Street Art - Art Urbain

Vente aux enchères lundi 26 septembre 2016
Le 26 septembre prochain, la maison de vente Cornette de Saint Cyr en collaboration avec David Maquis-Art organisera une vente consacrée aux Street Art. Ce seront près de 200 oeuvres qui seront proposées aux collectionneurs sur des estimations allant de 2 000 € à 40 000 €.


Reconnu et de plus en plus légitimé ces dernières années, le Street Art est devenu une spécialité importante du marché de l’art. Le Street Art ou « art urbain » englobe différentes techniques dont le graffiti, le pochoir, la projection vidéo, le collage dans la rue et sur trottoir et toutes formes d’expression artistique visible dans les lieux publics. Message activiste, revendication politique ou poésie urbaine, le street art est la nouvelle tribune des artistes contemporains. Mouvement artistique international, né au départ d’une opposition aux différents mouvements classiques ou codés du XXe siècle, il se revendique aujourd’hui comme réel langage universel.

La vente offrira aux amateurs et aux collectionneurs la possibilité d’acquérir des oeuvres de certains des artistes les plus importants de la scène actuelle. Parmi lesquels :


CRASH (JOHN MATOS)
Lush dagger (1990)

Aérosol et laque sur toile
Dim. : 228 x 328 cm
Estimation : 30 000 / 40 000 €

Crash ou John Matos, est un artiste du graffiti né dans le Bronx le 11 octobre 1961. Il est l’un des Protagoniste majeur de l’«Aerosol (R)evolution». Crash commence le Graffiti très jeune sur les trains new-yorkais avant de s’exercer sur les toiles. Il intègre dès 1983 la galerie Sidney Janis avant de faire son entrée dans les plus grandes collections mondiales du MOMA de New York au Stedelijk Museum d’ Amsterdam. Il apparait au grand public en co-produisant avec Keith Haring la campagne publicitaire, Peter Stuyvesant. Dans un style proche des comics, avec toujours des couleurs flamboyantes propres à la publicité, ses oeuvres s’affirment comme pur produit du monde contemporain. Il s’inscrit dans la filiation parfaite du Pop Art et hisse à nouveau cette présumée sous-culture au rang de « grand art ».


JONONE
Dride and lepts (2012)

Acrylique sur toile
150 x 200 cm
Estimation : 25 000 / 35 000 €

Peintre d’origine dominicaine, Jonone s’impose comme une figure majeure de la culture graffiti. Fondateur du 156 crew, il commence à 17 ans, avec son ami d’enfance White Man, à bomber des trains et des murs d’Harlem. Les créations de cet autodidacte s’inspirent de la culture hip-hop, de la rue, du métro et du break-dance, comme d’oeuvres d’illustres peintres, tels Kandinsky, Pollock ou Schnabel. En 1987, Jonone débarque à Paris avec son ami Bando. Les deux artistes ramènent avec eux une véritable culture du graffiti américain, et la développent dans la capitale française. Jonone commence à peindre des toiles, en parallèle à ses activités de graffeur. Il est l’un des premiers graffeurs à franchir le pas entre la rue et les ateliers.

KEITH HARING
Dessin pour les ballets de Monte Carlo (1989)

Encre sur papier
Dim. : 77 x 59 cm
Signée et datée au verso
Estimation : 25 000 / 35 000 €

Keith Haring est un artiste américain des années 1980, chef de file de la street culture new-yorkaise et activiste. À 18 ans il entreprend des études de graphisme commercial à Pittsburgh puis continue à l’école des Arts visuels de New York. Il expérimente le collage, la peinture, les installations, la vidéo, etc. mais son mode d’expression privilégié reste le dessin. À New York, dans l’East Village, il découvre la foisonnante culture alternative des années 80 qui, hors des galeries et des musées, développe son expression sur de nouveaux territoires : rues, métros, entrepôts, etc. Il rencontre des artistes underground comme Kenny Scharf et Jean-Michel Basquiat avec qui il devient ami, et participe à des expositions et performances au Club 57, qui devient le lieu fétiche de l’élite avant-gardiste. Inspiré par le graffiti et soucieux de toucher un large public, Haring commence à dessiner à la craie sur des panneaux publicitaires du métro de New York. Il grave également des dalles de grès des trottoirs dans l’East Village (elles sont toujours présentes de nos jours). Le style Haring, c’est la répétition infinie de formes synthétiques soulignées de noir avec des couleurs vives, éclairantes sur différents supports. Sa première exposition personnelle a lieu en 1982 à la galerie Tony Shafrazi à New York. En 1985 il est invité à participer à la Biennale de Paris. Son travail l’amène à collaborer avec des artistes tels que Madonna, Grace Jones ou William S. Burroughs.

