YAN PEI-MING (NE EN 1960)

Lot 57
100 000 - 150 000 €

YAN PEI-MING (NE EN 1960)


MAO, 1997
Huile sur toile
Signée et datée 12.97 au dos
Dédicacée au dos 130,5 x 97 cm
100 000/150 000 «Quand j'étais enfant, je bégayais. J'étais la risée des enfants à l'école. J'ai vécu la honte, le mépris, j'avais peur de m'exprimer. J'ai imaginé un autre langage. Les images ont remplacé les paroles. À ce moment-là, j'ai commencé à peindre»; de ces prémisses vient certainement que «Ming ne peint pas une toile, il l'affronte», pour reprendre la belle formule d'un de ses meilleurs commentateurs, Bernard Marcadé.
Né en 1960 à Shanghai en Chine populaire), Yan Pei-
Ming est arrivé en France en 1980, où il vit majoritairement, travaillant entre Dijon et Ivry. Rendu célèbre par ses portraits, il travaille sur des grands formats, presque exclusivement en camaïeu de noir et blanc.
«A partir de son histoire mon histoire commence», explique Ming à propos de Mao, avant de poursuivre «Quand j'étais petit, j'avais deux rêves: dessiner des affiches de cinéma ou faire des portraits funéraires.
Aujourd'hui, j'ai fusionné... J'ai commencé à peindre à 13 ans, des grands portraits pour la propagande, des soldats, des ouvriers et bien sûr Mao Zedong, le grand
Timonier.» Issu d'une famille pauvre (et né de père communiste), Ming n'a que 6 ans alors que la révolution culturelle est lancée. Lycéen, il est alors chargé de la propagande par l'image et devient rapidement peintre officiel, spécialiste des portraits de Mao. Iconique de sa pratique, la «série» des portraits de Mao débute donc en 1976 en Chine pour se poursuivre en 1987, en France. Cette obsession ne relève ni de l'admiration ni de la haine, mais du vécu de l'artiste: le sujet est tiré du portait du Grand Timonier diffusé à des millions d'exemplaires par la propagande communiste dans les années 1960. Mais au-delà de l'image médiatique publiée à grande échelle, c'est la quête identitaire et fondatrice qui importe.
Ming s'est depuis toujours consacré au portrait qu'il décline en séries (Mao, l'homme à la cravate, les brigands, les anonymes, les portraits robots d'après un fichier de police). Ces visages sont peints d'après modèle, d'après photographie ou de mémoire dans des formats plus grands que nature, parfois monumentaux. Brossés à grands traits, maculés de giclures et travaillés en pleine pâte, ils laissent supposer un travail rapide et très gestuel. Par un jeu d'apparition et de disparition de la figure, ils mettent en crise l'idée même de représentation. Ming donne à voir des visages flous, presque défigurés, à vif, sans concession. Le masque conventionnel des apparences tombe pour révéler une violence sourde. Comme il aime à le préciser: «Je m'intéresse à l'homme en général, et mon travail peut être considéré comme une sorte de portrait universel. Ce que je peins dans la permanence est au fond une idée de cette humanité»
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