’acquisition de sa première œuvre de Paul Delvaux à la Galerie Smith. Suivront d’autres achats chez Stéphane Janssen et à la Galerie Le Miroir d’encre. Une amitié profonde lie les deux hommes. Ils se croisent fréquemment, notamment lors des somptueux dîners organisés par Mira Jacob, la propriétaire de la galerie Le Bateau-Lavoir à Paris. Le Docteur Robert est un habitué du lieu qu’il ne manque jamais de visiter lors de ses séjours parisiens. Il y acquerra toute l’œuvre gravé de Paul Delvaux réalisée entre 1966 à 1976. Mira Jacob finira même par lui réserver systématiquement le numéro 22. De ces estampes, éditées par la Galerie Le Bateau-Lavoir, le Docteur Robert n’en manquera pas une seule, poussant même le raffinement jusqu’à acquérir les mêmes versions d’une planche, en noir, en sanguine et en couleur. C’est cet ensemble exceptionnel, dans un état de conservation impeccable, que nous avons le plaisir de mettre aux enchères.

VENTE PAUL DELVAUX : L’ŒUVRE GRAVÉ PAR MIRA JACOB

Mardi 07 juin à 19h00
Chaussée de Charleroi, 89 1060 Bruxelles




23 mai 2016

Evelyne Axell

Une amazone belge du Pop Art


Étoile filante du Pop Art belge, Evelyne Axell a laissé une œuvre forte et engagée, à la fois sexy et ludique. Entre le milieu des années 60 et 1972, date de sa disparition à l’âge de 37 ans, l’artiste a réalisé un corpus d’œuvres dont la chronologie révèle une prise de conscience, en mode accéléré, de son statut de femme artiste.



Alors que ses premières œuvres traitent de la représentation des femmes dans les média, son propos évolue vers une exploration imaginative de son propre vécu de femme. A la fin des années 60, Evelyne Axell s’affranchit des influences du Pop Art américain et devient bien plus aventureuse, ayant trouvé à travers de nouvelles techniques sa propre façon d’aborder le “réel urbain, industriel et publicitaire”. Elle se met en scène, voluptueuse en tenue d’Eve, se livrant à l’appétit du spectateur, sans chercher ni à excuser, ni à justifier l’intensité de son propre désir. Ces femmes nues sont maîtresses de leur destinée. Elles clament l’autonomie et l’autodétermination féminine, sans pour autant que le ton soit au militantisme. Les trois œuvres sur plexiglas que Cornette de Saint Cyr proposera dans la vente d’art belge sont emblématiques de cette démarche, Elles bousculent l’image de la femme perçue comme territoire à coloniser ou objet consentant du fantasme masculin. On est loin, en effet, des images de femmes sexualisées, extraites de publicités triviales et de magazines de charmes, chères au Pop Art. C’est, pour Evelyne Axell, une manière de s’engager dans le mouvement naissant de libération de la femme.

VENTE ART ET DESIGN BELGE VIII

Lundi 23 mai 2016 à 19h
Chaussée de Charleroi, 89 1060 Bruxelles




23 mai 2016

Jo Delahaut

Dans la foulée de la vente d’art belge, Cornette de Saint Cyr proposera une dispersion qui fera date. La maison aura en effet la chance de mettre aux enchères une collection unique qui se compose, à une ou deux exceptions près, de la totalité des estampes créées par Jo Delahaut.



Constituée pendant plus de quarante ans par un proche ami de l’artiste, cet ensemble exceptionnel survole la carrière du peintre, depuis la première sérigraphie sur toile réalisée en 1952 jusqu’aux dernières planches exécutées peu avant sa mort. On y trouvera également ses portfolios ainsi que ses contributions à divers mouvements, « Art Abstrait » et « Formes », entre autres. Au total, quelque 200 œuvres seront mises aux enchères. Un catalogue raisonné des multiples de Jo Delahaut sera édité à l’occasion.

VENTE JO DELAHAUT - LES ESTAMPES (1952-1992)

Lundi 23 mai 2016 à 16h
Chaussée de Charleroi, 89 1060 Bruxelles




3 mai 2016

La Maison de Gérald Watelet

Tout doit partir aux enchères




« Si l’on m’avait dit il y a encore 6 mois que vous liriez ces quelques lignes je ne l’aurais pas cru. Depuis mon enfance, je construis l’univers dans lequel je veux vivre, évoluer, travailler, mon monde ! Un monde relevant d’une certaine nonchalance mariée à de l’allure. Celle des formes, des couleurs, des imprimés, des époques, des lumières, des cultures et des styles. Jamais en chinant, en achetant aux enchères, dans les salons d’antiquaires, en voyage, je n’ai pensé qu’un jour j’offrirais à la vente ces petits morceaux de moi. Je les aime tant ![…]Sans doute le bon moment pour leur ouvrir la porte et trouver un nouveau compagnon. Quelqu’un qui les aimera, leur trouvera la bonne place, la bonne lumière…qui les regardera avec amour en leur disant combien il est heureux de partager leur vie. »

Gérald Watelet

EXPOSITIONS

Vendredi 29 avril sur rendez-vous 11h - 18h
Samedi 30 avril 11h - 18h
Dimanche 1 mai 11h - 18h
Lundi 2 mai 11h - 18h
Sur place :
Rue Paul Lauters 10, 1050 Ixelles.

VENTE

Mardi 3 mai 2016 à 19h




24 avril 2016

Vente Art Contemporain & Design

En marge d’Art Brussels Cornette de Saint Cyr Bruxelles fixe rendez-vous aux collectionneurs et amateurs d’art contemporain le dimanche 24 Avril.




Parmi les pièces maîtresses, on notera une très belle œuvre de Vasarely, une maquette d’un lapin en cire et fil d’acier de Barry Flanagan, une œuvre en parties d’Allan Charlton, « Montagne », une huile sur bois d’Antoni Tapies, une magnifique table et une rare tapisserie d’Arman. On peut aussi noter deux œuvres de Chéri Samba ainsi qu’un très beau pastel de Hans Hartung daté de 1961.

La sélection Design se distingue par la qualité du mobilier et des objets présentés. Parmi les lots phares entre autre une longue table basse en noyer de Nakashima, une suite de 12 chaises en noyer des années 1930 d’Eugène Printz ainsi que 4 rarissime chaises modèle Pratt de Gaetano Pesce.

On épinglera également un bel ensemble de meubles de Perriand et Prouvé, une sélection de design américain des années 50 avec du mobilier de Nakashima, Cherner, Kagan…, une série de sièges, tables et enfilades de designers scandinaves tels que Jacobsen, Kjaerholm, Juhl ou Wegner ainsi que des meubles et luminaires italiens, allant de Ponti à Sottsass.





VENTE

Dimanche 24 avril 2016
à 14h30







Exposition Highlights

Journées d’expertises
art contemporain
art belge
design
vins
mode et accessoires


Expositions publiques
Vendredi 15 et samedi 16 avril
10H30-12h30 // 14h00-18h00
Dimanche 17 avril
10H30-13H00


Francis Maere Fine Arts Gallery
Hôtel Falligan
Kouter 172 9000 Gent




12 mars 2016

Vente au profit du Musée de la photographie de Charleroi



Les restrictions budgétaires imposées par la Fédération Wallonie-Bruxelles, pouvoir de tutelle du Musée de la Photographie, contraignent depuis quelques années à d’importantes mesures d’économie. Afin de retrouver leur périodicité d’exposition et les possibilités d’acquisition, le Musée de la photographie de Charleroi explore diverses pistes d’apports financiers.

Aussi, lorsque Clélia Colombani et Fabienne Vacher, passionnées d’art et de photographie et inquiètes du devenir du musée, ont suggéré d’aider à organiser une opération de fundraising, la Musée a répondu avec beaucoup d’enthousiasme.

Le Musée a sollicité des photographes et collectionneurs qui ont été impliqués dans la vie du musée et ont contribué à sa notoriété. Près de 80 photographes ont répondu à l’appel en offrant des photographies.

Ces photographies offertes seront exposées au Musée de la Photographie du samedi 5 mars au vendredi 11 mars 2016 et vendues par la Maison de Vente Cornette de Saint Cyr le Samedi 12 Mars à 14h30.

EXPOSITION

Samedi 12 mars 2016
à 10h00

VENTE

Samedi 12 mars 2016
à 14h30



12 février 2016

Pierre Wolfcarius – 40 ans de collectionnite

Vente sans prix de réserve




Dimanche 6 mars, Cornette de Saint Cyr convie les collectionneurs et les amateurs d’art à la vente d’une collection privée rassemblée durant quarante années.

