Communiqué de presse

Street Art - Art Urbain

Vente aux enchères lundi 26 septembre 2016


Le 26 septembre prochain, la maison de vente Cornette de Saint Cyr en collaboration avec David Maquis-Art organisera une vente consacrée aux Street Art. Ce seront près de 200 oeuvres qui seront proposées aux collectionneurs sur des estimations allant de 2 000 € à 40 000 €.

Reconnu et de plus en plus légitimé ces dernières années, le Street Art est devenu une spécialité importante du marché de l’art. Le Street Art ou « art urbain » englobe différentes techniques dont le graffiti, le pochoir, la projection vidéo, le collage dans la rue et sur trottoir et toutes formes d’expression artistique visible dans les lieux publics. Message activiste, revendication politique ou poésie urbaine, le street art est la nouvelle tribune des artistes contemporains. Mouvement artistique international, né au départ d’une opposition aux différents mouvements classiques ou codés du XXe siècle, il se revendique aujourd’hui comme réel langage universel.

La vente offrira aux amateurs et aux collectionneurs la possibilité d’acquérir des oeuvres de certains des artistes les plus importants de la scène actuelle. Parmi lesquels :

CRASH (JOHN MATOS)
Lush dagger (1990)

Aérosol et laque sur toile
Dim. : 228 x 328 cm
Estimation : 30 000 / 40 000 €

Crash ou John Matos, est un artiste du graffiti né dans le Bronx le 11 octobre 1961. Il est l’un des Protagoniste majeur de l’«Aerosol (R)evolution». Crash commence le Graffiti très jeune sur les trains new-yorkais avant de s’exercer sur les toiles. Il intègre dès 1983 la galerie Sidney Janis avant de faire son entrée dans les plus grandes collections mondiales du MOMA de New York au Stedelijk Museum d’ Amsterdam. Il apparait au grand public en co-produisant avec Keith Haring la campagne publicitaire, Peter Stuyvesant. Dans un style proche des comics, avec toujours des couleurs flamboyantes propres à la publicité, ses oeuvres s’affirment comme pur produit du monde contemporain. Il s’inscrit dans la filiation parfaite du Pop Art et hisse à nouveau cette présumée sous-culture au rang de « grand art ».

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JONONE
Dride and lepts (2012)

Acrylique sur toile
150 x 200 cm
Estimation : 25 000 / 35 000 €

Peintre d’origine dominicaine, Jonone s’impose comme une figure majeure de la culture graffiti. Fondateur du 156 crew, il commence à 17 ans, avec son ami d’enfance White Man, à bomber des trains et des murs d’Harlem. Les créations de cet autodidacte s’inspirent de la culture hip-hop, de la rue, du métro et du break-dance, comme d’oeuvres d’illustres peintres, tels Kandinsky, Pollock ou Schnabel. En 1987, Jonone débarque à Paris avec son ami Bando. Les deux artistes ramènent avec eux une véritable culture du graffiti américain, et la développent dans la capitale française. Jonone commence à peindre des toiles, en parallèle à ses activités de graffeur. Il est l’un des premiers graffeurs à franchir le pas entre la rue et les ateliers.

KEITH HARING
Dessin pour les ballets de Monte Carlo (1989)

Encre sur papier
Dim. : 77 x 59 cm
Signée et datée au verso
Estimation : 25 000 / 35 000 €

Keith Haring est un artiste américain des années 1980, chef de file de la street culture new-yorkaise et activiste. À 18 ans il entreprend des études de graphisme commercial à Pittsburgh puis continue à l’école des Arts visuels de New York. Il expérimente le collage, la peinture, les installations, la vidéo, etc. mais son mode d’expression privilégié reste le dessin. À New York, dans l’East Village, il découvre la foisonnante culture alternative des années 80 qui, hors des galeries et des musées, développe son expression sur de nouveaux territoires : rues, métros, entrepôts, etc. Il rencontre des artistes underground comme Kenny Scharf et Jean-Michel Basquiat avec qui il devient ami, et participe à des expositions et performances au Club 57, qui devient le lieu fétiche de l’élite avant-gardiste. Inspiré par le graffiti et soucieux de toucher un large public, Haring commence à dessiner à la craie sur des panneaux publicitaires du métro de New York. Il grave également des dalles de grès des trottoirs dans l’East Village (elles sont toujours présentes de nos jours). Le style Haring, c’est la répétition infinie de formes synthétiques soulignées de noir avec des couleurs vives, éclairantes sur différents supports. Sa première exposition personnelle a lieu en 1982 à la galerie Tony Shafrazi à New York. En 1985 il est invité à participer à la Biennale de Paris. Son travail l’amène à collaborer avec des artistes tels que Madonna, Grace Jones ou William S. Burroughs.

SPEEDY GRAPHITO
Power (2014)

Dim. : 145 x 103 cm
Estimation : 12 000 / 15 000 €

SPEEDY GRAPHITO est né d’un savant mélange. SPEEDY : vitesse, mouvement rapide, geste. Et GRAPHITO : Graffiti, graphique, graphite (pierre noire). Donc, SPEEDY GRAPHITO signifierait le chemin qui mène vers l’au-delà par l’expression du geste. Efficaces, ses toiles semblent trouver un écho dans une jeunesse avide de fraîcheur et d’énergie, de quoi l’encourager à poursuivre ses investigations. L’un des pionniers du mouvement «Street art» français, il impose un style novateur et percutant et son travail est devenu une référence pour une nouvelle génération d’artistes.

SHEPARD FAIREY ‘OBEY’
Peace fingers (2009)

Collage sur bois
Dim. : 243 x 243 cm
Signée en bas à gauche
OEuvre de rue, saisie par la police lors de la campagne de street marketing que Shepard à fait pour soutenir son exposition rétrospective à Boston en 2009.
Estimation : 25 000 / 35 000 €

Né en 1970 à Charleston aux Etats-Unis et diplômé du lycée de Wando puis de la prestigieuse Rhode Island School of Design, il vit et travaille aujourd’hui à Los Angeles. Il s’est d’abord fait connaître par les autocollants André the Giant Has a Posse, qui a donné la campagne Obey Giant, inspirée du film de John Carpenter «Invasion Los Angeles». Il est devenu mondialement célèbre lors de la campagne présidentielle américaine de 2008, avec la création du poster HOPE de Barack Obama qui deviendra une image-icône de la campagne. Son travail est présent dans les collections du Smithsonian, du Los Angeles County Museum of Art, du Musée d’Art Moderne de New York et du Victoria and Albert Museum de Londres. Sa première rétrospective muséale Supply & Demand s’est ouverte à l’Institut d’Art Contemporain de Boston en 2009. Il continue néanmoins ses activités de collage sauvage, ce qui lui a encore valu une arrestation en février 2009. Il figure dans le top 5 des artistes Street Art les plus suivis au monde.

FENX
Sans titre

Dim. : 202 x 162 cm
Estimation : 10 000 / 15 000 €

Frappé par le virus du graffiti à la fin des années 80, Fenx défend le côté authentique du graffiti, celui qui se pratique dans la rue. Depuis quelques années il se confronte au monde de l’art en s’attaquant à un nouveau support, la toile. Ses oeuvres sont un mélange de graffiti, d’influences de peintres du XXème siècle et de graphisme.

SHAKA
Déterminé (2010)

Dim. : 193 x 130 cm
Estimation : 10 000 / 15 000 €

Shaka (Marchal Mithouard), artiste français issu de l’art urbain, a marqué les esprits grâce à une technique unique : en y intégrant des éléments qu’il sculpte directement sur toile, ses oeuvres sortent de l’espace plat pour venir à notre rencontre. Portraitiste hors pair, il fragmente ses visages pour capter les expressions les plus crues et mettre en lumière l’absurdité des comportements humains. Sa technique de travail très élaborée ne lui permettant de produire que quelques pièces par an, et ses nombreuses sollicitations à l’étranger, en font un artiste rare en France. «Actuellement mon but est de travailler autour du volume, du mouvement et de la profondeur. J’utilise souvent des personnages qui font des grimaces, des attitudes très exacerbées, violentes parce qu’il y a du mouvement, du caractère et des expressions fortes» précise Shaka.

MODE 2
Cycle of life

Dim. : 210 x 170 cm
Estimation : 8 000 / 12 000 €

Mode2 dessine dès l’enfance, et utilise très vite des bombes comme ustensile. Il rencontre Bando à Londres, et scelle son alliance avec l’Angleterre avec le Bomb Squad 2, renommé Crime Time Kingz au moment où Shoe en devient membre. En 1987, installé à Paris, il peint avec Bando, Colt, Kayone, et Echo créant ainsi le 93 Mafia Crew. Il participe aux débuts du groupe très controversé de rap français NTM jusqu’en 92. Mode2 est très peu publicisé, car très puriste dans sa vision de son art ; il a également refusé plusieurs partenariats avec Total ou Nike pour des raisons éthiques. Guest Star à l’exposition «Art in the streets» au MOCA, il est une figue intouchable de la scène Graffiti.

NICK WALKER
Sweet Revenge (2013)

Acrylique sur toile
Dim. : 100 x 80 cm
Estimation : 7 000 / 9 000 €

Nick Walker bat très jeune le pavé de Bristol pour multiplier les graffitis et devient rapidement l’artiste précurseur du phénomène en Grande-Bretagne. Dès 1992, il se met à combiner pochoir et dessins en intégrant la crudité du graphisme de rue à l’image numérique. La photo procure d’infinies possibilités de saisir la vie et donc une grande diversité de création au pochoir. Le résultat, très sophistiqué, ajoute la vigueur d’un trait «urbain» échevelé à la précision de la photo. La rue reste pour Nick Walker la plus vaste mais la plus éphémère des galeries. A ses yeux, seul le travail en atelier garantit la pérennité de sa création. En extérieur, il cherche à donner un «peu d’air» au mur en espérant que le passant y trouve un motif d’évasion et de réflexion. Nick Walker n’a pas fini d’innover et de provoquer. Il a récemment été exposé aux côtés d’Andy Warhol, Takashi Murakami et Brice Marden au Musée d’Art de Fort Lauderdale.

RERO
No Meaning

Dim. : 125 x 120 cm
Estimation : 6 000 / 8 000 €

RERO est né en 1983 à Beaune, il développe son concept de «Négation de l’image» suite à une overdose d’images dont nous sommes tous les victimes en milieu urbain. Son travail interpelle sur la notion de propriété privée. Pour ce projet, il utilise de façon absolue la police de caractère Verdana, typographies les plus utilisées sur le web, par son principe de compatibilité et d’universalité. RERO a voulu ainsi la faire migrer du monde virtuel vers le monde réel, tout en conservant ses connotations et propriétés visuelles.

UNE VENTE EN COLLABORATION AVEC LE SEUL EXPERT ISSU DE L’UNIVERS STREET ART

David Maquis-Art est le seul expert en vente aux enchères de Street art issu de cet univers. Graffeur depuis les années 90, il crée une association afin de promouvoir la culture HIP HOP et organise des soirées et des prémisses d’exposition, pendant cette période il réalise de nombreuses photos des oeuvres des artistes qu’il fréquente. Souhaitant faire partager au plus grand nombre ces clichés il crée Maquis-Art.com, devenu au fil du temps communautaire et participatif. Aujourd’hui, le site est la plus grande base de photos de graffiti avec 10 000 artistes et plus de 120 000 photos géolocalisées et référencées pour 15 000 à 20 000 visiteurs par jour.

Afin de financer le site, il décide en 2005 de commercialiser des articles spécialisés tels que des vidéos, t-shirts, goodies mais également des bombes et des marqueurs développant lui-même la structure pour diffuser ses produits aussi bien dans des boutiques en province qu’à l’étranger.

En 2009, la maison de ventes Cornette de Saint Cyr / Millon le contacte car « qui mieux que le vendeur de bombe peut connaitre les artistes ». La première vente entièrement consacrée au Street Art est organisée en juin 2009 à la Cigale. La vente retracera l’histoire du graffiti et de ceux qui l’ont marquée. David Maquis-Art a été voir groupe par groupe tous ceux qui l’avait d’abord impressionné lui, qu’ils fassent des toiles ou non, pour leur en commander une. 90 % des tableaux venaient directement des artistes. La vente fut un énorme de succès, 3 000 personnes au vernissage, plus aucun catalogue disponible à l’ouverture de l’expo, une salle pleine. D’autres ventes ont suivi, permettant aux artistes de Street Art d’intégrer les plus grandes collections internationales et de devenir, avec la reconnaissance du marché, des artistes à part entière. David Maquis-Art a en parallèle organisé la partie graffiti de Paris Hip Hop. En Juin 2009, il ouvre également un magasin de bombes, rue de Clignancourt puis en 2011 Maquis-art Shop and Gallery, rue Quincampoix à Paris, collé à la galerie Agnès B, pionnière dans le Street Art. Toujours dans cet esprit de promotion des artistes de Street Art, il produit le seul magazine consacré au graffiti sur train encore difusé.

8 ans après les premières ventes, pari réussi pour David Maquis-Art car nombre d’artistes présents lors de sa première vente à La Cigale sont des stars d’aujourd’hui (Banksy, Dran, Futura, Taki, Seen, Blek le rat, Zenoy, Colorz, Zevs, Trane, Speedy Graphito, Fenx, Gully etc etc).