SPEEDY GRAPHITO
Power (2014)

Dim. : 145 x 103 cm
Estimation : 12 000 / 15 000 €

SPEEDY GRAPHITO est né d’un savant mélange. SPEEDY : vitesse, mouvement rapide, geste. Et GRAPHITO : Graffiti, graphique, graphite (pierre noire). Donc, SPEEDY GRAPHITO signifierait le chemin qui mène vers l’au-delà par l’expression du geste. Efficaces, ses toiles semblent trouver un écho dans une jeunesse avide de fraîcheur et d’énergie, de quoi l’encourager à poursuivre ses investigations. L’un des pionniers du mouvement «Street art» français, il impose un style novateur et percutant et son travail est devenu une référence pour une nouvelle génération d’artistes.



SHEPARD FAIREY ‘OBEY’
Peace fingers (2009)

Collage sur bois
Dim. : 243 x 243 cm
Signée en bas à gauche
OEuvre de rue, saisie par la police lors de la campagne de street marketing que Shepard à fait pour soutenir son exposition rétrospective à Boston en 2009.
Estimation : 25 000 / 35 000 €

Né en 1970 à Charleston aux Etats-Unis et diplômé du lycée de Wando puis de la prestigieuse Rhode Island School of Design, il vit et travaille aujourd’hui à Los Angeles. Il s’est d’abord fait connaître par les autocollants André the Giant Has a Posse, qui a donné la campagne Obey Giant, inspirée du film de John Carpenter «Invasion Los Angeles». Il est devenu mondialement célèbre lors de la campagne présidentielle américaine de 2008, avec la création du poster HOPE de Barack Obama qui deviendra une image-icône de la campagne. Son travail est présent dans les collections du Smithsonian, du Los Angeles County Museum of Art, du Musée d’Art Moderne de New York et du Victoria and Albert Museum de Londres. Sa première rétrospective muséale Supply & Demand s’est ouverte à l’Institut d’Art Contemporain de Boston en 2009. Il continue néanmoins ses activités de collage sauvage, ce qui lui a encore valu une arrestation en février 2009. Il figure dans le top 5 des artistes Street Art les plus suivis au monde.

FENX
Sans titre

Dim. : 202 x 162 cm
Estimation : 10 000 / 15 000 €

Frappé par le virus du graffiti à la fin des années 80, Fenx défend le côté authentique du graffiti, celui qui se pratique dans la rue. Depuis quelques années il se confronte au monde de l’art en s’attaquant à un nouveau support, la toile. Ses oeuvres sont un mélange de graffiti, d’influences de peintres du XXème siècle et de graphisme.

SHAKA
Déterminé (2010)

Dim. : 193 x 130 cm
Estimation : 10 000 / 15 000 €

Shaka (Marchal Mithouard), artiste français issu de l’art urbain, a marqué les esprits grâce à une technique unique : en y intégrant des éléments qu’il sculpte directement sur toile, ses oeuvres sortent de l’espace plat pour venir à notre rencontre. Portraitiste hors pair, il fragmente ses visages pour capter les expressions les plus crues et mettre en lumière l’absurdité des comportements humains. Sa technique de travail très élaborée ne lui permettant de produire que quelques pièces par an, et ses nombreuses sollicitations à l’étranger, en font un artiste rare en France. «Actuellement mon but est de travailler autour du volume, du mouvement et de la profondeur. J’utilise souvent des personnages qui font des grimaces, des attitudes très exacerbées, violentes parce qu’il y a du mouvement, du caractère et des expressions fortes» précise Shaka.

MODE 2
Cycle of life

Dim. : 210 x 170 cm
Estimation : 8 000 / 12 000 €

Mode2 dessine dès l’enfance, et utilise très vite des bombes comme ustensile. Il rencontre Bando à Londres, et scelle son alliance avec l’Angleterre avec le Bomb Squad 2, renommé Crime Time Kingz au moment où Shoe en devient membre. En 1987, installé à Paris, il peint avec Bando, Colt, Kayone, et Echo créant ainsi le 93 Mafia Crew. Il participe aux débuts du groupe très controversé de rap français NTM jusqu’en 92. Mode2 est très peu publicisé, car très puriste dans sa vision de son art ; il a également refusé plusieurs partenariats avec Total ou Nike pour des raisons éthiques. Guest Star à l’exposition «Art in the streets» au MOCA, il est une figue intouchable de la scène Graffiti.