Constituée de quelque 300 œuvres, elle est principalement dédiée à l’art belge de l’après-guerre. Les noms connus et reconnus côtoient les artistes oubliés et les marginaux. Quelques figures pour lesquelles le cœur de Pierre Wolfcarius a particulièrement vibré se détachent au sein de l’ensemble. C’est ainsi qu’on admirera une petite quarantaine d’œuvres de Gaston Bertrand qui retracent son parcours artistique, le glissement de son œuvre vers une abstraction où la ligne, pure et légère, dépouille le sujet de tout artifice inutile. De Jean Milo, on observera une vingtaine d’œuvres, dont deux très belles huiles de la période congolaise. Bernard Ghobert, magnifique dessinateur à l’imaginaire poétique, sera également présent à travers vingt compositions au trait précis et méticuleux. Pierre Wolfcarius s’est passionné pour la série des Archétypes de Walter Leblanc Il a rassemblé un ensemble rare et remarquable de douze pièces.

La sélection est vaste et comprend en outre des œuvres signées Jean Rets, Dan Van Severen, Georges Collignon, Serge Vandercam, Luc Peire, Antoine Mortier, Arthur Grosemans, Daniel Bruniaux, pour n’en citer qu’un nombre très limité. Quelques perles de l’art international complètent le panorama. On pointera ainsi une belle gouache de Serge Poliakoff, une huile sur panneau de Hans Hartung, une très belle toile, « gouttes d’eau » de Tschang-Yeul Kim, des toiles de Léon Zack et de Pierre Dimitrienko.

EXPOSITION

du 1er au 6 Mars 2016
de 11h à 18h

VENTE

le 6 Mars 2016
à 14h30



11 février 2016

Jan Saverys et le groupe « Art Abstrait »



Cornette de Saint Cyr organise, en collaboration avec la Galerie anversoise Callewaert-Vanlangendonck, une exposition-vente consacrée au peintre abstrait Jan Saverys et , par extension, au groupe « Art Abstrait » dont il fut un des membres fondateurs en 1952 aux côtés de Jo Delahaut, Léopold Plomteux, Georges Carrey, Pol Bury, Georges Collignon, Jan Burssens, Jean Milo et Hauror.

Une septantaine d’œuvres, principalement de Jan Saverijs, retrace non seulement la courte histoire du groupe qui, entre 1952 et 1956, multiplia les expositions en Belgique et à l’étranger mais aussi le cheminement artistique de l’artiste gantois, fils du célèbre peintre de la Lys, Albert Saverys, vers une abstraction lyrique, particulièrement gestuelle, dans la ligne de Hans Hartung. Un ouvrage très documenté consacré à Jan Saverys et le groupe « Art abstrait » par David Vermeiren sera présenté dans le cadre de l’exposition.



VERNISSAGE

mardi 16 février à 18 h
rsvp à bruxelles@cornette-saintcyr.com

EXPOSITION-VENTE

du mercredi 17 février au mardi 23 février de 11 à 18h
Présentation et dédicace du livre « Jan Saverys en de groep Art Abstrait » par son auteur David Vermeiren durant le vernissage, en Anglais.



05 janvier 2016

L’Art Brut Belge d’Aujourd’hui : Rétrospective PsycArt

Roel Brouns - Willy Casier - Manu Cordonnier - Karl Courtois - Philippe Da Fonseca - Michel Dave - Michel Delannoy - Serge Delaunay - Laura Delvaux - August De Puysseleir - Eric Derkenne - Jean-François D’Hose - Nils Dieu - Daniel Douffet - Luc-Henri Duchêne - Paul Duhem - Frédéric Etienne - Franklin - Irene Gérard - Alain Grosjean - Tinne Kers - Solange Knopf - Arshadi Koveh - Karel Laenen - Joseph Lambert - Isabelle Laure - Alexis Lippstreu - Piet Michiels - Louis Poulain - Pascal Tassini - Dominique Théâte - Jacques Trovic - Andy Vanderstukken - Lieven Van Meulder - Gaston Wuestenberg




Cornette de Saint-Cyr invite l’asbl PsycArt pour une exposition-vente

Au travers de cette rétrospective, PsycArt souhaite remettre à l’honneur une quarantaine d’artistes ayant marqué les 18 années d’existence du projet. Certains ont entretemps acquis une notoriété, faisant partie de collections d’Art Brut internationales, d’autres sont restés dans l’ombre, ou ont arrêté toute création. Vous y découvrirez une multitude de techniques et de thèmes au travers de créations exposées qui vous feront voyager à travers des univers abstraits, naïfs, imaginaires, scientifiques, urbains, assemblés, brodés….

Depuis 18 ans, PsycArt expose des créations d’artistes fragilisés. Jusqu’en 2013 cependant, ses expositions étaient uniquement destinées à un public de professionnels de la santé. Devenue asbl en 2013, PsycArt s’est ouvert au grand public et a depuis lors assuré la coordination de projets de grandes ampleurs (exposition permanente Recht in Kunst au Parquet de Gand, exposition MONSens au BAM (Beaux-Arts Mons), festival ChambArt au château d’Havré, etc.). Au-delà des étiquettes apposées à ces créations, le propos de PsycArt est de leur permettre de trouver leur place au sein d’expositions organisées dans la cité, dans des lieux culturels officiels, à la rencontre du grand public.



« L’art brut, notion et catégorie artistique initiée par Jean Dubuffet au lendemain de la seconde guerre mondiale, regroupe des créateurs autodidactes qui ont développé des univers créatifs fascinants. Créateurs isolés ou personnes travaillant au sein d’un atelier en milieu institutionnel, chacun développe son univers créatif à partir de sa perception particulière du monde ou de son monde : par une création uniquement repliée sur elle-même ou nourrie par le monde qui l’entoure. L’engouement actuel pour ces créations issues des marges du circuit officiel, permet à un public de plus en plus large de le découvrir et de l’apprécier grâce au travail de collectionneurs, de commissaires d’expositions ou de directeurs de musées qui le présente avec la farouche conviction : que ces œuvres nous offrent des alternatives saisissantes aux évidences des modes culturelles » (Texte inspiré de Carine Fol, Docteure en Histoire de l’Art et directrice artistique de la Centrale à Bruxelles). A ce terme « Art Brut », cadenassé par Jean Dubuffet, on préfère aujourd’hui plus souvent le terme d’ « Art Outsider ».

VERNISSAGE 27 janvier de 18 à 21h

de l’exposition: l’art brut belge d’aujourd’hui: rétrospective PsycArt
RSVP avant le 22 janvier à bruxelles@cornette-saintcyr.com

EXPOSITION - VENTE

du jeudi 28 janvier au vendredi 5 février de 11 à 18h

ATELIER-CONFERENCE 31 janvier

14h30: atelier pour enfants de 6 à 12 ans organisé par Catherine de Duve
Auteure du “Petit Art Brut” destiné aux enfants et familles dans la collection Happy Museum publié par Kate’art Edition (kateart.com).
15 € par enfant, réservation obligatoire, nombre de places limité à 12 enfants.

15h00: “Art Brut For Sale ?” conférence par Carine Fol
Docteure en Histoire de l’Art et Directrice artistique de la Centrale for contemporary art, Bruxelles.

et dédicace des ouvrages
“L'Art Brut en Question”, CFC Editions, Bruxelles, 2015
et
“De l'art des fous à l'art sans marges : un siècle de fascination à travers les regards de Hans Prinzhorn, Jean Dubuffet et Harald Szeemann”, Editions Skira, Milan, 2015.

Inscriptions pour la conférence et l’atelier pour enfants
avant le 29 janvier à bruxelles@cornette-saintcyr.com // T. 32 2 880 73 80



29 novembre 2015

Art Contemporain & Design
Vente le dimanche 29 novembre



Cornette de Saint Cyr fixe rendez-vous aux collectionneurs d’art contemporain le 29 novembre prochain. La sélection s’annonce éclectique et de grande qualité.

Parmi les pointures de la scène artistique internationale, on citera les noms de Wilfredo Lam, Balthasar Burkhard, Dadamaino, Mario Merz, Carel Visser, Giuseppe Penone, Erro ou encore Christian Boltanski. Trois sculptures de Barry Flanagan seront également proposées aux enchères. À l’affiche encore, une belle oeuvre d’Antoni Tapiès datée de 1987, composée de tissu et d’encre de Chine sur toile, parfaitement dans la lignée de son art toujours à l’affût de matériaux non académiques.