Il reste le seul expert qui a été et est encore actif dans le graffiti pur, le seul qui a grandi avec cette culture Graffiti, qui l’a vécue et qui en a été plus que partie prenante. Il connait toutes les étapes, de l’artiste aux collectionneurs, en passant par le matériel et la diffusion via ses supports.

Vente aux enchères le lundi 26 septembre 2016 à 19h00
6 avenue Hoche 75008 Paris

Expositions publiques :
Du 22 au 26 septembre de 11h à 18h

RELATIONS PRESSE : Anne d’Artigue - communication@cornette-saintcyr.com - 06 77 07 09 88




Communiqué de résultat

2 250 495 € pour la collection Jean-Marie Drot

Les 9 et 10 juin derniers la maison de ventes Cornette de Saint Cyr organisait sa traditionnelle vente d’art contemporain. Au cours de ces deux vacations ont été dispersées une partie de la Collection Jean-Marie Drot, le vagabond cosmopolite, ainsi que des oeuvres d’art contemporain. La vente a totalisé un produit vendu de 3 150 243 € frais compris dont 2 250 495 € pour la Collection Drot et a établi 4 nouveaux records français.


COLLECTION JEAN MARIE DROT

Au-delà des oeuvres qui la composent, chaque collection est un autoportrait de celui qui l’a rassemblée. Ainsi, une collection d’historien d’art est par nature doublement passionnante : elle raconte le déroulé d’une vie, ses rencontres, ses hasards, mais elle reflète aussi des engagements, des partis-pris, une vision de l’art à un moment donné. Dans le cas de Jean-Marie Drot, l’aventure est rendue plus passionnante encore par son attirance jamais démentie pour l’ « ailleurs », les autres cultures, les civilisations mal connues. Construite au gré des échanges, des cadeaux, des admirations réciproques, la Collection de Jean-Marie Drot livre un témoignage unique sur l’histoire de l’art de la seconde moitié du vingtième siècle, tous continents confondus.

Les plus belles enchères ont été portées sur les oeuvres d’Akbar Padamsee (né en 1928), peintre indien. Il est considéré comme l’un des pionniers dans la peinture indienne moderne avec Souza, MF Hussain et Raza. Proche de ce dernier, c’est sur sa suggestion qu’il vient le rejoindre à Paris en 1951. Là, il fait la connaissance, décisive pour l’évolution de son art, de Stanley Hayter. En 1965, il est lauréat de la Rockefeller Foundation, invité comme artiste en résidence à l’Université du Wisconsin, avant de retourner s’établir en Inde en 1967. Subtile et méditative, sa peinture connaît un grand succès international.

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Lot 5
Akbar PADAMSEE (né en 1928)

Sans titre, 1964
Huile sur toile, signée et datée en haut à droite
Dim. : 118 x 118 cm
Adjugé : 298 560 € frais compris – Record français

Lot 4
Akbar PADAMSEE (né en 1928)

Sans titre, 1953
Huile sur panneau, signée et datée en bas à gauche
Dim. : 89 x 58 cm
Adjugé : 248 960 € frais compris

Lot 6
Akbar PADAMSEE (né en 1928)

Sans titre, circa 1964
Huile sur toile
Dim. : 100 x 100 cm
Adjugé : 199 360 € frais compris

Belles enchères également pour Key Hiraga (1936-2000), peintre japonais. Dès son arrivée à Paris en 1965, il s’inscrit dans l’élan de liberté créatrice propre à cette période où surgissent des mouvements artistiques comme la Figuration narrative ou le Pop Art. Il participe également à l’aventure du groupe ORA, réuni par le critique d’art Gérald Gassiot-Talabot. Stridente et mordante, sa peinture évoque les créations de son compatriote Tetsumi Kudo, comme lui préoccupé par les dérives de la société contemporaine, perceptibles jusque dans les profondeurs du corps et de l’esprit humains.

Lot n° 8
Key HIRAGA (1936-2000)

Fenêtre, 1965
Huile sur toile
Signée et datée en bas au centre
Contresignée, titrée et située «Paris» au dos
Dim. : 130 x 97 cm
Adjugé : 75 360 € frais compris – Record français

Lot n° 11
Key HIRAGA (1936-2000)

Fenêtre, 1965
Huile sur toile
Signée et datée en bas à gauche
Contresignée et titrée au dos
Dim. : 130 x 97 cm
Adjugé : 69 160 € frais compris

Lot n° 15
Joseph SIMA (1891-1971)

Sans titre, 1961
Huile sur toile
Signée et datée en bas à droite
Dim. : 75 x 100 cm
Adjugé : 69 160 € frais compris

Lot n° 16
Joseph SIMA (1891-1971)

Sans titre
Huile sur toile
Signée en bas à droite
Dim. : 51 x 61 cm
Adjugé : 66 680 € frais compris

Tadeusz Brzozowski (1918-1987) est un peintre polonais. Membre du collectif d’avant-garde connu sous le nom de « Groupe de Cracovie », il a été professeur au Lycée des Arts Décoratifs de Zakopane avant d’en devenir le directeur. Tenant de l’expressionnisme abstrait, il témoigne d’une réelle audace formelle, notamment dans ses accords colorés.

Lot n° 19
TADEUSZ BRZOZOWSKI (1918-1987)

Hebesy, 1969
Huile sur toile
Signée, datée et titrée au dos
Dim. : 140 x 142 cm
Adjugé : 67 920 € frais compris – Record français

Jan Lebenstein (1930-1999) est un peintre et graphiste polonais. Après des études à l'Académie des beaux-arts de Varsovie, il reçoit en 1959 le Grand Prix de la Biennale de la jeunesse à Paris. La même année, il s'y installe dans la capitale et adopte la nationalité française. Protéiforme, son art est fortement imaginatif, à la limité du surréalisme.

Lot n° 23
Jan LEBENSTEIN (1930-1999)

Sans titre, 1959
Huile sur toile
Signée et datée en bas à droite
Dim. : 180 x 65 cm
Adjugé : 58 000 € frais compris – Record français

Alekos Fassianos (né en 1935) est un peintre grec. Dès les années soixante, il expose dans les plus grandes galeries internationales, notamment chez Paul Facchetti puis chez son compatriote Alexandre Iolas. Reconnaissable netre tous, son style témoigne de ses influences et de ses obsessions, entre la mythologie des Dieux de l’Olympe et le mouvement perpétuel de notre monde.

Lot n° 28
Alekos FASSIANOS (né en 1935)

Souvenir d’un été
Huile sur toile
Signée en haut à gauche. Titrée en haut à droite.
Dim. : 166 x 133 cm
Adjugé : 40 640 € frais compris

Yannis Gaïtis (1923-1984) est un peintre et sculpteur grec. Expressionniste au départ, son art évolue rapidement vers une évocation assez Pop de l’homme stéréotypé et standardisé, dont la silhouette immuable se démultiplie à l’infini, dans ses tableaux, sculptures ou bas-reliefs. Figure majeure de l’île d’Ios, un musée lui est consacré, bâti d’après les plans de Loretta Gaïtis.

Lot n° 31
Yannis GAITIS (1923-1984)

Sans titre, 1947
Huile sur toile
Signée et datée en bas à droite
Dim. : 147 x 212 cm
Adjugé : 44 360 € frais compris

FIGURES DE L'ART CONTEMPORAIN

Lot 51
Antonio SAURA (1930-1998)

ANTA, 1961
Huile sur toile, signée, titrée, datée sur le châssis
Dim. : 162 x 130 cm
Adjugé : 149 760 € frais compris

Lot 62
Yan PEI-MING (Né en 1960)

Paysage international. Le lieu du crime n°1, 1999
Huile sur toile
Dim. : 300 x 400 cm
Adjugé : 71 640 € frais compris

RELATIONS PRESSE : Anne d’Artigue - communication@cornette-saintcyr.com - 06 77 07 09 88




Bilan 1er semestre 2016

21,1€* millions de produits vendu au 1er semestre en augmentation de 30%

Le 1er semestre 2016 a connu une croissance importante soutenue par les départements historiques de notre maison de ventes à savoir l’art du XXe qui a représenté 17,1 M* dont 13,2 M* en art contemporain (incluant les vente privée). Notre produit vendu global s’élève à 21,1 M*, nous positionnant comme la 4e Maison de ventes française et la 1ère indépendante.

Le moment clé de notre saison a été la dispersion de la collection du vagabond cosmopolite, Jean-Marie DROT qui a atteint 2,5M. Cette vente passionnante et émouvante a été couronnée de succès obtenant de nombreux records tant pour des artistes européens (Tadeusz BRZOZOWSKI, Jan LEBENSTEIN …) que plus lointains comme l’indien Akbar PADAMSEE ou le japonais Key HIRAGA.

Un autre temps fort a été l’organisation de la première vente des photographies de PARIS MATCH. Nous permettant de retrouver des images de notre patrimoine culturel et affectif commun. Citons plus particulièrement l’intime cliché de Jacques CHIRAC dans le Concorde.

Du côté des estampes, nous avons établi le record français pour une estampe contemporaine avec THE SCREAM (AFTER MUNCH), 1984, sérigraphie en couleurs d’Andy WARHOL (1928-1987) qui a été adjugée 180 760 €

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Parmi les autres ventes remarquables citons la collection TILMAN qui réunissait estampes et art contemporain, et qui a également su rencontrer ses collectionneurs avec 95% des lots vendus pour le double de l’estimation basse soit 450 000 €. Ou encore la dispersion de la garde-robe d’Hélène ROCHAS avec la vente de la robe Yves SAINT LAURENT, haute couture, n°15517, Printemps - Eté 1967 Collection Africaine qui a été adjugée 21 896 €.

À Bruxelles, dont l’activité est en forte croissance (avec plus de 30 %), de nombreuses collections ont été dispersées au cours du semestre dont la collection Pierre WOLFCARIUS, Collection Gerald WATELET, Collection d’estampes de Paul DELVAUX ou des estampes de Jo DELAHAUT … et quelques records mondiaux ont été atteints dont trois pour des oeuvres d’Evelyn AXELL provenant de la collection du Comte X.

Le second semestre s’annonce sous de bons auspices dès la rentrée, celle-ci s’ouvrant avec la collection particulière d’oeuvres d’Enzo MARI et avec une importante vente de street art. Le programme du semestre sera marqué par nos rendez-vous habituels notamment avec nos grandes ventes d’art contemporain et moderne qui se tiendront pendant la FIAC.

Top 15 des plus belles enchères



Akbar PADAMSEE (né en 1928)
Sans titre, 1964
Huile sur toile, signée et datée en haut à droite
Dim. : 118 x 118 cm
Collection Jean-Marie Drot
Adjugé : 298 560 € frais compris - RECORD FRANÇAIS - Vente du 8 juin 2016 - Paris

Akbar PADAMSEE (né en 1928)
Sans titre, 1953
Huile sur panneau, signée et datée en bas à gauche
Dim. : 89 x 58 cm
Collection Jean-Marie Drot
Adjugé : 248 960 € frais compris - Vente du 8 juin 2016 - Paris

Akbar PADAMSEE (né en 1928)
Sans titre, circa 1964
Huile sur toile
Dim. : 100 x 100 cm
Collection Jean-Marie Drot
Adjugé : 199 360 € frais compris - Vente du 8 juin 2016 - Paris

Andy WARHOL (1928-1987)
The scream (After Munch) 1984
(Feldman & Schellmann, IIIA.58)
Sérigraphie en couleurs sur Lenox Museum Board
Pièce unique
Cachet de l’Andy Warhol Art Authentication Board au dos
Numéroté A 160 992 au dos. Rupert Jasen Smith Imprimeur, New York
Dim. : 101,6 x 81,3 cm – encadré
Adjugé : 180 760 € - RECORD FRANCAIS POUR UNE ESTAMPE - Vente du 12 04 2016 - Paris

Evelyne AXELL (1935-1972)
Le petit espace vert, 1970
Email sur plexiglas et fourrure synthétique
Dim. : 124 x 58 cm
Résultat : 157 200 € - RECORD MONDIAL - Vente du 23 05 2016 - Bruxelles

Antonio SAURA (1930-1998)
Anta, 1961
Huile sur toile, signée, titrée, datée sur le châssis
Dim. : 162 x 130 cm
Adjugé : 149 760 € frais compris - Vente du 8 juin 2016 - Paris

Wim DELVOYE (né en 1965)
Jesus Twisted, 2006.
Bronze.
Signé et daté. Edition 1/3.
Dim. : 396 x 102 x 42 cm
Provenance : Collection privée, Belgique.
Adjugé : 118 750 €- Vente du 24 04 2016 - Bruxelles

Evelyne AXELL (1935-1972)
L’Herbe tendre, 1970
Email sur plexiglas, fourrure synthétique
Signé en bas. Dim. : 79 x 58 cm
Adjugé : 117 900 € - Vente du 23 05 2016 - Bruxelles

ROLEX
DAYTONA COSMOGRAPH (1971) Cadran exotique dit Paul Newman. Réf. 6262. N° 2783XXX. Exceptionnel : un seul propriétaire. Boitier acier, fond vissé, poussoirs lisses étanches. Couronne Oyster. Lunette en bakélite noire tachymètre. Cadran argenté, compteurs noirs, index carré et aiguilles bâton luminescentes. Totalisateur 12 heures, 30 minutes et secondes permanentes. Mouvement Chronographe base Valjoux 722-1. Fréquence 21600 a/h. Bracelet acier plié. Écrin Rolex.
Adjugé : 96 440 € - Vente du 15 04 2016 - Paris