NICK WALKER
Sweet Revenge (2013)

Acrylique sur toile
Dim. : 100 x 80 cm
Estimation : 7 000 / 9 000 €

Nick Walker bat très jeune le pavé de Bristol pour multiplier les graffitis et devient rapidement l’artiste précurseur du phénomène en Grande-Bretagne. Dès 1992, il se met à combiner pochoir et dessins en intégrant la crudité du graphisme de rue à l’image numérique. La photo procure d’infinies possibilités de saisir la vie et donc une grande diversité de création au pochoir. Le résultat, très sophistiqué, ajoute la vigueur d’un trait «urbain» échevelé à la précision de la photo. La rue reste pour Nick Walker la plus vaste mais la plus éphémère des galeries. A ses yeux, seul le travail en atelier garantit la pérennité de sa création. En extérieur, il cherche à donner un «peu d’air» au mur en espérant que le passant y trouve un motif d’évasion et de réflexion. Nick Walker n’a pas fini d’innover et de provoquer. Il a récemment été exposé aux côtés d’Andy Warhol, Takashi Murakami et Brice Marden au Musée d’Art de Fort Lauderdale.

RERO
No Meaning

Dim. : 125 x 120 cm
Estimation : 6 000 / 8 000 €

RERO est né en 1983 à Beaune, il développe son concept de «Négation de l’image» suite à une overdose d’images dont nous sommes tous les victimes en milieu urbain. Son travail interpelle sur la notion de propriété privée. Pour ce projet, il utilise de façon absolue la police de caractère Verdana, typographies les plus utilisées sur le web, par son principe de compatibilité et d’universalité. RERO a voulu ainsi la faire migrer du monde virtuel vers le monde réel, tout en conservant ses connotations et propriétés visuelles.


UNE VENTE EN COLLABORATION AVEC LE SEUL EXPERT ISSU DE L’UNIVERS STREET ART

David Maquis-Art est le seul expert en vente aux enchères de Street art issu de cet univers. Graffeur depuis les années 90, il crée une association afin de promouvoir la culture HIP HOP et organise des soirées et des prémisses d’exposition, pendant cette période il réalise de nombreuses photos des oeuvres des artistes qu’il fréquente. Souhaitant faire partager au plus grand nombre ces clichés il crée Maquis-Art.com, devenu au fil du temps communautaire et participatif. Aujourd’hui, le site est la plus grande base de photos de graffiti avec 10 000 artistes et plus de 120 000 photos géolocalisées et référencées pour 15 000 à 20 000 visiteurs par jour.

Afin de financer le site, il décide en 2005 de commercialiser des articles spécialisés tels que des vidéos, t-shirts, goodies mais également des bombes et des marqueurs développant lui-même la structure pour diffuser ses produits aussi bien dans des boutiques en province qu’à l’étranger.

En 2009, la maison de ventes Cornette de Saint Cyr / Millon le contacte car « qui mieux que le vendeur de bombe peut connaitre les artistes ». La première vente entièrement consacrée au Street Art est organisée en juin 2009 à la Cigale. La vente retracera l’histoire du graffiti et de ceux qui l’ont marquée. David Maquis-Art a été voir groupe par groupe tous ceux qui l’avait d’abord impressionné lui, qu’ils fassent des toiles ou non, pour leur en commander une. 90 % des tableaux venaient directement des artistes. La vente fut un énorme de succès, 3 000 personnes au vernissage, plus aucun catalogue disponible à l’ouverture de l’expo, une salle pleine. D’autres ventes ont suivi, permettant aux artistes de Street Art d’intégrer les plus grandes collections internationales et de devenir, avec la reconnaissance du marché, des artistes à part entière. David Maquis-Art a en parallèle organisé la partie graffiti de Paris Hip Hop. En Juin 2009, il ouvre également un magasin de bombes, rue de Clignancourt puis en 2011 Maquis-art Shop and Gallery, rue Quincampoix à Paris, collé à la galerie Agnès B, pionnière dans le Street Art. Toujours dans cet esprit de promotion des artistes de Street Art, il produit le seul magazine consacré au graffiti sur train encore difusé.

8 ans après les premières ventes, pari réussi pour David Maquis-Art car nombre d’artistes présents lors de sa première vente à La Cigale sont des stars d’aujourd’hui (Banksy, Dran, Futura, Taki, Seen, Blek le rat, Zenoy, Colorz, Zevs, Trane, Speedy Graphito, Fenx, Gully etc etc).

Il reste le seul expert qui a été et est encore actif dans le graffiti pur, le seul qui a grandi avec cette culture Graffiti, qui l’a vécue et qui en a été plus que partie prenante. Il connait toutes les étapes, de l’artiste aux collectionneurs, en passant par le matériel et la diffusion via ses supports.

Vente aux enchères le lundi 26 septembre 2016 à 19h00
6 avenue Hoche 75008 Paris

Expositions publiques :
Du 22 au 26 septembre de 11h à 18h

RELATIONS PRESSE : Anne d’Artigue - communication@cornette-saintcyr.com - 06 77 07 09 88