Autre star de la vente, « Les Funérailles du Pape Jean-Paul II » de Yan Pei-Ming, une grande toile exécutée en 2003 dans cette large gamme de gris si caractéristique de l’artiste. Une très rare et très belle tapisserie de Pierre Alechinsky, une pièce unique, retiendra également l’attention des collectionneurs. Les artistes belges contemporains seront une fois de plus à l’honneur. On retrouvera des oeuvres de Johan Tahon, Pascal Bernier, Walter Swennen, Kris Martin, Catherine François et Jan Vanriet pour n’en citer que quelques-uns. Dans le registre de la photographie, enfin, on ne manquera pas trois superbes photos d’éléphants et de zèbres de Nick Brandt, célèbre photographe anglais qui a immortalisé les animaux de l’Afrique de l’Est dans toute leur majesté. Un ensemble de photos de William Wegman complètera la sélection.

Les amateurs de design pourront se porter acquéreur d’une belle sélection de meubles et objets scandinaves, français, américains et italiens entre autre. Côté français, on pointera entre autre la célèbre enfilade de Perriand provenant de Cansado ainsi qu’une paire de fauteuils de Jeanneret de Chandigarh. L’Italie sera elle représentée par un canapé trois place de Marco Zanuso en velours bleu pétrole ou encore quelques jolis luminaires. Le travail scandinave aura une place de choix, un rare bureau de Finn Juhl sera mis en vente ainsi que plusieurs assises en laine de mouton, des enfilades et meubles de rangement en palissandre, de jolies céramiques et verreries. Sans oublier quelques prototypes et séries limitées de designers contemporains tels que Maarten Van Severen ou Ron Arad.



28 septembre 2015

Vins et Spiritueux
Serge Vandercam
Vente le 25 octobre


Photographe, peintre, sculpteur, céramiste, Serge Vandercam est ce qu’on appelle un artiste complet, ayant oeuvré dans de multiples pratiques artistiques. Son univers, très personnel, est immédiatement reconnaissable.

Dominé par un esprit de révolte, il trouve matière à ses visions dans la violence et le chaos. En 1962, une visite au musée de Silkeborg au Danemark le met en contact avec l’homme de Tollund, le cadavre momifié d’un pendu exécuté plus de deux mille ans auparavant et retrouvé dans un parfait état de conservation au milieu d’une tourbière. Cette rencontre, primordiale pour l’artiste, va lui inspirer des toiles fortes, venues des tréfonds de son être. La mort fait son entrée dans l’oeuvre de l’artiste. Cette présence obsédante ne le quittera plus jamais. L’Oizal est une autre créature fantomatique du bestiaire de Serge Vandercam. Elle fait son apparition dix ans plus tard, en 1972. Ces deux figures, qui occupent une place prédominante dans l’imaginaire de l’artiste, peuplent, avec bien d’autres, les oeuvres qui seront offertes à l’encan le dimanche 25 octobre. Balayant les différentes périodes de sa carrière, la sélection propose une cinquantaine de tableaux et une centaine de petites gouaches. Ils seront mises aux enchères sans réserve.

En marge de la vente Serge Vandercam, Cornette de Saint Cyr organisera une vacation consacrée au vin. Epicuriens et amateurs de bonne chère se laisseront tenter par une sélection de grands crus. A quelques semaines de Noël, voici l’occasion rêvée de penser à son menu et aux vins qui en relèveront toutes les saveurs.

En marge de la vente Serge Vandercam, Cornette de Saint Cyr organisera une vacation consacrée au vin. Comme disait Baudelaire, rien n’égale la joie de l’homme qui boit, si ce n’est la joie du vin d’être bu. Epicuriens et amateurs de bonne chère se laisseront tenter par une sélection de grands crus provenant de belles caves. Des vins français : Château Margaux 1991, Château Haut Brion 1991, Château Pétrus mais aussi espagnols, portugais, hongrois. Des bouteilles choyées, chouchoutées pendant des années seront à quelques enchères de votre gosier. Approchant de Noël, voici l’occasion rêvée de penser à son menu et aux délicatesses qui en relèveront toutes les saveurs. N’oubliez pas ! Alors que l’appétit vient en mangeant, la soif disparait en buvant.



4 semptembre 2015

Le début de saison sera mode chez Cornette de Saint-Cyr


La maison bruxelloise s’associe à Linda Van Waesberge pour une première vente aux enchères de Mode Belge, le lundi 21 septembre à 19h00.

Une exposition préalable sera l’occasion pour les amateurs de se pencher sur le travail exceptionnel des grands noms devenus iconiques. Une idée pleine de sens puisque Bruxelles a vu fleurir de grandes collaborations entre art et mode (la maison Norine et René Magritte par exemple) et que la mode belge est aujourd’hui une histoire internationale.

Dans les années d’avant-gardes, Paris s’ouvre à une toute nouvelle vision de la mode pour laisser place à la Belgique et aux six d’Anvers: Dries Van Noten, Ann Demeulemeester, Walter van Beirendonck, Marina Yee, Dirk Bikkembergs et Dirk van Saene dont les créations seront sublimées ici par une scénographie originale. Broderies précieuses, imprimés d’inspirations artistiques et ethniques, mélange de tissus et de couleurs, tous les rêves se verront exaucés. La mode belge étant plus qu’une seule génération de grands noms, des pièces exceptionnelles sélectionnées avec soin seront présentées ainsi que de nombreux accessoires, sacs, bijoux, foulards, chapeaux et prêt à porter de Martin Margiela à Christophe Coppens en passant par Delvaux et Raf Simons.

« Avec les Belges, la mode est une expérience globale, artistique, sensorielle, qui se joue autant sur les podiums que dans les ateliers, les usines, les show-rooms et les boutiques. » Florence Müller



9 juin 2015

Christophe Gevers


Pour la sixième édition des ventes d’Art et Design belge, la maison Cornette de Saint Cyr met en avant le 9 juin un ensemble d’une soixantaine d’oeuvres de l’architecte et designer Christophe Gevers. L’occasion de se pencher sur le travail de ce créateur avant de vous rendre à la vente et à l’exposition qui se déroule dans un hôtel de maître de la chaussée de Charleroi à Bruxelles, en face de la maison de vente, dans un cadre brut mettant en avant les créations rigoureuses et géométriques de ce créateur.

Christophe Gevers (1928-2007) passe son enfance à Anvers dans un milieu relativement aisé de la bourgeoisie francophone, où déjà il imaginera aménager sa chambre, y installer un lit suspendu, des armoires murales et un bureau rabattable. Il étudie dans une école technique où il apprend l’ajustage et l’exécution de pièces en acier d’une rigoureuse précision, le travail de la forge, le dessin technique et l’électricité. Gevers s’inscrit ensuite dans une école de radioélectricité à Bruxelles, puis après un stage chez un ébéniste où il apprend à aimer le bois, il décide de s’installer définitivement dans la capitale où il commence à faire de la sculpture et se lance dans l’aménagement de vitrines et de stands d’exposition.

Gevers entame ses premières créations personnelles dans les années 1950 avec une volonté de renouveau. Prêt à tout réinventer, il a la conviction qu’il faut désormais s’atteler à la conception de meubles contemporains. Peu de temps après, il entre chez De Coene, fabricant de meubles réputé qui distribue le mobilier Knoll en Belgique. Cette expérience lui donne la mesure d’une exigence et d’une qualité de matière, à partir desquelles sa propre approche et sa sensibilité personnelle vont se développer. En 1956, tandis qu’il travaille pour l’agence Knoll International à Bruxelles, sa tante lui propose de mettre à sa disposition un capital important pour créer à Bruxelles un café brasserie dont il surveillera la gérance. A lui de choisir le lieu, d’acquérir le bâtiment et d’en concevoir tout l’aménagement. Le Cap d’Argent ouvre ses portes en 1958. Le succès de l’établissement est tel que, dès l’année suivante, Gevers ouvre La Taverne des Beaux- Arts. Le Style de Gevers s’affine, il dessine ses propres sièges et bientôt remplace tous les sièges et tabourets de Florence Knoll par des créations de son cru. En 1961, il fonde ainsi sa propre agence où les commandes affluent. La première d’entre elles consiste en l’aménagement de bateaux pour la société Flandria. En 1966, il rencontre Albert Niels qui lui confie l’aménagement de ses établissements bruxellois, Les Trois Tonneaux, Le Duc d’Aremberg, Le Vieux Saint Martin, La Marie Joseph et Le Canterbury.