Alexander CALDER (1898-1976)
Purple and patchwork 1969
Gouache et encre sur papier
Signée et datée en bas à droite
Dim. : 74 x 110 cm
Cette oeuvre est enregistrée dans les Archives de la Fondation Calder, New York, sous le numéro A06343
Provenance : Perls Gallery, New York (1969) ; Hokin Gallery, Inc., Palm Beach (1972) ; Collection particulière, New York ; Transmis par descendance au propriétaire actuel.
Adjugé : 89 000 € – Vente du 06 04 2016 - Paris

Jacques MAJORELLE (1886-1962)
Femme au turban, 1952
Gouache sur papier
Signée et datée en bas à droite
Dim. : 84 x 60 cm
Provenance : Collection particulière, Paris
Adjugé : 87 760 € - Vente du 04 04 2016 - Paris

Wim DELVOYE (né en 1965)
Daphné & Chloé, (clockwise) Scale model, 2010
Bronze argenté.
Signé et numéroté 3/3 en dessous.
H: 56 cm D: 30 cm
Provenance : Acquis au prés de l’artiste par l’actuel propriétaire. Collection privée.
Adjugé : 87 500 € - Vente du 21 06 2016 - Bruxelles

Moïse KISLING (1891-1953)
Vase de fleurs, 1928
Huile sur toile
Signée en bas à gauche. Dim. : 65 x 50 cm
Provenance : Collection Galerie de la Présidence ; Collection particulière, Clermont-Ferrand. Acquise par les propriétaires dans les années 70
Adjugé : 85 280 € - Vente du 04 04 2016 - Paris

Bernard BOUTET DE MONVEL (1884-1949)
Ruelle à Fez, 1918
Huile sur toile
Signée en bas à droite. Dim. : 56 x 34 cm
Adjugé : 85 280 € - Vente du 4 04 2016 - Paris

Evelyne AXELL (1935-1972)
Kiss Me (ou le Baiser ou Les Filles de Mytilène), 1969
Email sur plexiglas fixé sur panneau en aluminium
Signé en bas à droite. Dim. : 66,5 x 42,5 cm
Adjugé : 85 150 € - Vente du 23 05 2016 - Bruxelles







Calendrier des ventes du 2nd semestre 2016

20/09 • Enzo MARI, une collection – Communiqué de presse disponible
21/09 • Couture
26/09 • Street Art
– Communiqué de presse disponible
15/10 • Bandes dessinées
24/10 • Art Impressionniste et Moderne
25/10 • Art Contemporain 1
26/10 • Art Contemporain 2
5/11 • Horlogerie de Collection
7/11 • Estampes Modernes et Contemporaines
9/11 • Arts d’Asie, Afrique et Océanie
14/11 • Photographies
14/11 • Grands Vins et Spiritueux
16/11 • Grands Vins et Spiritueux
20/11 • Hermès, Chanel Vintage
22/11 • Mobilier-Objets d’Art-Tableaux anciens
29/11 • Arts Décoratifs du XXe siècle-Design
8/12 • Art Contemporain 1
9/12 • Art Contemporain 2
10/12 • Art Impressionniste et Moderne
14/12 • Livres anciens, Modernes et autographes
17/12 • Estampes Modernes et Contemporaines
18/12 • Bandes dessinées de Collection
20/12 • Fourrures Vintage et accessoires

RELATIONS PRESSE : Anne d’Artigue - communication@cornette-saintcyr.com - 06 77 07 09 88

L'ensemble des résultats sont indiqués frais compris - *Chiffres incluant les ventes privées




Vente Mardi 20 septembre 2016 à 19h00 - 6 avenue Hoche 75008 Paris

Enzo Mari – Une collection

Vente aux enchères Mardi 20 septembre 2016

Le 20 septembre prochain la maison de vente Cornette de Saint Cyr consacrera une vente à l’artiste Enzo Mari provenant d’une collection particulière, constituée au cours des 20 dernières années.

Touche-à-tout, Enzo Mari a travaillé à partir de nombreux matériaux tels que l’albâtre, le bois, la céramique, la fonte de fer, le marbre, le plastique ou encore le verre de Murano. Ses oeuvres sont toutes ludiques, minimalistes et fonctionnelles, mais surtout intemporelles. Il a travaillé pour tous les plus grands éditeurs de design du XXe siècle : Danese, Olivetti, Driade, Daum, Rosenthal, Le Creuset ... et reçu une quarantaine de prix pour son travail d’artiste-designer.

La vente mettra en scène plus de 150 objets : pièces uniques, prototypes, premières éditions et exemplaires originaux, estimés entre 200 à 5 000 €.


ENZO MARI (NE EN1932)

Ensemble de quatre «Cubo 3018A»
Sculptures cinétiques de forme cubique, en résine translucide à inclusion d’une sphère orange, blanche, jaune ou verte. Editeur Danese.
Circa 1959
7 x 7 x 7 cm
Estimation : 4 000 / 6 000€

ENZO MARI

Né en 1932 à Novara, Enzo Mari est considéré comme « une conscience politique majeure du design actuel ». Son humanisme, largement marqué par le Communisme, inspire depuis 1952 son travail programmatique sur les formes. Développé théoriquement dans l’enseignement, l’écriture, et la réalisation d’expositions didactiques , et visuellement dans la peinture, la sculpture, le graphisme, les livres et jeux pour enfants puis le design d’objets et de meubles, le système critique et contestataire d’Enzo Mari a largement contribué à la définition des enjeux qui traversent et relient l’art et le design depuis plus de 50 ans.

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« Che fare ? ». Que faire ? Cette simple interrogation est à la base de tous les projets développés par Enzo Mari, qui ne prend jamais la forme comme point de départ. Son approche d’un projet est entièrement basée sur une méticuleuse analyse politique des besoins réels de l’individu, et la recherche de l’émancipation de l’ouvrier qui va le produire. Mais l’univers formel qu’il développe n’en est pas moins extraordinairement libre : fortement inspiré de l’art concret de l’après-Bauhaus, il s’autorise des saillies du côté du minimalisme (Putrella, 1958), du Pop (dès 1960, Seri e della natura ), du conceptuel (Sei simboli sinsemanti ci, 1972), du do-it-yourself (Proposta per un’autoprogettazione, 1973) de l’art politique (Atlante secondo Lenin, 1974) et du ready -made (Ecolo, 1995).

Chaque fois qu’on me demande un dessin de mon projet, je réponds : « Je ne réalise pas un projet, j’écris un livre sur tous les projets possibles. » Enzo Mari


ENZO MARI (NE EN1932)
Ensemble de vases «Bambou» - 1969

OBJETS DU QUOTIDIEN

Enzo Mari a eu à coeur au cours de sa carrière de créer des objets du quotidien qu’il a conçu en vue de leur future production. Très attaché au travail artisanal qui accompagne la fabrication des pièces de Design, allant jusqu’a collaborer avec les ouvriers et artisans pour concevoir certaines de ses oeuvres.

Le vase Bambou est un manifeste du travail d’Enzo Mari à mi-chemin entre forme végétale et architecturale. Sa forme organique n’est pas décorative, elle répond avant tout à sa fonction de vase en s’inscrivant dans une logique de production industrielle. En 1968, Mari fabrique des prototypes de vases en PVC, puis il utilise le biscuit, qui est selon lui est un excellent compromis « entre l’éthique et l’esthétique, l’industriel et l’artisanat ».

ENZO MARI (NE EN1932)

Ensemble de vases «Bambou» - 1969
PVC moulé sous vide
Edition Danese
Estimation : 4 000 / 6 000 € (l’ensemble)

Une des séries les plus emblématiques des objets dessinés par Enzo Mari est la série Putrella. Les pièces sont fabriquées à partir d’un acier de faisceau, pièce de construction unique, pliée aux extrémités. La particularité de ces objets réside précisément dans les plis, constitués d’un produit semi-fini qui est créé et utilisé en raison de sa capacité à ne pas se plier facilement ; le matériau, typique des sites de construction et du monde industriel, est ainsi hors contexte et placé dans un salon ou dans une autre ambiance intérieure, avec une intervention basée sur « l’ironie créative ».

ENZO MARI (NE EN1932)

«Putrella» modèle 3011A
Vide-poche carré en profilé d’acier brut

Edition Danese. 1958 Estimation : 1 200 / 1 500 €

ENZO MARI (NE EN1932)

«Putrella»
Centre de table en fonte d’aluminium.
Pastille de l’éditeur Danese. Editions de 100 exemplaires.
Haut. 7 cm - Long. 46 cm
Estimation : 1 800 / 2 500 €


ENZO MARI (NE EN1932)

Pot cylindrique en porcelaine émaillée beige Constituée d’un maillage de bandelettes accolées (fond ouvert) Marque bleue de l’éditeur Danese au revers de la base et datée 1973. Haut. 15,5 cm - Larg. 13 cm Estimation : 1 500 / 2 500 €

ENZO MARI (NE EN1932)

Vide-poche en porcelaine émaillée beige
Constituée d’un maillage de pastilles accolées
Marque bleue de l’éditeur Danese au revers de la base et datée 1973.
Diam. 31 cm
Estimation : 1 500 / 2 500 €

ENZO MARI (NE EN1932)

Coupe creuse en porcelaine émaillée beige
Constituée d’une superposition de petites baguettes mouvementées accolées.
Marque bleue de l’éditeur Danese au revers de la base et datée 1973.
Haut. 7 cm - Diam. 25,5 cm
Estimation : 1 500 / 2 500 €


SCULPTURES CINÉTIQUES

ENZO MARI (NE EN 1932)

Rare sculpture cinétique dans une sphère en résine reposant sur une base en aluminium anodisé noir portant le cachet Danese.
Haut. 10 cm
Estimation : 1 800 / 2 500 €

ENZO MARI (NE EN 1932)

«Relazione di quatro»
Suite de quatre petits cubes en résine translucide à inclusion d’une sphère, chacune de matière et densité différente. Editeur Danese. Circa 1959)
4 x 4 x 4 cm (chaque)
Estimation : 2 000 / 3 000 €

ENZO MARI (NE EN 1932)

« Variazione tematiche »
Sculpture cubique en résine translucide teintée vert à inclusion d’une sphère en fonte d’aluminium. Editeur Danese. Circa 1959
7 x 7 x 7 cm
Estimation : 1 500 / 2 500 €

JEUX POUR ENFANTS

Enzo Mari a toujours fait en sorte que son travail reste un jeu. Il cherche à concevoir des objets intemporels, dont la forme s’accorde parfaitement à la fonction, comme les outils d’un jardinier. Ses «16 Animali», l’enfant ne s’en lasse pas facilement. Les décennies passent, et le puzzle est toujours produit, aujourd’hui en série limitée à deux cents exemplaires par an.

Enzo Mari a dessiné ce chef-d’oeuvre en 1957. C’est l’un de ses premiers projets. Il lui aura fallu une trentaine de croquis et trois prototypes pour y arriver. Une fois emboîtés, l’éléphant, la girafe, le chameau, l’hippopotame, le crocodile, l’oiseau, la poule, le serpent, le kangourou, le chameau, le rhinocéros, le renard, le cochon, le sanglier, la vache et la souris matérialisent un rectangle. Décomposé, il se transforme en un jeu de construction.

ENZO MARI (NE EN 1932)

«16 animali»
Puzzle
En bois composé de 16 animaux terrestres.
Emboitage d’origine, en bois. Editeur Danese. 1957
29 x 38 cm
Estimation : 800 / 1 200 €

ENZO MARI (NE EN 1932)

«16 animali»
Puzzle
En résine expansée composé de 16 animaux marins. aux formes stylisées mais instantanément identifiables. Décomposé, il se transforme en un jeu de construction.
Emboitage d’origine, en carton. Editeur Danese. 1980
25 x 35,5 cm
Estimation : 500 / 600 €


Bijoux

ENZO MARI (NE EN 1932)

Bague modèle EM05 en argent de la collection Magic. Cachet de l’éditeur Arnolfo di Cambio.
Poids. 8,64 g
Estimation : 400 / 600 €

ENZO MARI (NE EN 1932)

Bracelet EM13 en argent de la collection Magic. Cachet de l’éditeur Arnolfo di Cambio.
Poids. 75,3 g
Estimation : 600 / 800 €

ENZO MARI (NE EN 1932)

Bracelet EM16 en argent de la collection Magic. Cachet de l’éditeur Arnolfo di Cambio.
Poids. 32,5 g
Estimation : 600 / 800 €


Vente aux enchères le mardi 20 septembre 2016 à 19h00
6 avenue Hoche 75008 Paris

Expositions publiques :
Du vendredi 16 septembre au lundi 19 septembre de 11h à 18h
et le mardi 20 septembre de 11h à 13h.

