ERRO (NE EN 1932)

Lot 15
250 000 - 350 000 EUR

ERRO (NE EN 1932)

LOVESCAPE, 1973-1974 Huile sur toile Signée et datée «1973-4» au dos 200 x 300 cm - 783/4 x 118 in. Provenance: - Collection particulière, Allemagne. - Collection particulière Expositions (sélection): - Let's mix all feelings together Baruchello-Errò-Fahlström-Liebig. Exposition itinérante du 21 mars - 4 mai 1975 à la Städtische Galerie im Lenbachhaus, Munich; Frankfuter Kunstverein, 26 juin - 10 août 1975, Francfort; Städtisches Museum, Leverkusen; en 1975 au Musée d'Art Moderne de la ville de Paris, Arc-2; en 1976 au Centre culturel de Rennes; en 1976 au Louisiana Museum, Humlebaek, Danemark - Erró, Portrait and Landscape, Schirn Kunsthalle, Francfort. Exposition du 6 octobre 2011 au 8 janvier 2012 Bibliographie (sélection): - Musée d'Art Moderne de la ville de Paris, Let's mix all feelings together Baruchello-Errò-Fahlström-Liebig, Catalogue de l'exposition. - ARC-2, décembre 1975 - janvier 1976, Editions Godula Buchholz, Munich, 1975. Détail de l'oeuvre reproduit en couverture du catalogue et oeuvre reproduite sous le numéro 83 en pages 40 et 41 du catalogue. - Let's mix all feelings together Baruchello-Errò-Fahlström-Liebig, de mars à mai 1976, Louisiana Revy. Oeuvre reproduite en page 33 du catalogue. - Errò Catalogue général, Collection Pre-art, Editions du Chêne, Paris, 1976. Oeuvre reproduite sous le numéro 9 en page 196. ERRO LOVESCAPE, 1973-1974 PROVENANT D'UNE IMPORTANTE COLLECTION EUROPEENNE Décalages et collages pourraient être les deux termes qui définiraient, avec simplicité, l'oeuvre d'Erró. Mais ce qui prime est, bien plus, la recherche d'une liberté et d'une exigence incessante. «Je peins parce que c'est pour moi une utopie d'ordre privé», écrit Erró. Artiste d'origine islandaise, c'est à Paris qu'Erró s'installe en 1958. Il y rencontre Jean-Jacques Lebel qui le met en contact avec le milieu surréaliste. S'associant au mouvement de la Figuration Narrative dès 1964, il entreprend ses premiers collages à partir de revues scientifiques ou de brochures techniques; il décide ensuite de transposer ses collages en peintures, incluant dès lors d'autres sources visuelles comme la bande dessinée américaine ou des images de propagande révolutionnaire. Éminemment politique, les oeuvres d'Erró se moquent des représentations de la culture de masse, dénoncent les désastres de la guerre (Vietnam, guerre froide, Irak) et tournent en dérision les pouvoirs totalitaires. En procédant par juxtaposition d'images empruntées à l'univers médiatique, Erró énonce avec humour une critique de la société de consommation et des faits contemporains. Loin de jouer au sociologue et au commentateur, il peint les turbulences historiques, ne cherchant pas à figer ou à mettre en mouvement le cours de l'histoire. C'est par la force, la rigueur et l'insolence que permettent les techniques du montage et de la composition que les oeuvres se détachent de toute caricature, initiant une confrontation des mondes, une confrontation avec le monde dans laquelle les perspectives, les arrière-plans, les diagonales, les tonalités colorées se conjuguent, s'opposent et se rencontrent. «Mes oeuvres ressemblent à des émissions radios», précise Erró. Appréciant l'art des affichistes publicitaires, l'artiste se situe sur cette ligne de partage entre histoire et actualité. C'est avec la confusion des images et leurs abondances quotidiennes qu'il touche du doigt la question brûlante des images de propagande. En toute conscience du poids de ces images, Erró procède en cadrant cette propagation par les images afin de les mettre à l'épreuve du regard et de nos repères. Telle une boussole déréglée, la culture visuelle de l'Orient rencontre celle des États-Unis. Images des fureurs et des tragédies humaines, Erró traite de cette matière seconde de l'image, celle digérée par nos yeux. L'Appétit est un crime, titre d'une toile de 1963, souligne cet enjeu majeur. Son propre appétit pour les images lui demande parfois deux années d'élaboration pour certains de ses tableaux afin de regrouper l'ensemble des images. Patience et quête façonnent ce regard affuté et amusé qui traverse tout son univers plastique. En mêlant des personnages de bandes dessinées à des figures de despotes, de dieux grecs et de madones, il exploite un réservoir d'images qui se télescopent dans une jubilation formelle et chromatique. Marianne Derrien
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