Professeur à La Cambre 33 ans durant, Gevers va former des générations d’architectes et de créateurs de mobiliers. Aux appellations de designer, architecte d’intérieur ou ensemblier, il préfère celle d’artiste ou de constructeur d’espace. Son univers créatif propre, très personnel et singulièrement pluridisciplinaire, relève bien de l’ensemble de ces métiers dont il possède une perception particulièrement aigüe. C’est avant tout un inventeur surprenant, prolixe et inclassable, dont la foisonnante production relève d’un même univers, d’une même démarche créative rigoureuse. Grand créateur de mobilier fonctionnel et de luminaires design, amateur de matériaux nobles et naturels, Gevers utilise principalement le bois, l’acier, la pierre et le cuir, qu’il choisit pour leur pérennité et les belles patines qu’ils acquièrent au fil du temps. La forme des accessoires qu’il conçoit peut également être naturelle, voire organique, telles ces souches d’arbres lissées par quelque ressac et posées comme des sculptures abstraites au centre des espaces.

Christophe Gevers signera au fil de sa carrière l’aménagement de nombreux restaurants, mais aussi de cinémas, d’entreprises et d’administrations en restant fidèle à ce style moderne et dépouillé. Pour n’en citer que quelques-uns, il réalise l’aménagement du restaurant Quick de la place Louise, de l’auditorium du Passage 44 ainsi que de la cafétéria de la Générale de Banque au lieu-dit Montagne du Parc à la rue Ravenstein à Bruxelles. C’est une partie de cet ensemble que l’étude Cornette de Saint Cyr met, entre autres, aux enchères en ce mois de juin. Parmi les soixante oeuvres proposées, les amateurs pourront acquérir des tables de quatre ou six personnes en mélaminé, chêne clair et acier, des banquettes en chêne clair, des comptoirs en acier et chêne clair, des belles jardinières à décor minéral, des mange-debout, des tabourets et autres tables basses. Seront également proposés, pour la première fois, des éléments architecturaux réalisés uniquement pour cet aménagement tels que des panneaux muraux en formica à motifs géométriques ou d’arbres stylisés, des éléments sculpturaux en profilés d’acier laqué blanc, des éléments de faux plafond en profils de bois galbés ou des sculptures naturelles en bois flotté. En sus de cet ensemble unique, l’enseigne disperse également du mobilier conçu pour des restaurants dont l’artiste réalisa l’aménagement intérieur, citons en exemple un très beau meuble-bar à suspendre et un magnifique panneau de vestiaire en acier laqué jaune, réalisé en 1973 pour la Taverne des Trois Tonneaux, ou encore des pièces uniques tel qu’un exceptionnel bar mural en plexiglas et tôles d’acier laqué.

Outre ce focus sur le travail de Christophe Gevers, la vente d’Art et design belge de Cornette de Saint Cyr inclut un bel et rare ensemble de pièces de mobilier et objets signés Gustave Serrurier-Bovy en provenance de la collection d’Etienne et Françoise du Mesnil du Buisson. Cette vacation fait également la part belle aux meubles des années 1950-1960, Jules Wabbes en tête, avec une belle table en bois debout et piétement tulipe, une belle enfilade à quatre portes en lattes de bois exotique et mélaminé ou encore une importante bibliothèque en bois et laiton de plus de cinq mètres de long. Sera également dispersé, à cette occasion, un ensemble de pièces de formes en bronze et d’éléments architecturaux issus de la Société Générale de Banque au lieu-dit Montagne du Parc à Bruxelles, poignées de porte, atères, portes, etc. A acquérir également, des réalisations de Callebaut, Jan Vlug, Van der Meeren, Alfred Hendrick et consorts. Les années 1970-1980 sont représentées par Ado Chale, Atelier Dresse, Guy de Jong, Marc D’Haenens, Willy Daro…


26 avril 2015

Art contemporain

Cornette de Saint Cyr fixera rendez-vous aux collectionneurs et amateurs d'art contemporain le dimanche 26 avril, en marge d'Art Brussels. La sélection des oeuvres retiendra particulièrement leur attention cette année. Quelques très belles pièces sont déjà à l'affiche. Parmi celles-ci, on pointera une collection d'une vingtaine d'oeuvres historiques signées Ben : des peintures-écritures, l'édition complète de son musée de la galerie Bischofberger de 1972, des portfolios, des sérigraphies, des livres d'artistes numérotés et signés, des lettres originales … Egalement au menu de cette vacation, on mentionnera une très belle peinture sur papier marouflée sur toile d'Antoni Tapies, une toile imposante d'Hermann Nitsch, une non moins imposante oeuvre de près de 4 mètres de long de Jacques Mahé de la Villéglé ainsi qu'un ensemble de 14 aquarelles de l'artiste italien Antonio Calderara, dont l'oeuvre abstraite se décline dans des tons abstraits très subtiles. On épinglera, pour clôturer ce bref aperçu, des oeuvres signées Afrika, Alan Charlton, Arman, Urs Luthi, Marc Devade ou encore Dennis Oppenheim.

Op zondag 26 april heeft Cornette de Saint Cyr een afspraak met verzamelaars en liefhebbers van hedendaagse kunst, in de marge van Art Brussels. Dit jaar hebben we een schitterende selectie werken voor hen in petto. Er staan al enkele bijzonder mooie stukken op de affiche. We vestigen in het bijzonder de aandacht op een verzameling van een twintigtal historische werken gesigneerd 'Ben': schilderijen-geschriften, de volledige editie van zijn museum bij de galerie Bischofberger uit 1972, portfolio's, zeefdrukken, genummerde en gesigneerde boeken van kunstenaars, originele brieven… Op deze veiling wordt een prachtig schilderij op papier gemaroufleerd op doek van Antoni Tapies aangeboden, een indrukwekkend doek van Hermann Nitsch, een al even indrukkend werk van bijna 4 meter lang van Jacques Mahé de la Villéglé, en een ensemble van 14 aquarellen van de Italiaanse kunstenaar Antonio Calderara, wiens abstracte oeuvre tot uiting komt in zeer subtiele abstracte tonen. Om dit korte overzicht af te ronden, vermelden we nog werken van de hand van Afrika, Alan Charlton, Arman, Urs Luthi, Marc Devade en Dennis Oppenheim.


27 février 2015

Exposition Bob Verschueren

Artiste autodidacte, Bob Verschueren débute sa carrière en faisant de la peinture à l'huile. Dès ses premières œuvres, son sujet de prédilection est la nature et les arbres. Quelques années plus tard, il abandonne ce medium pour faire ses premiers « wind paintings » et « light paintings ». Avec le geste du semeur, il répand au vent des pigments naturels qui viennent colorer le paysage. Le hasard et les contraintes imposées par la nature sont une dimension importante de son œuvre. Ses installations étant éphémères, il en garde une trace grâce à la photographie. Dans les années 1980, il décide de se consacrer exclusivement aux matériaux naturels pour réaliser ses œuvres. Il se laisse surprendre par le végétal qui ne peut être maitrisé et impose ses propres contraintes. Toutes ses installations sont réalisées avec peu de moyens et in situ, en fonction du lieu de l'exposition. L'architecture du lieu, le matériau de l'œuvre et la nature doivent pourvoir constituer un ensemble harmonieux.

Cornette de Saint-Cyr : L'homme est complètement dépendant de la nature, tout part de là, mais il a tendance à la détruire. Votre œuvre serait-elle en quelque sorte une façon de lui rendre hommage ?

Bob Verschueren : La question de la nature est difficile à cerner. Si l'idée de « nature » est une sorte de concept philosophique qui exclut l'homme de cet ensemble, alors elle me semble incongrue. Je précise volontiers que, si nous disons habituellement que l'homme détruit la nature, que celle-ci est en danger, il faudrait plutôt dire que l'homme se menace lui-même de disparition. Une espèce d'histoire de fou où l'assassin est aussi la victime ! C'est peut-être bien pour clarifier en moi ce rapport avec la nature que mon travail s'est centré sur le végétal, une part importante du vivant. L' « art » est souvent opposé à la « nature ». Travailler avec des éléments végétaux sans les transformer radicalement pour en faire des installations éphémères, c'est bousculer les traditions qui veulent que l'art doit être un « artefact », se distancier de ce qui est naturel et de plus viser la pérennité.
Mon travail est-il un hommage à ce qui est catalogué comme « nature » ? Je ne crois pas car je souhaite avoir un regard juste sur celle-ci et surtout ne pas faire d'angélisme. La « nature » n'est pas faite que de belles choses, les virus en font aussi partie … et puis l'animal homme n'est pas toujours très fréquentable ! Les événements récents l'ont encore prouvé. Si mon travail contribue ne fût-ce qu'un tout petit peu à remettre en cause notre façon de concevoir l'avenir, notre façon de vivre, j'aurai fait quelque chose de ma vie.