RELATIONS PRESSE :
Anne d’Artigue - communication@cornette-saintcyr.com - 06 77 07 09 88




Vente Mardi 28 juin 2016 à 19h - 6 avenue Hoche 75008 Paris

Bijoux d'Artistes

Vente aux enchères mardi 28 juin 2016


La maison de vente Cornette de Saint Cyr réunit un ensemble exceptionnel de plus d’une centaine de bijoux signés des plus grands noms de l’art moderne et contemporain dans le cadre d’une vente aux enchères dédiée aux bijoux d’artistes et qui aura lieu le 28 juin à l’hôtel des ventes Cornette de Saint Cyr avenue Hoche à Paris.


Véritable oeuvre miniature, le bijou d’artiste résume à lui seul toute l’imagination de son créateur avec la contrainte supplémentaire d’être pensé par rapport au corps humain ce qui lui confère une dimension tout à fait particulière dans le monde de l’art, celle de l’intime. Les matériaux, souvent délicats (l’or, l’argent, les pierres précieuses...), les dimensions, inévitablement limitées, les formes, nécessairement en adéquation avec le corps, sont autant de challenges pour les artistes et nombreux sont ceux parmi les grands maîtres du XXe siècle à avoir maitrisé cet art qui nécessitent une délicatesse et une précision exemplaire.


Pol Bury (1922-2005)
A Gold Kinetic Bracelet, 1968

HOMMAGE À GIANCARLO MONTEBELLO, Editions GEM, Milan

Une partie de la vente sera consacrée à la griffe GEM Montebello en hommage à son fondateur Giancarlo Montebello qui interpréta et édita le travail d’artistes tels que Pol Bury, Lucio Fontana, Jésus Rafael Soto, Niki de Saint Phalle, Man Ray, Del Ponte... dans son atelier fondé en 1967 avec sa femme Teresa Pomodoro. Les pièces sont toutes fabriquées artisanalement, en série limitée et signées par les artistes. Giancarlo Montebello joua un rôle important dans le milieu de l’art milanais à la fin des années 60.

LUCIO FONTANA (1899-1968)
CONCETTO SPAZIALE, 1967-1968 (Ruhé & Rigo, J-2)

Bracelet en or 18 carats. Numéroté 8/30
Accompagné d’un certificat des Editions GEM Montebello, Milan signé de la main de la femme de l’artiste Teresita Fontana Rasini
Estimation : 40 000 - 60 000 €

POL BURY (1922-2005)
A GOLD KINETIC BRACELET, 1968

Bracelet en or
Signé et numéroté en creux. Edition à 50 exemplaires
GEM Editeur, Milan. Diamètre: 5.3 cm
Estimation : 20 000-30 000 €

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JESUS RAPHAEL SOTO (1923-2005)
A PAIR OF PARCEL, 1967.

Boucles d’oreille en or et argent. Signées et numérotées.
Edition à 200 exemplaires. GEM Editeur, Milan
Estimation : 12 000-15 000 €

JESUS RAPHAEL SOTO (1923-2005)

SQUARE BROOCH/ NECKLACE, 1968
Broche pendentif en or jaune et blanc, aluminium, sérigraphie en noir et blanc et lapis Lazuli. Signé et numéroté 30/300
GEM éditeur, Milan. Dim. : 7 x 7 x 1,7 cm
Estimation : 8 000-12 000 €


COLLECTION FRANCO IGNAZIO CASTELLI

Nous présenterons en deuxième partie la collection de bijoux de l’índustriel Franco Ignazio Castelli qui rassemble 20 pièces exceptionnelles, toutes uniques, en or, vermeil, argent ou ivoire créent par les artistes italiens Gio et Arnaldo Pomodoro entre 1968 et 1972.

Franco Ignazio Castelli : sa passion de l’art contemporain le conduit au milieu des années 1960, à développer des relations amicales avec un certain nombre d’artistes majeurs de la période. Sa passion pour l’art associée à son goût de l’aventure le conduit en 1969 à ouvrir le Centro d’Arte Contemporanea e Primitiva - l’Uomo e l’Arte au 9 via Brera à Mila. Franco Ignazio Castelli devient rapidement l’un des acteurs essentiels de la vie culturelle Milanaise de la période.



GIO POMODORO (1930-2002) COLLANA , 1971

Collier en or et émail.
Pièce unique.
Signée en creux.
Dim. : 42 x 8 x 14 cm
Estimation : 6 000-8 000 €

GIO POMODORO (1930-2002) DISCHI, 1971

Bracelet en or et émail.
Pièce unique, signée en creux.
Estimation : 5 000-7 000 €

GIO POMODORO (1930-2002) MANETTE, 1969

Bracelet en or et émail.
Signé et daté.
Pièce unique.
Estimation : 5 000 - 7 000 €

ARNALDO POMODORO (NE EN 1926)

SANS TITRE, 1962
Bracelet articulé en argent, argent doré et vermeil.
Signé et daté.
Pièce unique.
Estimation : 5 000-7 000 €

À DIVERS

Enfin la dernière partie de la vente sera consacrée à divers artistes du XXe et XXIe siècle avec entre autres un collier «Mimosa» de Claude Lalanne des Editions Artcurial estimé 3 000-5 000 €, une broche de Roy Lichtenstein « Modern Head » de 1968 édité par Multiples à New York, une mini compression de César « après la fête » de 1974 à porter en pendentif et estimée 3000 – 5000 €, des boutons de manchettes de Damien Hirst, deux colliers de Philippe Hiquily estimés 4 000-6 000 € chaque, un violon éclaté d’Arman en or, à porter en pendentif, estimé 3 000-4 000 €, un bracelet « serpent » de Niki de Saint Phalle estimé 1 500-2 000 €, un collier de l’artiste Ben intitulé « être » en or estimé 6 000-8 000 €, des boutons de manchettes de Turi Simeti estimés 2 000-3 000 €, un sein miniature de César reproduisant le «sein» de Mme Victoria Von Krupp, danseuse au Crazy Horse, estimé 2 000-3 000 €, etc...

Egalement des petits prix : Deux bracelets « fleurs » d’Hubert Le Gall estimés 350-450 € chaque, une broche de Robert Combas en métal doré intitulé « tête de cheval », estimé 400-600 €, une broche « Poisson » de Jean Cocteau estimé 80-120 €, un collier de Salvador Dali « Montre molle » estimé 250/350 € en édition illimité.


CLAUDE LALANNE (NEE EN 1924) COLLIER MIMOSA, 1983

Bronze doré.
Signé et numéroté.
Edition à 250 exemplaires Artcurial Editeur, Paris.
Estimation : 3 000-5 000 €

ROY LICHTENSTEIN (1923-1997) MODERN HEAD, 1968

Broche- pendentif en métal émaillé polychrome.
Signée.
Multiples Editeur, New York.
Dim. : 5,9 x 7, 4 cm
Provenance : Collection particulière, Suisse
Estimation : 2 500-3 500 €


PHILIPPE HIQUILY (1925-2013)

COLLIER «SERPENT», 1970-2007
Collier plastron en laiton à patine verte formant un serpent stylisé, avec cabochon en pierre.
Signé et numéroté 2/8 en creux.
Dim. : 28 x 17 x 3,5 cm
Estimation : 4 000-6 000 €

PHILIPPE HIQUILY (1925-2013)

COLLIER «ACCOUPLEMENT», 2007
D’après collier érotique II (1970)
Collier sculpture en laiton martelé plaqué or figurant un sexe masculin et un sexe féminin reliés par 3 chainettes en métal doré.
Les 2 éléments pouvant être portés comme un collier-plastron ouvert ou fermé.
Signé et numéroté 3/8 en creux.
Présenté dans son coffret d’origine.
Dim. : 17 x 21 x 7 cm Diamètre: 38 cm
Estimation : 4 000-6 000 €

JEFF KOONS (NE EN 1955)

RABBIT, 2015
Argent
Collier-pendentif crée par l’artiste en collaboration avec Al+Gus Signé en creux au dos.
Présenté dans son coffret d’origine. Pendentif : 5,5 x 2,3 cm
Estimation : 600-800 €

CESAR (1921-1998)

LE SEIN, 1966-1970
Bronze à patine argentée.
Signé en creux au dos.
Cette oeuvre est une réduction du sein que l’artiste avait moulé sur une danseuse du Crazy Horse à Paris.
Hauteur : 3,5 cm
Estimation : 2 000-3 000 €

Vente aux enchères le mardi 28 juin 2016 à 19h - 6 avenue Hoche 75008 Paris
Expositions publiques :
Samedi 25, dimanche 26, lundi 27 mai d et mardi 28 juin de 11h à 18h - 6, av Hoche 75008
RELATIONS PRESSE : Anne d’Artigue - communication@cornette-saintcyr.com - 06 77 07 09 88




Communiqué de résultat

Succès pour la garde-robe d'Hélène Rochas

Adjudication globale : 104 870€ frais compris


Jeudi 12 main a eu lieu la vente de la garde-robe d’Hélène Rochas, qui incarna toute sa vie l’élégance à la française et fut une des figures emblématiques de la mode depuis le milieu des années 40. Cette vente de mode comprenait également la garde-robe de Carole Rochas avec de nombreuses pièces lui ayant été offertes par Hélène Rochas et la garde-robe de sa mère Denise Boyriven. L’ensemble de cette vacation a totalisé un produit total de 127 254 € frais compris.



Les plus belles enchères ont été portées sur :


Lot n° 4 - Marie-Rose LEBIGOT Paris pour Marcel ROCHAS, circa 1950

Guêpière à porte-jarretelles en satin recouvert de dentelle de Chantilly mécanique noire finissant par un double volant en tulle blanc, noir. Modèle de défilé avec son plomb d'exportation. Griffe rose pâle, graphisme marine rehaussé de sigles orange. Adjugé : 10 948 € frais compris


Lot n° 17 - ANONYME, circa 1997

Coiffe de bal figurant une couronne composée de strass à l'imitation brillants, de motifs en pâte de verre, de fleurs en rhodoïd, et de perles en verre soufflé multicolore, rehaussée de crin Portée au bal «Bleu» le 24 novembre 1997. Adjugé : 1 417 € frais compris

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Lot n° 48 - Yves SAINT LAURENT, haute couture, n°22640, Printemps - Eté 1969

Ensemble du soir comprenant une blouse en organza imprimé à motif floral psychédélique multicolore, ras du cou, simple boutonnage, manches longues bouffantes, se porte sur une jupe longue de patchwork composée de triangles de soie imprimée coordonnée aux couleurs de la blouse, taille soulignée d'un ruban de satin fuchsia. Griffe blanche, graphisme noir

Bibliographie:

  • Yves Saint Laurent, catalogue de l'exposition, musée des Beaux Arts de laville de Paris du 11 mars au 29 août 2010, éditions de la Martinière, 2010
  • Yves Saint Laurent style, catalogue de l'exposition de Montréal 28 mai au 29 septembre 2008, fondation Pierre Berger
  • Yves Saint Laurent, reproduitpage 141 édition de la Martinière
  • L'Officiel hors série Yves Saint Laurent collection 1957-2002, 2500 modèles
  • Yves Saint Laurent rétrospective Sydney 1987 reproduit page 38

Modèle identique commandé par son altesse la duchesse de Windsor - le style Windsor, SuzyMenkes édition Chêne 1987 reproduit p. 141; ainsi que par son altesse la princesse Grace deMonaco, Nan Kempner... L'Officiel de la Mode n°563-564, reproduit p. 387. Adjugé : 10 304 € frais compris


Lot n° 64 - GRES, haute couture, circa 1977

Ensemble du soir en mousseline plissée marine, composé d'un haut, se pressionnant sur la jupe, à profond décolleté en pointe, se nouant aux épaules, jupe longue plissé soleil agrémentée d'une ceinture à triple tour de même tissus. Griffe blanche, graphisme noir. Adjugé : 3 220 € frais compris


Lot n° 77 - Yves SAINT LAURENT, haute couture, n°15517, Printemps - Eté 1967 Collection Africaine

Robe du soir en toile et soie imprimée à motif floral stylisé dans les coloris parme, orange, violet sur fond noir, de forme évasée, poitrine orné d'une broderie de perles, de strass en coordonné, rehaussée d'un collier d'inspiration ethnique. Griffe blanche, graphisme noir. Adjugé : 21 896 € frais compris


Lot n° 88 - ROCHAS, circa 1980 / 1990

Veste en crêpe blanc recouvert de dentelle de Chantilly mécanique, col châle cranté dont une partie en velours noir, double boutonnage, poches sous rabats, manches longues. Sans griffe Adjugé : 4 122 € frais compris


Lot n° 96 - Yves SAINT LAURENT, haute couture, n°23647, Automne - Hiver 1969

Ensemble pantalon en broché lurex or et argent à motifs végétaux, composé d'une tunique d'inspiration indienne à encolure ronde, ornée d'une broderie figurant une boteh sertie de paillettes et de strass, bas des manches longues et de la tunique, et du pantalon rond à l'identique. Griffe blanche, graphisme noir. Bibliographie: L'Officiel de la Mode n°571-572, reproduit p. 132 Adjugé : 9 016 € frais compris


Lot n° 169 - YVES SAINT LAURENT, haute couture, n° 22438, Printemps - Eté 1969

Tenue de cocktail en soie noire à impression de pois blanc et gris, jumpsuit à col italien, souligné de deux pans formant cravate, manches longues à poignées mousquetaires, pantalon large, se porte sous une veste à col cranté, parmentures bord à bord. Griffe blanche, graphisme noir Provenance: Ancienne garde-robe de Hélène Rochas ; offert à Carole Rochas Adjugé : 3 091 € Frais compris


Lot n° 178 - CHRISTIAN LACROIX, haute couture, n°1390, circa 1989 / 1990
Modèle «La Marseillaise»

Robe de cocktail en soie imprimée à la branche de coquelicots, de marguerites et de bleuets sur fond noir, haut à bustier drapé à une manche ballon, effet de tablier drapée et retroussée sur une jupe à plissés soleil corail à pois noirs, jupon de crin. Adjugé : 5 152 € frais compris


Lot n° 182 - OSCAR DE LA RENTA, haute couture, circa 1975

Châle en pointe réversible en étamine rouge, ivoire, à décor de botehs stylisés, entièrement bordé de martre zibeline et de queue de zibeline à cloche de passementerie marron. Sans griffe Provenance: Ancienne garde-robe de Hélène Rochas ; offert à Carole Rochas Adjugé : 6 826 € frais compris

CORNETTE DE SAIT CYR - 6 avenue Hoche 75008 Paris - www.cornettedesaintcyr.fr
RELATIONS PRESSE : Anne d’Artigue - communication@cornette-saintcyr.com - 06 77 07 09 88




9-10 juin 2016 - 19h00 - 6 avenue Hoche 75008 Paris

Art Contemporain
Collection Jean-Marie Drot

Spécialité emblématique de la maison de vente Cornette de Saint Cyr, l’art contemporain sera à l’honneur avec ces deux jours de ventes. La première vacation du 9 juin à 19h regroupera les chefs d’oeuvres de la collection de Jean-Marie Drot ainsi que des oeuvres majeures des plus grands artistes contemporains : Padamsee Akbar, Lebenstein, Pierre Soulages, Jean-Michel Basquiat, Antonio Saura, Chen Zen… Vendredi 10 juin sera proposé la collection de Jean Marie Drot avec des artistes lui étant chers tels que Fateh Moudarres, Jean Miotte, Alekos Fassionas ou encore Gaitis livrant tout l’univers de ce grand homme de la culture.

Ce seront près de 400 oeuvres qui seront dispersées sur des estimations allant de quelques milliers d’euros à plusieurs centaines de milliers.

26 mai 2016 - 14h30 - 6 avenue Hoche 75008 Paris

Mobilier - Objets d'Art - Tableaux Anciens

Bel ensemble de tableaux anciens, mobilier et objets d’art, principalement des XVIII et XIXeme siècles.






9-10 juin 2016 - 19h00 - 6 avenue Hoche 75008 Paris

Art Contemporain
Collection Jean-Marie Drot

Spécialité emblématique de la maison de vente Cornette de Saint Cyr, l’art contemporain sera à l’honneur avec ces deux jours de ventes. La première vacation du 9 juin à 19h regroupera les chefs d’oeuvres de la collection de Jean-Marie Drot ainsi que des oeuvres majeures des plus grands artistes contemporains : Padamsee Akbar, Lebenstein, Pierre Soulages, Jean-Michel Basquiat, Antonio Saura, Chen Zen… Vendredi 10 juin sera proposé la collection de Jean Marie Drot avec des artistes lui étant chers tels que Fateh Moudarres, Jean Miotte, Alekos Fassionas ou encore Gaitis livrant tout l’univers de ce grand homme de la culture.

Ce seront près de 400 oeuvres qui seront dispersées sur des estimations allant de quelques milliers d’euros à plusieurs centaines de milliers.


Collection Jean-Marie Drot : La collection d'un vagabond cosmopolite

Au-delà des oeuvres qui la composent, chaque collection est un autoportrait de celui qui l’a rassemblée. Ainsi, une collection d’historien d’art est par nature doublement passionnante : elle raconte le déroulé d’une vie, ses rencontres, ses hasards, mais elle reflète aussi des engagements, des partis-pris, une vision de l’art à un moment donné. Dans le cas de Jean-Marie Drot, l’aventure est rendue plus passionnante encore par son attirance jamais démentie pour l’ « ailleurs », les autres cultures, les civilisations mal connues. Construite au gré des échanges, des cadeaux, des admirations réciproques, la Collection de Jean-Marie Drot livre un témoignage unique sur l’histoire de l’art de la seconde moitié du vingtième siècle, tous continents confondus.

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Jean-Marie Drot

Né le 2 mars 1929 à Nancy et mort le 23 septembre 2015 à Chatou, cet écrivain et documentariste français a été un témoin engagé de l’art de son temps, ayant notamment dirigé la Villa Médicis à Rome de 1985 à 1994.

Elève de l’École normale supérieure, Jean-Marie Drot a très tôt été attiré par les horizons nouveaux, ayant notamment effectué aux États-Unis une partie de sa scolarité. A son retour, il pénètre par hasard dans l’univers balbutiant de la télévision, réalisant pour le compte du Vatican des entretiens fouillés avec de grands artistes dont Roberto Rossellini, Luchino Visconti ou Paul Claudel… Devenu réalisateur, il conçoit au cours des années cinquante plusieurs films sur l’art européen, dont « Les Enfants de Varsovie » (1956, en collaboration avec Roman Polanski), et « La Rome de Giorgio De Chirico » (1957, avec la complicité de l’artiste lui-même).

S’alarmant de la disparition progressive du quartier de la bohème parisienne, il débute en 1960 le tournage de son documentaire consacré aux « Heures chaudes de Montparnasse », qui connaîtra un très grand succès, donnant lieu à quatorze épisodes. Parallèlement, il consacre plusieurs films monographiques aux artistes majeurs de l’Ecole de Paris, souvent d’origine étrangère comme Amedeo Modigliani ou Alberto Giacometti, mais aussi à des figures singulières, à l’instar de Joseph Delteil ou Marcel Duchamp.

Les années quatre-vingts offrent à Jean-Marie Drot l’opportunité d’exercer des responsabilités majeures dans le champ culturel, avec une forte dimension internationale : conseiller culturel auprès de l’Ambassade de France en Grèce et directeur de l’Institut français d’Athènes de 1982 à 1984, il succède l’année suivante à Jean Leymarie à la direction de l’Académie de France à Rome.

D’Haïti à la Pologne, de l’Inde à la Grèce, Jean Marie Drot aura partagé avec son ami André Malraux cette soif d’aventure et de découverte dont témoignent ses demeures, musées fabuleux où ce poète passionné a su réunir harmonieusement les oeuvres des grands artistes, qu’il aura souvent désignés et défendus parmi les premiers.


Une collection à cheval entre la France et la Grèce

En 1999, Jean-Marie Drot prévenait, dans « Des îles comme des hommes » : «On part vers une île à la fois pour disparaître, pour couper, et dans un rêve de totale métamorphose, mais on sait bien en même temps qu’on va sur l’île pour être plus disponible à certaines rencontres...». Symbole de son amour pour les voyages, c’est en Grèce, sur l’île d’Ios, que Jean-Marie Drot avait appris à se rendre « disponible à certaines rencontres », consacrant plus de vingt années à y édifier une demeure où il se plaisait tant qu’il a demandé à ce que ses cendres soient dispersées à proximité. Avec fierté, mais également malice, il y avait réservé une place importante à ce qu’il aimait appeler le « Musée Jean-Marie Drot », non pas imaginaire, comme celui de son compagnon de route André Malraux, mais un musée « imaginé » par lui, en souvenir de ses rencontres aux quatre coins du monde, avec des artistes dont il est resté proche jusqu’à la fin, au premier rang desquels les grecs Gaïtis ou Fassianos, mais aussi des peintres polonais, haïtiens, indiens…

Retour en France : à Chatou non plus l’eau n’est jamais loin, mais c’est celle de la majestueuse Seine. La porte du jardin franchie, un véritable musée en plein air accueille le visiteur ; arbres aux troncs colorés, personnages en bois sculpté, l’esprit de Jean-Marie Drot l’accompagne jusqu’aux graciles constructions imbriquées qui forment une extraordinaire tanière d’écrivain.

Extraite des collections rassemblées sur l’île d’Ios et à Chatou, la vacation rassemble plusieurs dizaines d’oeuvres originales représentatives des goûts et des rencontres de Jean-Marie Drot.

Les artistes principaux de sa collection :

Fateh Al-Moudarres (1922-1999) est un peintre syrien, pilier de l’art plastique dans le monde arabe. Ayant étudié à Rome à la fin des années cinquante, il passe trois ans à Paris au début des années soixante-dix, avant de devenir professeur à la faculté des Beaux-Arts de l’Université de Damas. Son art combine les influences des civilisations anciennes et la réalité du monde contemporain dans un expressionnisme très personnel.

Fateh Al-Moudarres
Sans titre, 1950
Huile sur toile Signée et datée en bas à droite. Dim. : 40 x 32 cm
Estimation : 2000 / 3 000 €

Tadeusz Brzozowski (1918-1987) est un peintre polonais. Membre du collectif d’avant-garde connu sous le nom de « Groupe de Cracovie », il a été professeur au Lycée des Arts Décoratifs de Zakopane avant d’en devenir le directeur. Tenant de l’expressionnisme abstrait, il témoigne d’une réelle audace formelle, notamment dans ses accords colorés.

Tadeusz Brzozowski
Huncwoty, 1966
Huile sur toile, signée et datée au dos. Dim. : 150 x 118 cm
Estimation : 20 000 / 30 000 €

Alekos Fassianos (né en 1935) est un peintre grec. Dès les années soixante, il expose dans les plus grandes galeries internationales, notamment chez Paul Facchetti puis chez son compatriote Alexandre Iolas. Reconnaissable netre tous, son style témoigne de ses influences et de ses obsessions, entre la mythologie des Dieux de l’Olympe et le mouvement perpétuel de notre monde.

Alekos Fassianos
Sans titre, 1967
Huile sur toile Signée et datée en haut au centre. Dim. : 145 x 114 cm
Estimation : 8 000 / 12 000 €

Yannis Gaïtis (1923-1984) est un peintre et sculpteur grec. Expressionniste au départ, son art évolue rapidement vers une évocation assez Pop de l’homme stéréotypé et standardisé, dont la silhouette immuable se démultiplie à l’infini, dans ses tableaux, sculptures ou bas-reliefs. Figure majeure de l’île d’Ios, un musée lui est consacré, bâti d’après les plans de Loretta Gaïtis.

Yannis Gaïtis
Sans titre
Huile sur toile, signée en bas à droite. Dim. : 130 x 295 cm
Estimation : 15 000 / 20 000 €

Key Hiraga (1936-2000) est un peintre japonais. Dès son arrivée à Paris en 1965, il s’inscrit dans l’élan de liberté créatrice propre à cette période où surgissent des mouvements artistiques comme la Figuration narrative ou le Pop Art. Il participe également à l’aventure du groupe ORA, réuni par le critique d’art Gérald Gassiot-Talabot. Stridente et mordante, sa peinture évoque les créations de son compatriote Tetsumi Kudo, comme lui préoccupé par les dérives de la société contemporaine, perceptibles jusque dans les profondeurs du corps et de l’esprit humains.

Key Hiraga
Sans titre
Huile sur toile, signée et datée à droite au centre, contresignée et datée au dos. Dim. : 92 x 74 cm
Estimation : 12 000 / 18 000 €

Jan Lebenstein (1930-1999) est un peintre et graphiste polonais. Après des études à l’Académie des beaux-arts de Varsovie, il reçoit en 1959 le Grand Prix de la Biennale de la jeunesse à Paris. La même année, il s’y installe dans la capitale et adopte la nationalité française. Protéiforme, son art est fortement imaginatif, à la limité du surréalisme.

Jan Lebenstein
Sans titre, 1959
Huile sur toile, signée et datée en bas à droite.
Dim. : 180 x 65 cm
Estimation : 20 000 / 30 000 €


Jean Miotte (1926-2016) est un peintre français représentatif de l’abstraction lyrique. En 1961, il reçoit le grand prix de la Ford Foundation, ce qui lui donne l’occasion de s’installer aux Etats-Unis. Puissante et énergique, sa peinture se caractérise par sa rapidité d’exécution et son rapport à l’espace, dans une palette singulière, où dominent le noir, le blanc, le rouge et l’ocre.

Jean Miotte
Sans titre
Huile sur toile. Dim. : 130 x 98 cm
Dim. : 8 000 / 10 000 €

Akbar Padamsee (né en 1928) est un peintre indien. Il est considéré comme l’un des pionniers dans la peinture indienne moderne avec Souza, MF Hussain et Raza. Proche de ce dernier, c’est sur sa suggestion qu’il vient le rejoindre à Paris en 1951. Là, il fait la connaissance, décisive pour l’évolution de son art, de Stanley Hayter. En 1965, il est lauréat de la Rockefeller Foundation, invité comme artiste en résidence à l’Université du Wisconsin, avant de retourner s’établir en Inde en 1967. Subtile et méditative, sa peinture connaît un grand succès international.

Akbar Padamsee
Sans titre, 1964
Huile sur toile, signée et datée en haut à droite. Dim. : 118 x 118 cm
Estimation : 80 000 / 120 000 €

Sayed Haider Raza (né en 1922) est un peintre indien. Fondateur du « Progressive artists group », il obtient en 1950 une bourse du gouvernement français et se rend à Paris où il étudie à l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts. Son oeuvre témoigne d’une influence syncrétique mêlant nature et spiritualité, culture occidentale et philosophie orientale.