CdSC : Quelle est la signification du caractère éphémère de vos œuvres ? Est-ce une réflexion sur le passage du temps, sur la vie ?

BV : Je suis persuadé qu'un regard sur une œuvre éphémère est différent de celui qu'on porte sur une œuvre pérenne. Il y a une sorte d'urgence. On ne pourra pas revenir bien plus tard pour l'apprécier. Proposer une installation faite avec des éléments organiques, fragiles ou d'un assemblage fragile, nous renvoie à nous-mêmes, à notre propre fragilité, nous offre une métaphore de notre propre existence, nous rappelle que nous sommes des voyageurs du temps présent qui est notre bien le plus précieux.
Mon chemin artistique est aussi pour moi un chemin philosophique, un chemin qui m'aide à prendre conscience que chaque moment de la vie est unique, à ne pas gâcher. Il m'aide aussi à savoir quelle place et quelles responsabilités nous avons vis-à-vis de notre environnement, des autres. Enfin, il m'aide à comprendre que la mort, si redoutée, est le moteur de notre existence. En effet, sans cette échéance inéluctable, il y aurait toutes les raisons de ne rien faire, puisque tout pourrait être reporté indéfiniment. Le goût de vivre lui-même n'existerait pas. En quelque sorte, les travaux éphémères sont une apologie du temps présent. Le désir de pérennité me semble absurde. Pour moi, la vie éternelle est bien plus une menace qu'une promesse.

CdSC : Comment entreprenez-vous chaque installation ? La concevez-vous en fonction du lieu d'exposition ? Vous imaginez un scénario, une histoire ?

BV : Pour la grande majorité de mes installations, le lieu d'exposition influence beaucoup la conception du travail. Non seulement sa configuration mais aussi, lorsque cela s'impose, son histoire. Par exemple à Arte Sella, dans les Dolomites, j'avais réalisé une installation dans ce qui reste d'une tranchée de la guerre. Ce travail symbolisait l'alliance après le chaos, par une arche qui enjambait le fossé.
Un des fondements de mon travail est de chercher une sorte de fusion avec l'espace investi. Cela donne un caractère événementiel au travail, je crois que cela incite à mieux le regarder, puisqu'il n'a qu'une courte vie.
Le choix du végétal est aussi habituellement lié à l'environnement immédiat. C'est non seulement par souci écologique, mais aussi parce que cela a plus de sens de confronter une matière et un lieu ayant un ancrage identique.
Vous me demandez si j'imagine un scénario. C'est exact. Imaginer comment un visiteur va aborder le travail, va tourner autour est essentiel. Une installation étant proche d'une sculpture, elle doit être pensée dans sa tridimensionnalité et doit inciter ceux qui l'approchent à l'aborder sous différents angles. Aussi, pour en garder la mémoire sans la réduire à un seul angle de vue, il est parfois important d'en prendre plusieurs photos.
Une installation à réaliser est la promesse d'une aventure chaque fois différente. Toutes nécessitent une petite stratégie à mettre en place, un défi à relever. Il est facile d'imaginer quelque chose et d'en faire un croquis, mais une fois que le chantier est en route, l'inattendu peut surgir. Chaque végétal a ses lois propres - sa flexibilité, sa résistance au poids, etc. - il est vain de vouloir les ignorer, c'est finalement lui qui dira si le projet lui convient ou pas. Là, ce n'est pas une histoire que j'imagine, mais une histoire que je vis intensément.

CdSC : Pouvez-vous nous parler de cette exposition ? Comment l'avez-vous conçue ? De façon thématique, chronologique, comme une rétrospective ? Pouvez-vous nous parler plus en détail d'une œuvre en particulier ?

BV : Cette exposition, je l'ai conçue comme un panorama de mes différentes créations. Mon travail est essentiellement articulé autour de la notion d'urgence, du temps qui s'écoule inéluctablement. C'est ce sentiment d'urgence qui me pousse à explorer toutes les voies qui s'ouvrent au fur et à mesure de ma démarche.
Le chemin ramifié que j'ai pris a commencé par les « Wind Paintings ». De là m'est venu l'envie de réaliser des « Installations végétales » à l'intérieur de lieux d'exposition, de mettre en somme l'extérieur à l'intérieur. Un jour, en disposant des branches sur un sol en béton, j'ai entendu des grappes de sons qui m'ont engagé à faire des compositions sonores reprises sous le titre « Catalogue de plantes ». Une autre fois, lors d'un séjour dans un centre d'art où dormait une presse à eau forte, j'ai débuté la longue série des « Phytogravures » (néologisme par lequel je les ai nommées immédiatement). La photographie ayant d'emblée été nécessaire dans mon travail, j'ai également voulu savoir ce que je pourrais faire qui soit uniquement de la photographie. La réponse est venue avec la série « L'esprit du végétal », mais finalement c'est presque devenu de la peinture. Un jour, on m'a proposé une carte blanche de douze pages dans un livre sur les jardins. Cela a été le début des « Miniatures végétales ». À Chaumont-sur-Loire, je devais attendre la venue d'une grue pour continuer mon travail d'installation, j'en ai profité pour faire des Frottages en cherchant de quelle façon je pouvais en faire une approche personnelle.
Chaque moment creux peut devenir une opportunité pour tenter une nouvelle voie ou même reprendre un chemin que je croyais totalement exploré, comme c'est le cas pour les Wind Paintings que j'ai récemment remis en chantier.
Tous ces travaux sont fort différents, mais résultent d'une même envie d'utiliser le végétal, finalement si proche de nous, comme métaphore de notre existence, de le révéler, de le redécouvrir et par là même de mieux percevoir l'incroyable phénomène qu'est la vie.
L'œuvre à propos de laquelle j'aimerais vous entretenir est très petite, elle fait 20 x 20 centimètres. Elle est constituée d'une plaque de bois que j'ai perforée de centaines de trous minuscules, pour y sertir des feuilles d'olivier, dans un ordonnancement géométrique. Les diagonales de ce carré deviennent visibles par l'orientation que j'ai donnée aux feuilles. Ce travail est extrêmement fragile et c'est toute la fragilité de la vie qui, je crois, est transmise à travers ce petit objet.


Cornette de Saint Cyr Bruxelles sera fermé du 22 décembre au 5 janvier
Nous vous souhaitons de bonnes fêtes de fin d'année.
Au plaisir de vous revoir


Dimanche 30 novembre 2014

Art contemporain & Design

1. LOT 107 Antoni TAPIES (1932 - 2012) Deux coeurs, 1984 Technique mixte sur papier marouflé sur toile Signée en bas à droite. Gemengde techniek op papier gemaroufleerd op doek.
2. LOT 84 Georges MATHIEU (1921 - 2012) Gnose, 1967. Huile sur toile. Signée et datée en bas à droite Mathieu 67. Titrée au dos sur le chassis. Olie op doek. Getekend en gedateerd onderaan rechts "Mathieu 67"


Rendez-vous très attendu des amateurs et collectionneurs de tous crins, la vente d'art contemporain dévoilera des petits bijoux figuratifs et abstraits. Levons d'ores et déjà un coin du voile en pointant quelques belles pièces qui figureront au catalogue, à commencer par une installation de l'artiste américain Allan McCollum composée de 120 éléments en plâtre peint réalisée dans les années 1980. On pointera également une très belle oeuvre de Jean Dubuffet provenant de la Galerie Baudouin Lebon. Cette acrylique sur papier marouflée sur toile s'intitule "Site avec 7 personnages" et est datée de 1981. Le champion du Pop Art Américain, le génial Andy Warhol, sera représenté par un "Hammer and Sickle" de 1977. Cette aquarelle et mine de plomb sur papier est passée entre les mains de la Galerie Anthony d'Offay et de la Galerie Isy Brachot avant d'atterrir dans une collection privée anversoise. La scène artistique belge contemporaine sera également bien représentée grâce à des oeuvres signées Wim Delvoye, Jan Fabre, Michel François, Marthe Wery, Hans op de Beeck, Geert Goiris.

Côté design : une belle sélection hivernale de meubles nordiques aux bois chauds et au garnissage en laine façon mouton sera confrontée à des oeuvres de designers internationaux. Des oeuvres du trio puriste français Le Corbusier, Pierre Jeanneret et Charlotte Perriand, quelques beaux exemplaires de meubles, miroirs et luminaires des italiens Ponti, Borsani et Crespi. Les américains ne seront pas en reste, avec entre autre une belle table et un banc de Nakashima, un canapé de Kagan et une enfilade de Florence Knoll. Fera également partie de cette sélection un ensemble d'oeuvres plus contemporaines dont de belles tables minimales de Maarten Van Severen.