Sayed Haider Raza
Sans titre, 1958
Huile sur toile
Dim. : 32 x 27 cm
Estimation : 10 000 / 15 000 €


Figures de l'Art Contemporain

Cette vente d’art contemporain emblématique de la maison Cornette de Saint Cyr proposera également aux collectionneurs quelques grands noms de l’art contemporain.

Citons en exemple :

JEAN-MICHEL BASQUIAT (1960-1988)
SANS TITRE (Tar Town Asbestos), 1981
Pastel, crayons de couleurs et mine de plomb sur papier
Dim. : 60,6 x 45,7 cm
Provenance : Gallery Schlesinger-Boisante, New York ; P.S. Gallery, Tokyo (acquired from above February 1984) ; Collection particulière, Tokyo
Estimation : 280 000 / 350 000 €

ANTONIO SAURA (1930-1998)
ANTA, 1961
Huile sur toile, signée, titrée, datée sur le châssis
Dim. : 162 x 130 cm
Provenance : Galerie Rodolphe Stadler, Paris ; Collection Philippe Dotremont, Bruxelles ; Collection particulière, Paris
Exposition :

  • Genève, Musée Rath, Saura / Peintures 1956-1985 (rétrospective), 15 juin 1989 - 17 sept. 1989
  • Valence, IVAM, Saura / Pinturas 1956-1985 (rétrospective), 27 sept. 1989 - 26 nov. 1989
  • Madrid, Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía, Antonio Saura / Pinturas 1956-1985 (rétrospective), 10 janv.1990
  • 10 mars 1990
Estimation : 120 000 / 180 000 €

CHEN ZHEN (1955-2000)
SANS TITRE, circa 1999
De la série «Lire les cendres»
Métal, pierre, plexiglas et machine à écrire
Dim. : 85 x 125 x 15 cm
Estimation : 150 000 / 200 000 €

RAYMOND HAINS (1926-2005)
SEITA, 1970
Bois peint, formica et papier de verre Signé, daté et annoté par l artiste Il est recommandé de fermer la pochette avant de frotter l'allumette au dos
Provenance: Collection particulière, Italie ; Collection particulière
Estimation : 25 000 / 30 000 €


VENTE AUX ENCHÈRES

le jeudi 9 juin 2016 à 19h et le vendredi 10 juin 2016 à 14h30
6 avenue Hoche 75008 Paris

EXPOSITIONS PUBLIQUES

Du samedi 4 juin au mercredi 8 juin de11 à 18h
RELATIONS PRESSE : Anne d’Artigue
communication@cornette-saintcyr.com
06 77 07 09 88





4 mai 2016

Hommage aux photojournalistes de Paris Match

Adjudication globale : 327 000 € frais compris

Mardi 3 mai à 19h a eu lieu sous le marteau d’Arnaud Cornette de Saint Cyr la vente des photographies de Paris Match.

Ce sont 143 clichés qui ont été proposés aux enchères totalisant un produit vendu de 327 000 € frais compris.

Dans une salle comble, Agnès Vergez, Directrice de la diversification photographique de Paris Match, a pris la parole au début de la vente : « Cette exposition et cette vente, nous les avons conçus comme un hommage rendu aux 3 générations de photographes qui accompagnent Paris Match depuis 1949 et sommes ravis de l'engouement du public. »


Les plus belles enchères ont été portées sur :

Lot 10 - HUBERT FANTHOMME (1957)
Portrait du peintre Pierre Soulages posant au milieu de ses oeuvres.
8 octobre 1992.
Dim. : 66 x 85 cm.
Tirage postérieur sur papier baryté. Caisse américaine. Edition 1/1.
Signé.
Adjugé : 5 400 € frais compris

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Lot n° 17 - JACQUES LANGE (1947)
Ray Charles lors du tournage d'un spot publicitaire pour la Peugeot 306 cabriolet, sur le Grand Lac Salé, dans l'Utah. Mars 1994.
Dim. : 56 x 85 cm.
Tirage postérieur sur papier baryté. Caisse américaine. Edition 1/1. Signé.
Adjugé : 7 990 € frais compris

Lot n° 21 - PAUL SLADE (1924-1979)
A Miami, Cassius Clay, futur Muhammad Ali, 22 ans, prépare son combat contre le champion du monde des poids lourds, Sonny Liston, dans un gymnase de la 5e Rue. Il reçoit sur le ring la visite des Beatles en tournée aux Etats-Unis et s'amuse à les mettre K.-O. 18 février 1964.
Dim. : 52 x 78 cm.
Tirage postérieur sur papier baryté. Encadrement bois noir et passepartout 5 cm tournant. Edition 1/1.
Adjugé : 6 570 € frais compris

Lot n° 26 - PATRICK JARNOUX (1946-2014)
Portrait de David Bowie à l'occasion de sa tournée mondiale Isolar.
Juin 1976. Dim. : 52 x 78 cm. Tirage postérieur sur papier baryté. Encadrement bois noir et passe-partout 5 cm tournant. Edition 1/1.
Adjugé : 7 730 € frais compris


Lot n° 29 - Jack GAROFALO (1923-2004)
Jacques Chirac se repose à bord du Concorde l'emmenant en Nouvelle-Calédonie. 18 septembre 1987. Dim. : 52 x 78 cm.
Tirage postérieur sur papier baryté. Encadrement bois noir et passe-partout 5 cm tournant. Edition 1/1.
Adjugé : 17 000€ frais compris

Lot n° 66 - Jack GAROFALO (1923-2004)
A Saint-Tropez, durant les vacances d'été, les seins nus sont en vogue. Juillet 1979.
Dim. : 50 x 78 cm.
Tirage postérieur sur papier baryté. Encadrement bois noir et passe-partout 5 cm tournant.
Edition 1/1.
Adjugé : 9 016 € frais compris

Lot n° 87 - PHILIPPE LE TELLIER (1930/2011)
Romy Schneider et Alain Delon, sur le tournage du film «La piscine», de Jacques Deray, dans une somptueuse villa des environs de Saint-Tropez. Août 1968.
Dim. : 55 x 85 cm.
Tirage postérieur sur papier baryté. Caisse américaine. Edition 1/1.
Adjugé : 7 986 € frais compris

Lot n° 100 - TRIPTYQUE FRANÇOIS GRAGNON (1929)
Alfred Hitchcock au 16e Festival de Cannes pour présenter son film «Les oiseaux». Mai 1963. Dim. : 35 x 109 cm. Tirage postérieur sur papier baryté.
Encadrement bois noir et passe-partout 5 cm tournant.
Edition 1/1. Signé.
Adjugé : 5 796 € Frais compris

Lot n° 109 - CLAUDE AZOULAY (1934)
C'est en Rolls qu'Ursula Andress rejoint sa caravane pour tourner la prochaine séquence du film «Le crépuscule des aigles», de John Guillermin, en Irlande. 3 novembre 1965.
Dim. : 56 x 85 cm.
Tirage postérieur sur papier baryté. Caisse américaine. Edition 1/1. Signé.
Adjugé : 5 410 € frais compris

Lot n° 126 - CLAUDE AZOULAY (1934)
Sur le tournage du film «Le clan des Siciliens», d'Henri Verneuil, dans les studios de Saint-Maurice. L'équipe du film pose dans les fauteuils de l'avion Boeing reconstitué, avec Lino Ventura, Alain Delon, Jean Gabin, Henri Verneuil, Karen Blanguernon, Irina Demick et Edward Meeks.
Mai 1969.
Dim. : 56 x 85 cm.
Tirage postérieur sur papier baryté. Caisse américaine. Edition 1/1. Signé.
Adjugé : 12 880 € frais compris

Lot n° 127 - ANDRÉ LEFEBVRE (1919-1984)
Moment de détente pour l'équipe du film «Cent mille dollars au soleil»: Henri Verneuil (fumant la pipe) et ses comédiens Lino Ventura, Jean-Paul Belmondo et Reginald Kernan allongés sur des transats au bord d'une piscine. Françoise Verneuil, Odette Ventura et Elodie Belmondo accroupies auprès de leurs époux. Andréa Parisy (avec chapeau) se penchant au-dessus de Reginald Kernan. Sur le matelas pneumatique, Michel Audiard.
4 mai 1964.
Dim. : 52 x 78 cm.
Tirage postérieur sur papier baryté.
Encadrement bois noir et passe-partout 5 cm tournant.
Edition 1/1.
Adjugé : 5 538 € frais compris


Total des enchères 327 345 € frais compris sur une estimation de 214 500 €

Arnaud Cornette de Saint Cyr : « Nous sommes ravis d'avoir au travers de cette vente permis la mise en lumière des photojournalistes de Paris Match et contribué au développement de l'exceptionnel fond photographique du magazine. Cette vente aura prouvé que les photojournalistes peuvent être considérés comme de véritables artistes. »

CORNETTE DE SAIT CYR
6 avenue Hoche 75008 Paris
http://www.cornettedesaintcyr.fr/
RELATIONS PRESSE : Anne d’Artigue
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06 77 07 09 88




12 mai 2016 - 14h30 - 6 avenue Hoche 75008 Paris

La Garde-Robe d'Hélène Rochas
L'élégance à la française

Hélène Rochas incarna toute sa vie l’élégance à la française et fut une des figures emblématiques de la mode depuis le milieu des années 40. La dispersion de sa garde robe est un événement avec près de 200 pièces dont près de 80 pour cent de création d’Yves Saint Laurent dont elle fut si proche.


Elle disait de lui « le seul qui ait su concilier à la fois l’esprit créatif de la Haute - Couture et ce désir de simplification typique de la femme moderne. (…) Pour un créateur de mode, le plus dur ce n’est pas d’ajouter une broderie par-ci, un imprimé par-là. Le plus dur, c’est de se limiter »
Extrait de Vogue (Paris) décembre 1995, « Les carnets de mode d’Hélène » Danièle Bott.

Cette vente offre pour la première fois à tous les collectionneurs, admirateurs ou fashionista l’occasion d’acquérir une pièce de cette mythique garde robe.


Hélène Rochas que les médias américains avaient surnommée « la panthère sophistiquée » était d’une beauté stupéfiante qui avait conquis Marcel Rochas, couturier renommé, de plus de 20 ans son aîné, rencontré par hasard pendant l’occupation dans le métro parisien. Elle disait souvent « j’ai eu beaucoup de chance … »

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Consciente que le destin pour effacer le souvenir d’une enfance qui n’avait pas été très heureuse avait été ensuite particulièrement généreux avec elle. Avec Marcel Rochas de chrysalide elle devient papillon virevoltant et séduisant le Tout-Paris qui découvre la beauté et le charme de cette débutante. Sa curiosité et son intelligence lui permettent de se hisser au niveau de ce monde fermé et d’en apprendre les codes. Elle avait un nom, elle se fait un prénom qui devient la référence de l’élégance et du bon goût. Le décor de son appartement rue Barbet de Jouy, qu’elle ne quitta jamais, change et s’adapte comme elle à l’esprit du temps et à son humeur sans renier le classicisme originel du mobilier XVIIIème siècle et Empire acquis avec Marcel Rochas. A sa mort à l’âge de 53 ans, elle se retrouve seule avec ses enfants, François et Sophie, et prend la présidence des Parfums Rochas assumant le challenge d’être la plus jeune dirigeante de France. Sa créativité s’exprime avec le lancement de nouveaux parfums qui comme « Madame Rochas » et « Eau de Rochas » connaissent un succès mondial est propulse la société à un statut international qu’elle vend en 1971.

Au grès de ses rencontres elle tisse un réseau de relations et d’amitiés dont la qualité reflète sa recherche de l’excellence. Avec Marcel Rochas, elle fréquente Eluard, Aragon, Cocteau, découvre les Ballets Russes, les surréalistes et les salons des mécènes Marie Laure de Noailles, Arturo Lopez, Charles de Beistegui, qui donnent bals et fêtes plus somptueux les uns que les autres. Son second mari, l’impresario André Bernheim lui ouvre les portes du monde du théâtre et du cinéma qu’elle avait entrebâillées lorsque, jeune fille, elle suivait les cours de comédie de René Simon. Dans leur maison de campagne se retrouve le week-end un mélange cosmopolite d’auteurs et de comédiens que dominent l’imposante stature de Joseph Kessel. Avec Kim d’Estainville, son dernier compagnon, elle intègre la Jet society, découvre les festivals lyriques de Bayreuth et Salzbourg, l’art contemporain et le mobilier 1930, les voyages lointains, les milliardaires américains et armateurs grecs. Cette vie facile ne la coupe pas du monde et de la France qu’elle adore et encore moins des réalités.

De nature généreuse, elle aide et soutient la création artistique avec son amie Claude Pompidou. Son éclectisme et sa curiosité lui permettent de s’adapter aux mutations de la société sans se départir d’un bon sens terrien qu’elle puise dans ses origines picardes. Plusieurs fois élue parmi les femmes les plus élégantes du monde, elle saura par petites touches modifier son aspect tout en conservant un style très personnel. Son look, sa coupe de cheveux et sa garde-robe accompagnent cette évolution. A la disparition de Marcel Rochas, elle s’habille chez Guy Laroche, Chanel, Givenchy ou madame Grès puis jusqu’à ses adieux à la Haute Couture chez son ami Yves Saint Laurent dont les créations représentaient pour elle la quintessence de l’élégance et de la modernité.

Biographie d’Hélène Rochas


Une passion pour les modèles Yves Saint Laurent haute couture

Hélène Rochas, suite à sa rencontre avec Yves Saint Laurent, fut fidèle à ce créateur de génie et ambassadrice de ce style qui n’appartenait qu’à lui. La plupart des pièces Haute Couture de sa garde robe ont fait l’objet de publications et d’expositions témoignant de l’art qu’Hélène Rochas avait à choisir les modèles iconiques de chaque collection.

Yves SAINT LAURENT, haute couture, n°15517, Printemps - Eté 1967
Collection Africaine
Robe du soir en toile et soie imprimée à motif floral stylisé dans les coloris parme, orange, violet sur fond noir, de forme évasée, poitrine ornée d’une broderie de perles, de strass en coordonné, rehaussée d’un collier d’inspiration ethnique. Estimation : 3 000 - 4 000 euros

Yves SAINT LAURENT, haute couture, n°22441, Printemps - Eté 1969
Ensemble en soie tabac composé d’une chemise-tunique à col cranté, simple boutonnage en nacre serti de métal, deux poches sous rabats avec rappel des boutons, manches longues à poignets mousquetaires.
Ce modèle fut publié dans L’Officiel 1000 modèles Yves Saint Laurent 1962 - 2002, Hors Série n°1
Estimation : 400 - 600 euros

Yves SAINT LAURENT, haute couture, n°22640, Printemps - Eté 1969
Ensemble du soir comprenant une blouse en organza imprimé à motif floral psychédélique multicolore, ras du cou, simple boutonnage, manches longues bouffantes, se porte sur une jupe longue de patchwork composée de triangles de soie imprimée coordonnée aux couleurs de la blouse, taille soulignée d’un ruban de satin fuchsia.
Cet ensemble figure dans le catalogue de l’exposition Yves Saint Laurent, musée des Beaux Arts de la ville de Paris en 2010 ainsi que dans celui de l’exposition Yves Saint Laurent Style qui a eu lieu en 2008 à Montréal et dans la rétrospective Yves Saint Laurent à Sydney en 1987.
Il fut également publié dans L’Officiel hors série Yves Saint Laurent collection 1957-2002, 2500 modèles. Un modèle identique fut commandé par son altesse la duchesse de Windsor, son altesse la princesse Grace de Monaco, Nan Kempner...
Estimation : 2 500 - 3 000 euros

Yves SAINT LAURENT, haute couture, n°23647, Automne - Hiver 1969
Ensemble pantalon en broché lurex or et argent à motifs végétaux, composé d’une tunique d’inspiration indienne à encolure ronde, ornée d’une broderie figurant une boteh sertie de paillettes et de strass, bas des manches longues et de la tunique, et du pantalon rond à l’identique.
Estimation : 3 000 - 4 000 euros

Yves SAINT LAURENT, haute couture, n°39612, Printemps - Eté 1976
Ensemble composé d’une longue tunique en soie imprimée de motifs floraux rouges, blancs sur fond noir, gansée de soie rouge, cotés fendus, et d’un pantalon large en soie noire avec rappel de la ganse.
Ensemble publié dans L’Officiel 1000 modèles Yves Saint Laurent 1962 - 2002, Hors Série n°1.
Estimation : 1 500 - 1 700 euros

Yves SAINT LAURENT, haute couture, n°54757, Automne - Hiver 1982
Ensemble en cuir bleu nuit, composé d’un spencer à col châle cranté en velours, boutonnage à un bouton sur parmentures découpées, effet de coutures sellier, rappel du velours aux revers des manches longues, jupe droite.
Cet ensemble est reproduit dans le catalogue Yves Saint Laurent, Metropolitan Museum of Art, New York, 1983
Estimation : 400 - 500 euros

Yves SAINT LAURENT, haute couture, n°60946, Automne - Hiver 1986
Robe de cocktail buste en velours noir, décolleté en V, soulignant la poitrine par des pinces, et une découpe allant jusqu’aux hanches en dentelle sur la jupe droite, manches longues épaulées.
Griffe blanche, graphisme noir.
Robe publiée dans L’Officiel 1000 modèles Yves Saint Laurent 1962 - 2002, Hors Série n°1
Estimation : 400 - 600 euros

Yves SAINT LAURENT, haute couture, n°62284,
Tailleur smoking en gabardine de laine marine, veste à col châle cranté.
Dont un revers en satin marine, boutonnage à un bouton, trois poches, manches longues, jupe droite à taille froncée, fendue sur un coté, taille de la jupe soulignée d’une ceinture de satin. Griffe blanche, graphisme noir.
Estimation : 450 - 500 euros

« Figure marquante de la mondanité de la seconde partie du XXème siècle, elle est d’une beauté célèbre magnifiée par les robes d’ Yves Saint Laurent »

Extrait du catalogue de l’exposition « Yves Saint Laurent », musée des Beaux Arts de la ville de Paris du 11 mars au 29 août 2010.


Une élégance au naturel toujours avec Yves Saint Laurent

Hélène Rochas n’était pas que l’icône de la jet society des années 50, 60, 70, ce fut également une véritable femme d’affaire qui a su allier toute sa vie élégance et simplicité, restant toujours fidèle à Yves Saint Laurent. Cette vente permettra aux collectionneur d’acquérir des pièces plus sobres qu’elle portait tous les jours.

Yves SAINT LAURENT, rive gauche
Tailleur en panne de velours violet, composé d’une veste à col châle cranté,
Boutonnage à un bouton, poches sous rabats, manches longues, d’une jupe droite.
Estimation : 150 - 200 euros

Yves SAINT LAURENT, rive gauche
Ensemble en soie polyester imprimée panthère rehaussé de pointillés, composé d’une veste à col cranté, simple boutonnage en métal doré, manches longues épaulées avec revers, jupe souple portefeuille avec drapé, longueur asymétrique.
Estimation : 150 - 200 euros

Yves SAINT LAURENT, rive gauche circa 1980
Tailleur smoking en gabardine de laine rouge composé d’un spencer à encolure et parmentures gansées de satin noir, jupe noire à pinces agrémentée de deux poches en biais, une ceinture de satin noir également souligne la taille de la jupe.
Estimation : 80 - 150 euros


Hélène Rochas - Figure emblématique des soirées mondaines

Elle fut à partir des années 50 une des personnalités les plus en vue des soirées chic du monde entier, qu’elle en soit l’organisatrice ou l’invitée ; toutes ses tenues sont restées mythiques aussi bien pour les témoins de ces réceptions que pour les chroniqueurs de l’époque.

GRÈS, haute couture, circa 1975 / 1977
Ensemble du soir en mousseline plissée marine, composé d’un haut, se pressionnant sur la jupe, à profond décolleté en pointe, se nouant aux épaules, jupe longue plissé soleil agrémentée d’une ceinture à triple tours de même tissus.
Estimation : 800 - 1 200 euros

M. ROCHAS
Veste en crêpe blanc recouvert de dentelle de Chantilly mécanique noire, col châle cranté dont une partie en velours noir, double boutonnage, poches sous rabats, manches longues. Sans griffe
Estimation : 250 - 300 euros

N. ANONYME, circa 1997
Coiffe de bal figurant une couronne composée de strass à l’imitation brillants, de motifs en pâte de verre, de fleurs en rhodoïd, et de perles en verre soufflé multicolore, rehaussée de crin.
Hélène Rochas porta cette coiffe lors du bal « Bleu » le 24 novembre 1997.
Estimation : 150 - 200 euros


Vente aux enchères le jeudi 12 mai 2016 à 14h30 - 6 avenue hoche 75008 Paris
Expositions publiques :
Le lundi 9 mai de 14h à 18h et les mardi 10 et mercredi11 mai de 10h à 18h - 6, av Hoche 75008
Expert : Cabinet Chombert & Sternbach
RELATIONS PRESSE : Anne d’Artigue - communication@cornette-saintcyr.com - 06 77 07 09 88




3 mai 2016 - 19h00 - 6 avenue Hoche 75008 Paris

Paris Match, la passion du photojournalisme


Paris Match est l’un des plus grands hebdomadaires français, magazine d’information couvrant l’actualité nationale et internationale. Il illustre ses sujets avec des photos percutantes et inédites qui ont fait sa force, sa signature. Les plus grands photographes ont collaboré avec la rédaction afin de faire de chaque article, couverture, reportage des sujets emblématiques et marquants pour les lecteurs...


Paris Match a toujours eu à coeur de conserver ce fonds photographique avec près de 15 millions de documents dans ses archives. Depuis 3 ans, une volonté de valorisation est née afin de promouvoir le travail des photojournalistes qui sont depuis le début les piliers du magazine. Pour la première fois, une vente aux enchères est organisée afin de donner aux amateurs, collectionneurs ou férus d’actualité la possibilité d’acquérir une des 145 photos uniques qui seront mises à l’encan. Tous ces clichés postérieurs sur papier baryté, encadrés, seront proposés avec une estimation unique de 1 500 / 2 500 € chaque. La vente s’articulera autour de quatre grandes thématiques représentatives de l’esprit Paris Match : les arts et la culture, le cinéma, des clichés inédits des photographes pris en toute liberté sans oublier les reportages qui ont fait de Paris Match une référence dans le paysage médiatique mondial.

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Paris Match : magazine emblématique du patrimoine médiatique français


Paris Match fut crée en 1949 par Jean Prouvost qui avait repris en 1938 Match, un ancien hebdomadaire sportif transformé en magazine d’actualité. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Match avait cessé de paraître avant de renaître en 1949 sous le titre de Paris Match. Le premier numéro est paru le 25 mars 1949 avec en couverture la mythique photographie de Winston Churchill. Ce nouveau magazine s’inspire de la revue américaine Life en proposant de grands reportages sur l’actualité et de nombreuses photographies exclusives telle la Une historique du 19 août 1950 sur la conquête de l’Annapurna avec une photographie de Herzog qui brandit le drapeau français. Paris Match « le journal que l’on n’oublie pas dans les trains » connaît un grand succès jusqu’à la fin des années 1950, avec une diffusion de 1,8 millions d’exemplaires en 1958.

En 1976, le magazine est repris par Daniel Filipacchi puis entre dans le groupe Matra Hachette devenu Hachette Filipacchi Médias en 1997. Roger Thérond sera le directeur du magazine jusqu’en 1999 et le plus fervent défenseur de la devise du journal «le poids des mots, le choc des photos». Aujourd’hui Olivier Royant assure à son tour la direction de Paris Match avec la même attention portée aux sujets d’actualités majeurs mis en image par les photojournalistes de la maison.

OLIVIER ROYANT – Directeur de la rédaction de Paris Match

À l’aube de ses soixante-dix ans et pour cette première vente aux enchères de photographies en partenariat avec la prestigieuse maison Cornette de St Cyr, Paris Match rend hommage aux trois générations de photographes qui ont accompagné le journal depuis sa création. Cet hommage s’étend au photojournalisme, métier que nous aimons et soutenons depuis 1949. Les 145 photos mises en vente aujourd’hui sont issues des quinze millions d’images qui composent les archives de notre fabuleuse aventure journalistique. Chacune d’elles raconte une histoire. Qu’ils nous transportent dans les coulisses de la création artistique, du cinéma et de ses stars, sur leurs grands reportages de guerre ou de découvertes, les photographes de Match traquent l’événement avec une curiosité insatiable, à la recherche de ces moments vrais qui, fixés sur la pellicule deviennent des tranches de vies. Ce fameux et précieux « instant décisif » cher à Cartier-Bresson a parfois été saisi par nos photographes en marge de leurs reportages. Hors du temps, hors du travail de commande, par pur plaisir. Oubliant qu’il est reporter, le photographe s’improvise alors flâneur humaniste. Son regard libre et décalé sur les êtres et les situations apporte ainsi un témoignage inédit sur l’époque et l’air du temps. D’un moment fugace, la photo fait alors l’éternité.


Art et Culture


Avec 28 tirages consacrés aux arts et à la culture nous plongerons dans la vie et les instants marquants des plus grands artistes depuis 1949. D’un moment d’intimité de Matisse alité peignant sur un mur les futurs dessins de la Chapelle de Vence saisi par Walter Carone à ce cliché de Jacques Brel lors de sa tournée d’Adieu en 1966 par Jack Garofalo en passant par une iconique photo d’Hergé devant une affiche de Tintin et Milou à Bruxelles de André Lefebvre, toute la création artistique est ainsi représentée.