Dimanche 19 octobre 2014

Hermès vintage

Cornette de Saint Cyr, avec le cabinet d'Expertise Dominique Chombert et Françoise Sternbach, organisent à Bruxelles une vente aux enchères consacrée exclusivement à la Maison HERMES. Pour la première fois à Bruxelles, 350 pièces seront mises en vente reprenant toutes les spécificités du 24 faubourg Saint Honoré : l'art de l'impression sur soie (carrés, gavroches, châles…), l'art du cuir (box, grené, courchevel, autruche …), les sacs et bagages, petite maroquinerie (Birkin, Kelly, Constance, Evelyne, Victoria, Haut à courroies, Plume…), l'art de la table (porcelaine, cristal, métal argenté…), la joaillerie et l'horlogerie (Chaîne d'ancre, Cap cod, Arceau) et les vêtements. Ces pièces, pour la plupart, sont dans un parfait état et proviennent de particuliers ou de collectionneurs. Les estimations vont de 60 à 30 000 euros.

A gauche : HERMES Paris made in France Exceptionnel sac "Himalaya" 43cm en cuir autruche blanc et daim bleu nattier, bordures en lézard beige, attaches et fermoir plaqué or sur cuir naturel, poignée à l'identique. Très bon état.
Est: 11 000 - 13 000 €


A droite : HERMES Paris made in France année 2009 Sac "Birkin" 40 cm en cuir Togo étoupe, attaches et fermoir palladium, double poignée, clefs, cadenas. Très bon état.
Est: 5 500 - 6 000 euros



16 octobre 2014  

"Highlights"

Paris - Bruxelles

Exposition du 16 au 18 octobre de 11h à 18h00 ddu 16 au 18 octobre de 11h à 18h

Premier rendez-vous de la saison à Bruxelles, l'exposition des Highlights ouvrira ses portes le 16 octobre. Celle-ci regroupera les pièces emblématiques que la salle de ventes mettra aux enchères cet automne à Paris et à Bruxelles.

L'art contemporain et moderne, le mobilier ancien et le design, la joaillerie et l'Horlogerie, la taxidermie ou encore la haute couture et ses accessoires de luxe cohabiteront ainsi, le temps de trois jours, dans une mise en scène orchestrée par l'architecte d'intérieure et designer française, d'origine iranienne, Maryam Mahdavi.

Une des vedettes de l'exposition sera incontestablement un marbre magnifique de Camille Claudel. "L'Aurore" est une pièce muséale que l'artiste réalisa dans les années 1890. Restée jusqu'à récemment dans la famille de l'artiste, elle a fait l'objet de nombreuses expositions et publications. On s'arrêtera également devant une très belle toile de Francis Picabia intitulée "Abstraite" et datée entre 1947 et 1949.


14 septembre 2014  

UNICEF: Contemporary Art in Belgium

Septembre 2014 verra l'aboutissement d'un projet passionnant et ambitieux : afin de financer deux projets essentiels et ciblés, l'un en Inde, pour l'accès à l'éducation, l'autre en République Démocratique du Congo, pour la survie et le développement des enfants, UNICEF Belgique organise une vente aux enchères d'art contemporain.   La vente se déroulera à la Maison de ventes Cornette de Saint Cyr, qui soutient cet événement. Le catalogue des lots sera en ligne sur le site web de Cornette de Saint Cyr; les ventes se feront sur place et par téléphone, aucune commission ne sera appliquée.

 

Elle sera précédée d'une exposition des oeuvres les vendredi 12, samedi 13 et dimanche 14 septembre Quarante-cinq artistes ont accepté de participer à cet événement, non seulement des artistes belges, comme Michaël Borremans, Marie-Jo Lafontaine, Berlinde De Bruyckère, Jan Fabre, Pierre Alechinsky,  mais aussi des artistes internationaux vivant et travaillant en Belgique, tels que Franck Christen, Peter Downsbrough, Aglaïa Konrad... . Ils ont accepté de donner une œuvre originale, ou bien ils ont réalisé une œuvre particulière pour cet événement, sans contrepartie aucune.
Les diverses pratiques et positions développées par ces artistes de différents champs de l'art multiplient les points de vue critiques et  témoignent de la vitalité de la scène artistique belge actuelle et de la pluralité de réflexions qui la caractérise. Ainsi, cet événement alliera une manifestation philanthropique à un événement culturel d'envergure valorisant le dynamisme de la scène artistique contemporaine en Belgique.

 

Les  dons ont été soumis à l'acceptation d'un Comité de sélection, constitué d'Albert Baronian, Directeur de Albert Baronian Bruxelles, de Cédric Liénart de Jeude, collectionneur d'art et de Wilfrid Vacher, CEO et Directeur du département Art Contemporain de l'étude Cornette de Saint Cyr - Maison de ventes, Bruxelles.

   

UNICEF Belgique
Fondation d'utilité publique
Boulevard de l'Impératrice 66
B. 1000 Bruxelles
www.unicef.be
www.unicef.be/venteartcontemporain
www.unicef.be/hedendaagsekunstverkoop

Pierre Alechinsky - Stéphane Balleux - Pascal Bernier - Pascale Barret  - Manon de Boer - Michaël Borremans - Marie-José Burki - Berlinde de Bruyckere - Peter Buggenhout - Sophie Cauvin - Jacques Charlier - Franck Christen - David Claerbout - Eric Croes -  Edith Dekyndt - Peter Downsbrough - Fred Eerdekens - Lionel Esteve- Jan Fabre - Michel François - Johan Gelper - Geert Goiris - Anne Veronica Janssens - Barbara de Jonghe - Aïda Kazarian - Aglaïa Konrad - Marie-Jo Lafontaine - Sophie Langhor - Christl Lidl - Bernd Lohaus - Karine Marenne - Xavier Mary - Michel Mouffe - Mathieu Nozières - Benoit Platéus - Charles-Henry Sommelette - Roger Somville - Helmut Stallaerts - Olivier Strebelle - Walter Swennen - Marc Trivier - Joëlle Tuerlinckx - Catherine Van Den Steen - Van Eetvelde Sautour - Guy Vandenbranden - Sophie Whettnall


26 mai 2014

Art & Design Belges

Exposition du jeudi 22 au dimanche 25 mai de 11h à 18h, lundi 26 mai de 11h à 15h

La quatrième vente d'Art et de Design Belges est devenue un des rendez-vous
bi-annuels incontournables chez Cornette de Saint Cyr Bruxelles.

Parmi les lots phares, l'œuvre «Lapin dans les dunes» de Léon Spilliaert. Datée de 1909, cette technique mixte sur papier de très belles dimensions (59x78 cm) est estimée entre 80000€ et 120000€. Très attendues également, deux œuvres de l'artiste Pop Art Evelyne Axell : «Ombre portée, Portrait de Françoise Merckx» (10000€ - 15000€) et «Petite fourrure verte», 1970, plexiglas et fourrure synthétique, version féminine de «L'origine du monde» de Gustave Courbet (25000 – 35000€).

La vente proposera un important noyau de tableaux abstraits de l'après deuxième guerre mondiale. Parmi ceux-ci, un ensemble de tableaux et de dessins de Jo Delahaut balayant toutes les périodes de sa carrière artistique, une des rares toiles réalisées dans les tons bleus de Joseph Lacasse (18000 et 22000 €), des œuvres signées Amédée Cortier, une très belle œuvre sur papier partagée signée Serge Vandercam et Christian Dotremont ou encore deux très belles gouaches de Roger Raveel de 1969 (10000 - 15000€). On pointera aussi deux églomisés et une grande toile africaniste de Floris Jespers, un grand tableau orientaliste de Jules Van Biesbroeck, quelques dessins d'Armand Rassenfosse. Pour compléter l'ensemble, des encres de Chine d'Antoine Mortier, un dessin de désagrégation (post mescalinien) d'Henri Michaux, des œuvres sur papier de Dan Van Severen ou encore trois bijoux de Pol Bury.

Pour la partie Design, notons les créations de Jules Wabbes, très attendues depuis les derniers records mondiaux frappés lors des précédentes ventes chez Cornette de Saint Cyr. Issus de deux collections privées de la fin des années 60 début 70, citons quelques lots comme deux bureaux de direction de forme boomerang, des meubles de rangement en lattes de bois exotique massif, une longue table en lattes de wengé de 330 cm, un ensemble de tables et de chaises provenant de la bibliothèque des sciences de Louvain-la-Neuve, trois prototypes de luminaires provenant de sa collection privée… D'autres grands noms du Design Belge alimentent le catalogue comme Ado Chale, Paula Swinnen et Christophe Gevers. A retenir également, une sélection de meubles et objets de Gustave Serrurier dont une chambre à coucher, un rare et précieux régulateur de parquet ainsi qu'une jolie table à thé modèle Liszt, un secrétaire de Gaston Eysselinck provenant de la poste d'Ostende...

Lot n°27
Léon Spilliaert (1881-1946) "Lapin dans les dunes", 1909.
Encre de Chine, lavis, pinceau, crayon de couleur, crayon gras, pastel, aquarelle, pinceau sur papier.
78 x 59 cm Provenance: Collection privée
Estimation : 80 000 - 120 000 €

-----
Lot n°28
Fernand Khnopff (1858 - 1921) Avec Verhaeren. "Un Ange", 1889.
Photo au platine rehaussée de crayons de couleur Signée et dédicacée en bas à droite 29 x 18 cm Provenance: Collection privée, New York Piccadilly Gallery, London Collection privée, Bruxelles.
Estimation : 30 000 - 40 000 €

-----
Lot n°196
Jules Wabbes (1919-1974) Bibliothèque double corps, double face Wengé massif, portes en mélaminé noir ou plexiglas, étagères mobiles en Masonite et piétement en acier à patine canon de fusil. Vers 1960. Circa 1960. H.208 cm L.227 cm P.46 cm
Estimation : 40 000 - 50 000 €

-----
Lot n°259
Ado Chale (né en 1928) Table / console Plateau en résine noire et mosaique d'hématite reposant sur trois pieds tripode en acier laqué noir. Signature en bronze incrustée sur la tranche. Vers 1970. Circa 1970. H.74,5 cm L.144 cm P.72 cm
Estimation : 30 000 - 40 000 €


Exposition du 14 au 22 février de 11h à 18h
Tentoonstelling van 14 tot 22 februari van 11u tot 18u

Une passion privée : Peintres belges
de la "Nouvelle Ecole de Paris" 1945-1965



(De G. à Dr.) Joseph Lacasse, Balancement, 1954 huile sur toile / olie op doek, 130x89cm
Jean Rets, Kios, 1958-1959, huile sur toile, 90x60cm / olie op doek, 90x60 cm
Pol Bury, Composition, 1951, huile sur toile, 100x80cm / Compositie, 1951, olie op doek, 100x80cm

Du 14 au 22 février, Cornette de Saint Cyr a le privilège d'exposer une collection privée. Celle-ci rassemble un magnifique ensemble d'artistes belges ayant pour point commun d'avoir participé de près, ou de loin, à l'aventure parisienne de l'abstraction. Au lendemain de la seconde guerre mondiale, dans un climat de liberté reconquise, l'art abstrait s'impose sous toutes ses formes sur la scène française. La Belgique n'est pas en reste. Une poignée d'artistes, belges d'origine, vont jouer un rôle prépondérant dans le développement du mouvement de part et d'autre de la frontière. Ils se nomment Michel Seuphor, Henri-Georges Closon, Georges Collignon, Jo Delahaut, Ernest Engel-Pak, Françoise Holley-Trasenter, Joseph Lacasse, Marcel Lempereur-Haut ou encore Henri Michaux. Les liens qui les unissent à la scène artistique française sont puissants. Que l'on songe à la participation au mouvement "Abstraction-Création" de Henri-Georges Closon et de Ernest Engel-Pak, tous deux devenus français dans les années 1920. Que l'on pense à Jo Delahaut, sociétaire actif de l'association "Salon des Réalités Nouvelles", créé en 1946 par son ami Auguste Herbin ou à Joseph Lacasse qui se fixe à Paris dès 1925 et prend la nationalité française en 1947. Beaucoup d'artistes belges cherchent la reconnaissance à Paris et prennent activement part aux expositions du "Salon des Réalités Nouvelles". L'association crée d'ailleurs plusieurs sections étrangères, dont une à Liège en 1948 qui prend le nom de "Réalité-Cobra" à l'initiative de Christian Dotremont. Elle réunit entre autres Pol Bury, Georges Collignon, Paul Franck et Léopold Plomteux. Tel un fil rouge, l'exposition mettra en exergue ces peintres belges abstraits, originaires du Sud du pays. On pourra ainsi admirer une petite quinzaine de Joseph Lacasse dont plusieurs toiles de la série des Balancements, une très belle huile sur toile de Marcel Lempereur-Haut, datée de 1948 et pas moins de 13 oeuvres d'Henri Michaux, des aquarelles, encres de Chine et huiles sur toile. Une bonne dizaine d'oeuvres de Jo Delahaut témoignent de l'intense activité artistique du peintre dans les années 50 et au début des années 60. Sans oublier les toiles de Francine Holley Trasenter, Jean Rets, Raoul Ubac, Gustave Singier, Henri-Georges Closon, Georges Collignon et Léopol Plomteux qui complèteront entre autres le panorama.

____________

Van 14 tot 22 februari heeft Cornette de Saint Cyr het voorrecht een privéverzameling tentoon te stellen. Deze omvat een prachtig ensemble van Belgische kunstenaars die allen, van dichtbij of van ver, hebben deelgenomen aan het Parijse avontuur van de abstractie. Net na de tweede wereldoorlog, in een klimaat van herwonnen vrijheid, domineert de abstracte kunst in al haar vormen op de Franse scène. België blijft niet achter. Een handvol kunstenaars van Belgische oorsprong zal een doorslaggevende rol spelen in de ontwikkeling van de beweging aan beide zijden van de grens. Ze heten Michel Seuphor, Henri-Georges Closon, Georges Collignon, Jo Delahaut, Ernest Engel-Pak, Françoise Holley-Trasenter, Joseph Lacasse, Marcel Lempereur-Haut en Henri Michaux, en onderhouden nauwe banden met de Franse kunstscène. Denk maar aan de deelname aan de beweging "Abstraction-Création" van Henri-Georges Closon en Ernest Engel-Pak, die beiden Fransman werden in de jaren '20. Of aan Jo Delahaut, actief lid van de vereniging "Salon des Réalités Nouvelles", in 1946 opgericht door zijn vriend Auguste Herbin; of aan Joseph Lacasse, die zich vanaf 1925 in Parijs vestigt en in 1947 de Franse nationaliteit aanneemt. Heel wat Belgische kunstenaars zijn in Parijs op zoek naar erkenning en nemen actief deel aan de tentoonstellingen van het "Salon des Réalités Nouvelles". De vereniging zet trouwens verschillende buitenlandse afdelingen op, waaronder een in Luik in 1948 die de naam "Réalité-Cobra" krijgt, op initiatief van Christian Dotremont. Onder andere Pol Bury, Georges Collignon, Paul Franck en Léopold Plomteux maken er deel van uit. Als rode draad belicht de tentoonstelling deze abstracte Belgische schilders afkomstig uit het zuiden van het land. Zo kan men een vijftiental werken van Joseph Lacasse bewonderen, waaronder verschillende doeken uit de reeks 'Balancements', een heel mooi olie op doek van Marcel Lempereur-Haut, gedateerd 1948, en maar liefst 13 werken van Henri Michaux, aquarellen, Oost-Indische inkttekeningen en olieschilderingen op doek. Een tiental werken van Jo Delahaut getuigt van de intense artistieke activiteit van de schilder in de jaren '50 en aan het begin van de jaren '60. Zonder voorbij te gaan aan de doeken van Francine Holley Trasenter, Jean Rets, Raoul Ubac, Gustave Singier, Henri-Georges Closon, Georges Collignon en Léopold Plomteux, die het panorama vervolledigen.


Jacques Charlier :
Peintures et objets en tous genres etc.



Jacques Charlier, Away, 2013. Acrylique sur toile. 120 x 100 cm

Pour fêter ses 75 printemps, l'artiste liégeois à l'humour ravageur et caustique, qui depuis belle lurette critique les modes et les lois du marché, son système, ses implications, ses changements d'humeurs, ses périodiques engouements et répudiation, a décidé de poser ses valises dans une salle de ventes bruxelloise. Un geste fort, s'il en est ! L'exposition durera une semaine, le temps de nous plonger dans l'univers aussi divers que varié de Jacques Charlier. Car dès l'adolescence, l'insolent a fait le pari insensé d'être un artiste toutes disciplines confondues. Autodidacte doué, il va même décider au début des années soixante, d'illustrer chaque idée qui lui passe par la tête en empruntant le style et le média qui lui convient le mieux. Cette attitude lui vaudra d'être taxé de dilettante, dans un monde où chaque artiste s'évertue à se distinguer des autres en se formatant un style définitif. Cette liberté qu'il prend est dérangeante, perturbante pour le monde de l'art. Ce n'est que dans la durée que cette trajectoire complexe a pu devenir lisible pour un public averti.