Citons tout particulièrement :
Jacques LANGE (1947-)
Ray Charles lors du tournage d’un spot publicitaire pour la Peugeot 306 cabriolet sur le Grand lac salé, dans l’Utah. Mars 1994.
Jacques LANGE menait l’existence paisible d’un professeur de français dans un lycée de l’Oise, à Beauvais, quand son beau-frère, Jean Ker, le roi des faits divers, l’a convaincu de quitter cette existence un peu trop paisible. Il rejoint l’équipe de Paris Match en 1978 et travaille en équipe, avec André Gordeaux. Le duo enchaîne les scoops. Leur première « double page » dans Match sera une photo volée de Mémé Guerini, le caïd de Marseille sur son lit d’hôpital. Ensuite, envoyés à Alger, ils parviennent à retrouver et à photographier Ben Bella, le héros de la Révolution algérienne, écarté du pouvoir et que personne n’avait plus vu depuis 14 ans ! Par la suite, toujours avec des petits appareils discrets ou de longs téléobjectifs, ils dénoncent la saleté dans divers hôpitaux parisiens, et font découvrir la vie des « nouveaux clochards » ou celle des squatters. En 1980, ils passent le rideau de fer dans un camping-car pour montrer la réalité et le quotidien des habitants de ces pays sous le joug communiste. Peu à peu, Jacques s’éloigne du monde de la « planque » pour devenir un photographe de rendez-vous avec les célébrités.

Gilles VIRGLI (1947-2008)
Rudolf NOUREEV dansant en costume sur le toit de l’Opéra de Paris, lors des répétitions de «Manfred». 10 Octobre 1979.


Cinéma


Paris Match défend aussi au fil de ses pages le cinéma français et international. Plus de 60 photographies sur ce thème enrichiront cette exceptionnelle vente. Chaque festival de Cannes fut l’occasion pour le magazine de mettre en lumière les acteurs, actrices, réalisateurs mais également les personnalités présentes comme l’illustre cette photo par Jack Garofalo et Michou Simon de François Mitterrand lors de l’ouverture du Festival de Cannes en 1956. La vie des tournages sera également révélée avec ces deux clichés de Philippe Le Tellier : un mythique portrait de Catherine Deneuve et Françoise Dorleac lors des Demoiselles de Rochefort et une iconique photo de Romy SCHNEIDER allongée sur Alain DELON tous deux en maillot de bain, le corps mouillé pour le film La piscine. Sans oublier un instant volé par Walter Carone de Fernandel en soutane dans les rues de Rome lors du tournage du film le Retour de Don Camillo en 1952. Les artistes internationaux seront également mis à l’honneur avec une amusante photo par René Vital de Clark Gable posant avec un policier sur les Champs-Elysées, un terrifiant portrait de Jack Nicholson lors de la première de Chinatowm en 1974 ou encore ce moment d’intimité avec Yul Brynner se rasant le crâne à Paris en 1957 par Jack Garofalo toutes les deux.

Citons tout particulièrement :

Claude AZOULAY (1934-)
Tournage «Le clan des Siciliens», Mai 1969
Sur le tournage du film «Le clan des Siciliens» d’Henri Verneuil, dans les studios de Saint-Maurice. L’équipe du film pose dans les fauteuils de l’avion Boeing reconstitué, avec Lino Ventura, Alain Delon, Jean Gabin, Henri Verneuil, Karen Blanguernon, Irina Demick et Edward Meeks.
Claude AZOULAY est entré à Paris Match en 1954. Guerre d’Algérie, guerres des Six-Jours ou du Kippour, Liban, Yougoslavie… Sa carrière suit les grands drames de la deuxième moitié du XXe siècle. Mais l’actualité le pousse aussi vers Saint-Tropez, Londres ou Hollywood sur les plateaux de tournage face à Brigitte Bardot, Marilyn Monroe ou John Huston, et dans les ateliers d’artistes comme le sombre Bacon ou l’excentrique Warhol… « Bonheurs, amours, joies, fêtes, guerres catastrophes naturelles, rien de ce qui concerne l’homme ne m’est étranger. »

Hubert FANTHOMME (1957-).
Portrait de Jacques Villeret, novembre 2000
Jacques Villeret caché derrière un fauteuil de la salle du théâtre Fontaine, à Paris, où il joue la pièce «Jeffrey Bernard est souffrant». Novembre 2000. Cette photo fit la Couverture de Paris Match n°2907 le 3.02.2005 avec pour titre « JACQUES VILLERET : DERNIER ACTE D’UNE COMEDIE TRAGIQUE »


Né le 3 mai 1957 à Midelt au Maroc. Passionné de photo depuis l’adolescence, il est primé au concours inter-lycée avec les établissements Louis Le Grand et Lavoisier. En 1977, il est reçu à l’école Louis Lumière, section photo puis en 1979 il réalise les tirages d’exposition en grand format pour Helmut Newton. Après avoir collaboré avec le réalisateur, François Reichenbach, il entre en 1982 à Paris Match. En 2005, lui est décerné le prix de la meilleure couverture magazine de l’année avec la photo de Jacques Villeret. Dans une quête du mystère humain dans toute sa diversité, il photographie Andrée Putman, Botéro, Zao Wouki, Woody Allen, César, Niki de Saint Phalle, Gilbert et George, Sonia Rykiel, Pierre et Gilles… A plusieurs reprises avec de riches échanches Pierre Soulages, François Pinault, Isabelle Adjani, Marion Cotillard, Geneviève Asse, Sylvie Testud, Jacques Villeret, Nathalie Dessay, François Cluzet, Claire Brétécher… et ces anonymes rencontrés au fil des reportages laissant des souvenirs inoubliables, ( les prématurés, les grands brulés, les bébés bulles, Le Louvre, Versailles, Le centre Pompidou, Restauration du Grand Palais…). Roger Thérond a écrit : «Hubert Fanthomme est un photographe dont le souci de la recherche artistique, des détails enrichissants, de la belle lumière va de pair avec l’amour de la photographie sans exclusive.»

Jack GAROFALO (1923-2004).
Brigitte Bardot lors du 10ème Festival de Cannes. 9 mai 1957.
Jack GAROFALO appartient à la première équipe de Match, celle qui fut réunie autour de Jean Prouvost, ancien patron de Paris-Soir, le grand quotidien d’avant-guerre. C’est Daniel Filipacchi, alors reporter, qui le présente à Jean Rigade et André Lacaze, jeunes journalistes animés d’un enthousiasme auquel seuls peuvent goûter les rescapés des années difficiles. Dans cette rédaction, installée à deux pas des Champs-Elysées, où la camaraderie le dispute à l’esprit de compétition, les photographes sont des enfants gâtés capables de prendre tous les risques pour un scoop. Jack Garofalo est un pur produit de cet âge d’or. Artiste dilettante, il aurait aussi bien pu écrire que faire des photos. Sa distance le met à l’abri des engouements éphémères. Son regard amusé caresse les stars sans se laisser piéger par elles. Tombé amoureux des plages de Saint-Tropez à l’époque où elles sont encore des déserts, il ira au bout du monde pour retrouver leur solitude, ramenant à Paris une fausse nonchalance qui lui permet de guetter l’instant, comme le chat le moineau.

François GRAGNON (1929-)
Alfred Hitchcock au 16ème Festival de Cannes pour présenter son film «Les Oiseaux». Mai 1963.
François GRAGNON rejoint Paris Match en 1956, après cinq années passées à France Dimanche. En 1963, Hitchcock vient à Cannes présenter son dernier film, Les Oiseaux. Gragnon lui demande de le photographier tôt le matin sur une plage discrète pour éviter de rencontrer la concurrence. «Vous savez que je marche sur les eaux, comme Jésus !» lui lance Hitchcock. Et le réalisateur de s’enfoncer, imperturbable, dans la mer, en ressortir trempé et s’excuser : «Aujourd’hui, cela n’a pas marché !»


Nos photographes en liberté


Une des principales forces de Paris Match est depuis le début la qualité et le talent de ses photojournalistes. Bien plus que de bons professionnels, chaque photographe a son oeil, sa vision et sa part artistique. Ce thème de la vente leur rend hommage et offre à tous les collectionneurs l’opportunité unique d’acquérir un tirage inédit d’instants volés par les photographes lors de leurs missions mais avec leur sensibilité et leur approche du sujet non commandé. Parmi les 15 clichés présentés :

IZIS (1911-1980).
À Paris, un homme en uniforme embrasse sa compagne avant de fermer les grilles d’entrée d’une station de métro. Hiver 1950.


Reportages


Comment parler de Paris Match sans citer l’essence même du magazine : les reportages. Au travers de 43 photographies, cette vente vous propose de voyager au coeur des évènements les plus marquants de ces dernières décennies. Chaque conflit, élection, inauguration, fait marquant a été couvert par les photojournalistes de Paris Match. Bien plus que de simples photos, elles sont le témoignage de notre histoire aussi bien passée qu’actuelle. De la construction du mur de Berlin en 1961 par Patrice Habans à sa chute en 1989, cliché de Benoit Gysembergh. De la guerre du Golfe avec cette photo des puits de pétrole du Koweit brûlant à la fin du conflit en 1991 à cette image du retour de Hutus au Rwanda suite aux attaques Tutsis en 1996 les deux par Benoit Gysembergh. De ce cliché de la campagne électorale du Général de Gaulle au Palais des sports en 1965 par Jack Garofalo au mythique sourire de Daniel Cohn-Bendit à un policier le 6 mai 1968 par Georges Melet. C’est bien toute notre histoire que nous visitons. Mais les reportages sont également sociaux avec ces deux clichés de Jack Garofalo le Bronx en 1977 et les mines de Diamants à Johannesburg. Sur une note plus légère, Paris Match nous a également fait découvrir les coulisses du Crazy Horse en 2007 grâce à Vlada Krassilnikova et le quotidien des vacanciers avec un pique-nique sur la Côte d’Azur en 1955 par François Pages. Parmi les oeuvres les plus marquantes voici :

Benoit GYSEMBERGH (1954-2013).
Jeune Soldat Tsahal, septembre 1982
Après l’assassinat de Béchir Gemayel, le 14 septembre, Menahem Begin et Ariel Sharon ont lancé leurs troupes sur Beyrouth-Ouest et ses camps palestiniens évacués depuis une semaine par les combattants de l’O.l.P. La fatigue se lit dans les yeux d’un jeune soldat de Tsahal. Septembre 1982.

Benoit GYSEMBERGH est né le 13 août 1954 à Dinard, en Bretagne, il découvre la photographie d’abord grâce au Leica d’un surveillant du lycée qui le laisse sécher les cours afin qu’il prenne ses premières images. Puis, au Relais de Montmartre, un restaurant-galerie parisien où il est barman tout en écoutant attentivement les conversations de clients parmi lesquels Cartier-Bresson, Doisneau et Sieff. A 23 ans, il découvre la guerre en Erythrée, une province d’Ethiopie qui se bat alors pour son indépendance. Sous les conseils de son ami Patrick Bruchet, il rejoint la guérilla. Les deux jeunes photographes financent eux-mêmes leur reportage, qui se transforme peu à peu en véritable calvaire. Ce périple leur permet néanmoins de dévoiler au monde entier les premières images de cette guerre qui effraie tant la Corne de l’Afrique. Grâce à ces clichés, Benoit Gysembergh est embauché par Paris Match, début d’une collaboration qui dure 35 ans et donne naissance à 500 parutions en double pages. La chance accompagne tout au long de sa carrière ce photoreporter alternant portraits de stars en noir et blanc et témoignages sur le terrain, dont certains proviennent des conflits les plus dangereux du monde. « Je n’ai jamais aimé la guerre » admet-il. Plus que l’adrénaline, Benoit Gysembergh aimait la vie et les gens. Son plus grand talent ? La merveilleuse complicité qu’il partageait avec ses sujets. Etre oublié, tout en étant omniprésent, tel était son crédo.

Sébastien MICKE (1977-)
Portrait de Mike Tyson, 22 novembre 2013.
Pour la sortie de son livre de mémoires, Mike Tyson, ancien champion du monde de boxe, a reçu Paris Match chez lui, à Las Vegas. Mike Tyson avait une idée bien précise pour le motif de son tatouage facial : des coeurs. Son tatoueur lui a conseillé de choisir un symbole maori.

Cette photo est parue dans Paris Match n°3367 le 28.11.2013 pour illustrer l’article « MIKE TYSON A GAGNE SON COMBAT CONTRE LUI-MEME»

Sébastien MICKE est l’un des derniers photographes à avoir rejoint la rédaction de Paris Match, en 1999. Son père, responsable des jardins de la ville de Sète, rêvait de le voir devenir médecin. Membre de l’équipe de réserve de water-polo de Sète, championne de France, Sébastien décide, lui, de rejoindre le CREPS de Montpellier. Mais se voyant mal terminer professeur de sport, il sollicite durant l’été 1988 auprès de Guillaume Clavières un stage au service photo de Paris Match. Il a la chance de pouvoir rapidement remplacer Kasia Wandycz, au service de la célèbre rubrique d’Agathe Godard. Quatre années durant, il photographie les nuits parisiennes. Le Sétois à l’accent chantant a su notamment convaincre le mannequin réunionnais aux yeux verts, Noémie Lenoir, de poser nue, s’ouvrant ainsi la grande porte du magazine. Envoyé en 2008 au bureau de New-York, Sébastien produit aujourd’hui les plus belles séries photographiques d’actrices et acteurs du 7e art français et américain.


Vente aux enchères le mardi 3 mai 2016 à 19h - 6 avenue hoche 75008 Paris
Expositions publiques :
du 27 Avril au 3 Mai 2016 de 10h à 18h - 6, av Hoche 75008
RELATIONS PRESSE : Anne d’Artigue - communication@cornette-saintcyr.com - 06 77 07 09 88




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