Cornette : En installant vos œuvres dans une salle de vente, quelle est votre intention?

J.C.: Une salle de ventes n'est ni une galerie d'art, ni un musée où un espace culturel privilégié. C'est un lieu d'aboutissement d'objets divers chargés d'histoire. Chaque mise aux enchères rassemble ce qui reste sur la plage du temps, quand se retirent les marées de la vie. Les accrochages qu'on y réalise n'ont donc rien à voir des mises en scènes artistiques où tout est aseptisé, isolé, sublimé. C'est la raison pour laquelle s'y opère une certaine cruauté visuelle, une sorte de mise à nu de peintures, de meubles ou d'objets. Ils sont confrontés à un environnement étranger de celui de leur origine sociale et esthétique. Je vais essayer de me confondre à ce mode d'accrochage, de façon à ce qu'on ait l'impression qu'il s'agit d'une vente habituelle. Au départ, tout doit sembler normal.

Cornette : Qu'allez-vous exposer comme genre d'œuvres dans ce contexte particulier ? Pourra-t-on la considérer comme une installation déstabilisante?

J.C.: Accrocher des œuvres les plus différentes possibles, rendre visible cette incessante mutation de styles, de formes, de facture et de supports…… Donner l'impression d'un accrochage de plusieurs artistes, mêlé à des meubles de toutes provenances. C'est aussi l'occasion pour les connaisseurs de s'amuser en se questionnant. A l'opposé de l'installationnisme qui use des trucs et ficelles de l'avant-gardisme habituel, qui ne surprend plus personne.

Cornette : Une série de petits tests sur notre manière de regarder?

J.C.: Oui…. Une espèce de brain-test pictural en quelque sorte. Mes tableaux résultent de scénarios susceptibles de créer le doute ou la connivence. Je me suis même parfois demandé en redécouvrant certaines oeuvres antérieures, si j'en étais bien l'auteur (rires). Mon refus de l'identité unique, m'a permis de prendre du recul sur la fausse logique du système. Je rencontre souvent des amateurs écoeurés par le battage médiatique continu de la post-avant-garde. Je comprends aussi qu'il est dur d'y échapper, vu qu'il a induit la presse spécialisée, l'enseignement et l'ensemble des réseaux culturels. C'est le moment de s'interroger sur cette fuite en avant, organisée par ceux qui voudraient nous faire croire que tout art légitimé par le marché dominant, y compris le moindre courant d'air, est un art promis à l'éternité.

Cornette : Comment imaginez-vous les réactions des visiteurs ?

J.C.: Je montre des choses qui ne sont ni des faux ni leurres. Même si elles posent question, ce sont des œuvres originales dans tous les sens du terme. A chaque idée, le style qui lui convient le mieux. C'est un peu comme des expériences de science amusante (rires). Ce sont ces dérives critiques picturales qui changent à chaque fois le point de vue unique et ouvrent vers d'autres perspectives. J'espère qu'elles apporteront par leur humour, beaucoup de plaisir aux regardeurs avertis.

____________

Jacques Charlier :
schilderijen en voorwerpen van allerhande genres enz.

De Luikse kunstenaar Jacques Charlier heeft een scherp en zelfs bijtend gevoel voor humor en bekritiseert al geruime tijd de trends en de wetten van de markt, het systeem, zijn implicaties, zijn gemoedswisselingen, zijn periodieke bevliegingen en verloocheningen. Om zijn 75 lentes te vieren heeft hij besloten zijn onderkomen te zoeken in een Brussels veilinghuis. Een sterk gebaar, dat mag gezegd worden! De tentoonstelling zal een week lang lopen, de tijd om ons onder te dompelen in de diverse en geschakeerde wereld van Jacques Charlier. Al sinds zijn kinderjaren had deze brutale vlegel het waanzinnige idee opgevat als kunstenaar alle disciplines door elkaar te beoefenen. Als getalenteerd autodidact beslist hij aan het begin van de jaren '60 zelfs om elk idee dat bij hem opkomt, te illustreren volgens de stijl en met de media die hem het best uitkomen. Door die houding wordt hij aanvankelijk beschouwd als een amateur, in een wereldje waarin elke kunstenaar zich uitslooft om zich van de anderen te onderscheiden en een eigen stijl te ontwikkelen. De vrijheid die hij zich toe-eigent is voor de kunstwereld storend, verwarrend. Pas na verloop van tijd werd dit complexe traject begrijpelijk voor een geïnformeerd publiek.

Cornette: Wat was uw bedoeling toen u uw werken in een veilinghuis installeerde?

J.C.: Een veilingzaal is noch een kunstgalerie, noch een museum of een geprivilegieerde culturele ruimte. Het is een plek waar uiteenlopende voorwerpen, elk met hun eigen geschiedenis, uiteindelijk samenkomen. Elke veiling verzamelt wat blijft liggen in de vloedlijn van de tijd, als de getijden van het leven zich terugtrekken. De tentoonstellingen hebben daar dus niets te maken met de artistieke ensceneringen waarin alles steriel, geïsoleerd, gesublimeerd is. Om die reden gaat dat gepaard met een zekere visuele wreedheid, een soort ontbloting van schilderijen, meubelen of voorwerpen. Ze worden geconfronteerd met een omgeving die totaal verschilt van hun maatschappelijke en esthetische plaats van herkomst. Ik zal me proberen schikken naar deze wijze van tentoonstellen, zodat mensen de indruk krijgen dat het gaat om een gewone veiling. Aanvankelijk moet alles normaal lijken.

Cornette: Wat voor werken zal u in die bijzondere context tentoonstellen? Kan men dit beschouwen als een destabiliserende installatie?

J.C.: Zo verschillend mogelijke werken tentoonstellen, deze onophoudelijke mutatie van stijlen, vormen, technieken en dragers zichtbaar maken… De indruk wekken van een tentoonstelling van verschillende kunstenaars, vermengd met meubelen van over de hele wereld. Het is ook een gelegenheid voor de kenners om zich te vermaken door zichzelf in vraag te stellen. Dit in tegenstelling tot het installationisme, dat de trucjes en kneepjes van het gebruikelijke avant-gardisme gebruikt, en niemand meer verbaast.

Cornette: Een reeks korte tests over onze manier van kijken?

J.C.: Ja…. In zekere zin een soort picturale brain-test. Mijn doeken vloeien voort uit scenario's die aanleiding kunnen geven tot twijfel of verstandhouding. Toen ik bepaalde oudere werken herontdekte, vroeg ik me soms af of ik wel de maker ervan was (lacht). Mijn weigering één enkele identiteit aan te nemen, zorgde ervoor dat ik afstand kon nemen van de valse logica van het systeem. Ik ontmoet vaak liefhebbers die ontmoedigd zijn door de onophoudelijke mediahype rond de post-avant-garde. Ik begrijp ook dat het moeilijk is daaraan te ontkomen, omdat die wordt gecreëerd door de gespecialiseerde pers, het onderwijs en de cultuurnetten. Dit is het moment om je vragen te stellen bij deze vlucht voorwaarts, georganiseerd door mensen die ons willen laten geloven dat elke vorm van kunst die wordt gelegitimeerd door de dominerende markt, zelfs de meest futiele stroming, het eeuwige leven is beschoren.

Cornette: Hoe denkt u dat de bezoekers zullen reageren?

J.C.: Ik toon dingen die noch namaak, noch bedrieglijke schijn zijn. Ook al roepen ze vragen op, toch zijn het originele werken in alle betekenissen van het woord. Elk idee krijgt de stijl die er het best bij past. Het is een beetje zoals de experimenten uit de vermakelijke wetenschap (lacht). Het zijn deze kritische beeldende afdrijvingen die telkenmale het unieke standpunt veranderen en de deur openzetten voor nieuwe perspectieven. Ik hoop dat ze dankzij hun humor veel plezier schenken aan de gewaarschuwde kijkers


Calendrier

26/04/2015 Art contemporain & Design
11/05/2015 Design Scandinave
09/06/2015 Art & Design belge
23/06/2015 Summer auction

Cornette de Saint Cyr maison de ventes
6 avenue Hoche - 75008 Paris, France
Agrément 2002-379 / 2002-364
Tél : 33 (0)1 47 27 11 24
info@cornette-saintcyr.com





Quelques résultats